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Yayus lelex à Hong-Kong - pattayus lélé sexyman - 24/02/2016 Je me fais chier au taf en ce moment, l'activité a ralenti, les banques sont dans la merde... Du coup j'ai le temps d'écrire. Il y a un peu plus d'un an, j'ai fait un trip en solo dans plusieurs pays d'Asie et je n'ai pas fait de report. Pour vous dire la vérité, j'avais commencé mais j'ai eu la flemme de terminer. Donc voilà, je ressors le report sur Hong-Kong, que j'ai retravaillé un peu. Pour ceux que ça intéresse où qui se font un peu chier........ Octobre 2014, Hong-Kong est plongée dans une chaleur humide à faire suer un diable. La révolte des Parapluies bat son plein. Les étudiants envahissent les rues et occupent tout le quartier d’affaires. C’est dans ce contexte de révolte que se déroule mon premier séjour dans cette capitale mondiale de la finance et du commerce. La ville verticale, haute comme les ambitions de ses habitants, s’étend sans complexe sous mes yeux ébahis. Cet étalage à outrance de béton et de verre semble gagner du terrain sur la mer. Depuis le « Peak », qui offre une vue imprenable sur la baie, j’observe le soleil faillir au profit des innombrables lumières artificielles des building de Kowloon. Hong-Kong, j’ai encore du mal à réaliser que je suis arrivé aussi loin de chez moi ; étrange impression que celle de se retrouver à l’autre bout du monde, seul, vulnérable, mais aussi libre de tout regard qui pourrait compter. Hier encore j’étais à Bangkok, la tête plongée dans les seins imposants de cette belle ouzbek que j’avais rencontrée dans l’une des nombreuses chichas de la soi 3 à Sukhumvit (3000 LT). Aujourd’hui je suis au pays de Bruce lee, de Lam Bun et des 1001 variétés de chao shou. La chaleur étouffante, insupportable, m’oblige à retourner régulièrement prendre des douches dans ma minuscule chambre d’hôtel sans fenêtre. Je suis perché au 8ème étage d’un immeuble résidentiel situé sur Jordan Road à Kowloon. Le bâtiment est bordé aux quatre coins par des rues bruyantes qui ne font place au silence que tard dans la nuit. Mon hôtel est en réalité un appartement qui contient trois chambres individuelles qui possèdent chacune une douche et un lit double dont les bords touchent les murs. Une fois mon sac de voyage rangé sous le lit, je peux uniquement faire un pas dans chaque direction : un pas à droite et me voilà dans la douche, un pas devant moi et me voilà sur le lit, un pas en arrière et me voilà sorti de la chambre. Ce manque d’espace m’exhorte à sortir et à ne pas m’attarder ici. Ma chambre La géographie de la ville est assez simple. Au nord s’étend Kowloon, le quartier chinois chargé d’histoire et au sud, de l’autre côté du Victoria Harbour, Hong-Kong Island avec Wanchai, le poumon économique de la ville qui offre une large sélection d’endroits pour sortir et apprécier la vie nocturne de Hong Kong. Tout est plus moderne à Wanchai, plus pratique, mais aussi plus cher. Les expatriés venus du monde entier pour profiter de la prospérité de la région aiment se rencontrer le soir autour d’une bière dans l’un des nombreux pubs de Lockhart Road. Les deux premiers jours je m’imprègne de l’ambiance de la ville, de ses gens pressés, de ses odeurs. Je visite tout ce qu’il est recommandé de voir, de l’allée des stars en bord de mer jusqu’au musée d’art contemporain. Je marche beaucoup durant la journée, le métro fonctionne au ralenti en raison des émeutes d’étudiants qui ont lieu un peu partout. En début de soirée je rentre toujours prendre une douche et me reposer un peu. Lorsque la faim commence à me tirailler l’estomac je sors à la recherche d’un restaurant, ce qui n’est pas chose aisée. Au niveau de la rue, à Kowloon, il y a peu de lieux où l’on puisse manger hormis quelques MacDonald’s et autres boui-boui chinois. Les restaurants « intéressants » se situent pour la plupart en étage et il faut soit entrer dans le hall des immeubles afin d’en examiner le plan soit regarder sur internet et noter les adresses. Les enseignes fixées en hauteur aux murs des bâtiments forment un toit lumineux étouffant et pesant qui peut néanmoins donner une indication sur le type de boutiques que l’on peut rencontrer dans tel ou tel immeuble. HMV au 5ème, restaurant Coréen au 7ème, piscine au 10ème……Notre conception de la ville est bousculée par tant de différences. Je me rends compte aujourd’hui que je préfère le pragmatisme des villes européennes, on se promène, on voit, on s’arrête, plus simple. Rapidement je prends des repères et des habitudes, bien obligé, sans cela je passerai mon temps à tourner, à chercher. Après trois jours passés dans cette ville, j’arpente les rues d’un pas plus sûr, plus direct, moins nonchalant. Le décor devient plus familier. C’est au bout de la troisième nuit que je décide qu’il est temps de goûter aux plaisirs qu’offre la vie nocturne de Hong-Kong. Fatigué par une longue journée chargée en visites, je décide de ne pas aller à Wanchai mais plutôt d’explorer les « foot massage » de Jordan. Ce quartier se situe à Kowloon à côté de mon hôtel (ça n’est pas une coïncidence….). C’est ici que se trouve la plus forte concentration de « foot massage » de HK qui sont en réalité des chambres de passes. Ces appartements occupés par des filles ou des LB, se trouvent en grande majorité au premier étage de vieux immeubles en retrait des grandes artères principales. Ils sont facilement repérables avec leurs néons rouges en forme de pieds suspendus au-dessus des entrées. Le quartier Jordan Le foot massage https://www.youtube.com/watch?v=Irs1RVUcUiI&feature=youtu.be Je me promène un peu dans les rues étroites et peu fréquentées du quartier avant de repérer l’un de ces bâtiments. J’entre et j’emprunte aussitôt l’escalier qui mène au premier étage. Environ six appartements, dont les portes sont cerclées de néons roses, me font face. Mon cœur commence à battre plus vite. Que vais-je trouver derrière ces portes ? L’excitation se mêlant à l’appréhension, ma curiosité s’en trouve décuplée. Je m’approche de l’une des portes sur laquelle une feuille de papier, probablement déchirée d’un cahier, tient péniblement, retenue par un petit bout de scotch. Dessus, est écrit à la main, « Wendy ». Après une légère hésitation je frappe à la porte. Je tends l’oreille et reste attentif au moindre bruit qui pourrait s’échapper de cet appartement. Rien… Je réitère l’opération et cette fois-ci la porte d’à côté s’entrouvre légèrement. Une silhouette féminine apparaît dans l’entrebâillement. Un chuchotement que je discerne à peine vient troubler le calme pesant qui règne dans le couloir. Je m’approche subrepticement de la fille tout en pointant du doigt la porte demeurée silencieuse. Etant conscient de la nécessité de préserver les décibels au plus bas, je murmure à la demoiselle « where is Wendy ? ». Elle me regarde curieusement et me répond en chinois. Je lui fais comprendre tant bien que mal que je ne comprends pas du tout ce qu’elle me dit. Elle s’arrête de parler un moment puis me pointe du doigt, se pointe elle-même du doigt et finit par mimer, avec ses bras et son bassin qui bascule d’avant en arrière, les va-et-vient d’un homme entrain de baiser une femme. Environ un mètre soixante, cinquante kilos, une peau bien blanche, des cheveux longs noirs comme la nuit la plus sombre, des yeux tirés qui remontent légèrement aux extrémités et des petits seins dont je peux distinguer la forme derrière sa nuisette blanche ; plutôt mignonne, elle se tient désormais sur le pas de la porte qu’elle a complètement ouverte et attend ma réponse. En faisant glisser mon index et mon majeur sous mon pouce et en essayant de prendre un air interrogatif, je lui demande combien cela va me couter. Elle part dans sa chambre pour en ressortir quelques secondes plus tard avec une petite calculatrice qu’elle me tend. Le nombre « 300 » est inscrit dessus. 300 $HKD, 30 euros. Un prix correct pour ce qu’elle va m’offrir. J’entre sans me faire prier. Je lui tends trois billets de 100 $HKD qu’elle range dans le tiroir d’une vieille commode. La chambre est grande. Au milieu trône un lit double couvert d’un drap rouge vif. Des petits coussins rouges en forme de cœur sont soigneusement disposés et alignés sur le polochon qui traverse toute la largeur du matelas. Je me déshabille tout en regardant la fille sortir des préservatifs d’une petite boite en plastique posée sur la table de chevet. Je me tiens encore debout près du lit lorsqu’elle vient prendre mon sexe dans sa main. Elle commence à me branler lentement, sa poigne est douce, sûre, pleine de maitrise, je durcis rapidement. Elle m’embrasse tendrement dans le cou alors que ma main égarée sur sa hanche glisse doucement sur ses fesses délicieusement rebondies. Elle fait glisser sur ses épaules les bretelles de sa nuisette qui vient se poser délicatement à ses pieds en tombant. Accroupie devant moi, elle déroule avec une dextérité certaine, un préservatif sur mon sexe en érection qu’elle finit par enfourner entièrement dans sa bouche. Sa langue s’affairant en aller-retours sur toute la longueur de ma queue, s’immobilise parfois pour se concentrer sur mon gland qu’elle suce, aspire et mordille légèrement. Je m’allonge sur le lit, elle vient s’empaler sur moi. Sa douceur me paralyse littéralement. Cela fait plus de 3 jours que je n’ai pas joui. Je sens que je ne tiendrai pas longtemps. Je la positionne en levrette et la pénètre sans tarder. Trois minutes de va-et-vient énergiques auront raison de moi. Un spasme orgasmique me coupe le souffle et m’électrise tout le corps de la tête à l’extrémité des orteils. Je sens le liquide jaillir de mon urètre pour se déverser dans le réservoir du préservatif. Dans un dernier râle de mâle satisfait, je me laisse tomber sur le lit. Elle blottit sa tête dans le creux de mon épaule tout en s’amusant à titiller mon téton avec sa langue et son doigt. Je sors de la chambre fatigué, complètement relâché et serein, sensation que seul un homme qui vient de se vider les bourses dans l’entrejambe d’une femme peut ressentir. Je m’endors avec le sentiment d’être privilégié. Il n’est pas donné à tout le monde d’être un baiseur de tapins sans scrupule. Pour moi le sexe n’est que du sexe, un exercice physique agréable dénué de valeur spirituelle et à des années-lumière de ce Léviathan terrifiant et mystique qui obsède tant de gens par le trop d’importance qu’ils lui accordent ; comment se faire une montagne d’une taupinière. Avec un peu d’argent en poche, un peu partout sur cette terre, je peux assouvir mes besoins de mâle sans me torturer l’esprit; version sexuelle, libre et décomplexée d’un Tony Montana devenu obsédé du cul : le monde est à moi et les putes aussi ! Un vrai globetrotter de la chatte parti en croisade contre l’ennui du quotidien, l’abstinence forcée, la baise dans les règles. Mes meilleurs amis sont des crevards du sexe et c’est avec eux que je m’entends le mieux. Les autres sont programmés pour souffrir, je les observe du haut de ma science occulte et les relègue au rang de gens pusillanimes ramollis du zgueg, mais c’est de bonne guerre : pervers, dégueulasse, pédophile, c’est comme cela qu’ils me perçoivent, ces hommes à la morale belliqueuse, ces hommes, qui privés de sexe, déifient la femme, ces hommes qui se plient en quatre pour assouvir le moindre désir des plus laides et des plus arrogantes, ces hommes qui dorment sur le canapé lorsque leur chère et tendre moitié les punis, ces hommes qui refusent de payer pour du sexe mais qui quittent femme et enfants pour une collègue de bureau dont ils tombent amoureux, ces hommes lâches prêts à raconter tout et n’importe quoi pour mettre une fille dans leur lit. J’abhorre autant ces gens qu’ils me méprisent. Moi je veux être, je veux être vrai et je veux être bien, vivre comme bon me semble en suivant mes envies et mes instincts, comme celui qui me dit qu’en Europe on ne baise plus trop, c’est devenu difficile. On s’étudie longtemps, on se sélectionne, on s’élimine, on en parle mais on ne le fait pas. Le vide sexuel, le grand fossé de l’âme. Prenez garde, quelqu’un arrive pour vous convaincre que ce qu’il a à vendre comblera le manque. Punter, tongues aux pieds, short de bain, quelques billets en poche, hippie capitaliste mais pas trop, la baise sur une transaction, faites l’amour pas la guerre, je paie pour ça. Si c’était gratuit et sincère ça serait encore mieux. Tant pis, mais tant que je peux prendre mon pied avec des putes du tiers-monde, le reste je m’en tape, foutez moi la paix avec votre Rolex, laissez-moi rater ma vie dans votre monde car dans le mien je triomphe. Ma gorge est prise de picotements, je tousse comme si mes poumons allaient se décrocher, mes yeux me brulent et des larmes ne cessent de couler. Plongé dans l’obscurité de ma chambre, je ne saurais dire s’il fait déjà jour où si je n’ai dormi qu’une heure. Mais que m’arrive-t-il ? Sans trop savoir où je vais et où je mets les pieds, je sors de ma chambre pris de panique et au bord de l’asphyxie. Des sirènes de police et des cris de foule s’échappent de la rue pour me parvenir aux oreilles. Je m’approche de la fenêtre du couloir et tente d’ouvrir les yeux pour regarder en bas. Entre deux tentatives de battements de paupières je perçois les batailles rangées entre manifestants et policiers. Un voile épais de fumée blanche s’élève au-dessus de l’asphalte. Les étudiants ont le visage couvert de masques et tentent de se frayer un chemin pour on ne sait où. Les plus déterminés veulent en découdre et les autres prennent la fuite. Les toussotements me rattrapent, je m’éloigne de la fenêtre et sors en trombe de l’appartement. Les gaz lacrymogènes se sont infiltrés dans les gaines d’aération pour se répandre un peu partout dans l’immeuble. Je suis la foule qui prend de la hauteur en grimpant les escaliers. Nous arrivons sur le toit du bâtiment et je prends une grande bouffée d’air pour nettoyer mes poumons. Les yeux rouges et gonflés, Je regagne ma chambre lorsque le gaz s’est dissipé, je peux enfin terminer ma nuit. Je me réveille quelques heures plus tard, fiévreux, avec un horrible mal de tête et une boule de billard dans la gorge. Je passe le reste de la journée dans ma chambre entre rêve et réalité, entre délire cauchemardesque et grosse déprime. Ca n’est que le lendemain matin que je sors de ma léthargie et que je décide de reprendre le cours normal de mes vacances. Quelques jours avant de prendre l’avion pour Hong-Kong j’avais fait l’effort de nouer des contacts sur Badoo. C’est ainsi que j’ai connu Karen, une Américaine de 28 ans, venue à HK pour ouvrir un restaurant italien. A Washington D.C, son père possède déjà un restaurant. Ayant récemment obtenu son diplôme de business management, elle a décidé qu’il serait bon d’agrandir l’affaire familiale en s’attaquant au marché chinois. Je compose son numéro et tombe directement sur son répondeur. Je laisse un message lui demandant de me rappeler. Je décide de partir pour Sai Kung et d’y passer la journée. Sai Kung est un district faisant parti des nouveaux territoires qui se situent à l’Est de HK. On peut y visiter un grand parc, le port de la péninsule, et plusieurs petites plages. Sur le bateau Je fais la connaissance d’un couple de jeunes mariés venus de Shanghai pour leur voyage de noce. Shu-Fang, le mari, ne savait pas comment faire fonctionner son appareil photo qu’il vient d’acheter. Me voyant filmer il est venu me demander conseil. Son anglais n’est pas mauvais, nous pouvons bien sympathiser. Sa femme est d’une timidité maladive et se contente de rire à nos idioties. Shu-Fang insiste pour me payer le déjeuner. Nous nous gavons plus que de raison, dans l’un des Dim Sum situé près du port. Nous passons le reste de l’après-midi à bronzer à la plage. Nous nous échangeons nos coordonnées avant de nous quitter. Je regagne Kowloon en début de soirée, la chaleur y est infernale. Je m’enferme une bonne heure dans ma chambre avant de ressortir et de prendre un taxi en direction de Wanchai. Peu avant d’arriver, je reçois un appel de Karen qui me dit qu’elle sera disponible demain en soirée, le rendez-vous est pris. Wanchai grouille de vie. Les manifestants fatigués par leur journée de lutte rentrent chez eux et cèdent la place à une population bien différente. Jeunes cadres chinois et étrangers, riches expatriés, pauvres philippins à l’allure chétive venus balayer les rues, thaïlandais costauds au regard énervé venus faire la sécurité devant les boîtes, putes venues de toute l’Asie du Sud-Est grattant le bitume et fumant leurs clopes devant les établissements douteux qui les emploient, tout ce beau monde se prépare à vivre une nouvelle nuit de fête et de luxure, une nuit qui se terminera de force lorsque les premiers rayons du soleil viendront agresser l’obscurité et les yeux embués des fêtards. Je m’assois à la terrasse d’une cantine chinoise, me commande du canard aux légumes accompagné d’une délicieuse sauce piquante, une Asahi bien fraîche et je contemple le spectacle de la rue. À ma table cinq étudiants savourent leur potage tout en parlant fort afin de se faire entendre dans le brouhaha général. L’un d’eux, remarquant mon appareil photo, me demande si je suis journaliste. Nous commençons à parler politique et je leur explique que leur lutte pour le suffrage universel, bien qu’honorable, ne servira pas à grand-chose si cela dérive comme en occident. Je leur dis que voter ne sera d’aucune utilité si les choix qui leur sont proposés se résument à boire leur pisse ou à bouffer leur merde, ce qui les fait bien rire, on se fait enculer au quotidien mais la démocratie c’est cool, on peut voter et choisir qui va nous la glisser... Jeunes idéalistes ayant soif de démocratie, ils y croient vraiment ; qui pourrait les blâmer ? J’entre au New Makati sur Lockhart Road. Une jeune freelance, probablement indonésienne, a attiré mon regard alors qu’elle entrait dans l’établissement. Je la suis et me retrouve dans cette boîte de nuit qui se situe au premier étage d’un vieil immeuble résidentiel. La house music sort des enceintes à fond les décibels au grand dam des vieux punters bedonnant accoudés au bar. Makati étant un quartier de Manille, je pensais trouver beaucoup de pinas, ce qui n’est absolument pas le cas. La majorité des filles sont indonésiennes et le niveau est très élevé. Elles ont de beaux traits et des tailles de mannequins ; Ça change de Pattaya… Je m’assieds à une table près du bar. Sur la piste de danse se déhanchent une bonne trentaine de filles. L’une d’entre elle ne tarde pas à me sourire tout en s’approchant. Putri (c’est son prénom), 25 ans, environ un mètre soixante-quinze avec ses talons, taille fine et joli visage se colle à moi, me fait du rentre dedans, me propose ses services et me facture le ST à 700 $HKD (70 EUR). Je décline son offre sans faire de contre-proposition. J’attends le « how much you can give me ? » qui ne tarde pas à venir. 300 $HKD me parait être une somme raisonnable pour un ST, mais elle refuse et demeure inflexible sur 500 $HKD. D’après les renseignements que j’ai pu glaner sur le net, je sais que je suis dans la fourchette basse des prix pratiqués par les freelances à Wanchai. Je finis par accepter à condition qu’elle ait un lieu où nous puissions nous rendre car il n’est pas question que nous fassions la route jusqu’à Kowloon. L’appartement de Putri doit faire environ vingt mètres carrés. Deux petits lits occupent une bonne partie de la pièce. Un évier, un vieux frigo et la douche se partagent le reste de l’espace. Sa colocataire, que je n’ai pas vue, est restée au New Makati. Nous prenons chacun notre douche. Une baise bâclée et très moyenne s’en suit. Je ne termine pas et décide de mettre fin prématurément à nos ébats. Je quitte sa chambre assez rapidement, pas besoin de m’attarder plus longtemps. Serein, indifférent à ce petit raté sexuel, je savoure un coca frais, assis sur les marches qui mènent à la station de métro. Une légère brise vient adoucir l’air saturé d’humidité, un temps idéal pour flâner dans les rues animées. Putri Le minibus me dépose à Kowloon à environ vingt minutes de marche de mon hôtel. J’en profite pour filmer un peu avant de rentrer. J’achète un magnum au chocolat et une bouteille d’eau dans une petite échoppe délabrée. Je regagne mon lit et m’endors devant un film. Encore aujourd’hui le soleil est au rendez-vous. Petit déjeuner pris dans une cantine située derrière mon hôtel, dans une petite rue étroite, bouillon de bœuf, riz aux œufs, le tout accompagné d’un jus de mangue frais. Petite promenade pour digérer, j’arpente les rues d’un pas lent, je profite de la fraîcheur matinale. J’aperçois trois jeunes chinois qui jouent au basket sur un terrain de « luxe », panneaux en plexi, sol en synthé, j’ai comme une envie de participer. Je m’incruste dans la partie, un deux contre deux interminable s’en suit, je leur apprends à jouer, ils me prennent pour Lebron, mon petit moment de gloire. Je me fais masser les pieds au 5ème étage d’un immeuble très ancien, mon premier massage chinois, très réussi. Les pieds sont trempés dans une sorte de bain de sel effervescent chargé de différents onguents qui sentent bon les herbes de Provence, l’impression d’avoir les mollets dans l’aspirine, sensation très agréable. A l’étage inférieur, dans un minuscule salon qui pourrait passer pour une remise d’anciens meubles, je me fais raser le crâne au son du ventilateur rouillé incrusté dans le mur, par un homme âgé qui a du mal à marcher. Je constate plus tard que l’une de ses jambes est une prothèse. Admiralty, le centre névralgique du quartier financier de Wanchaï, est pris d’assaut par les manifestants. Les étudiants portent tous le même t-shirt noir uni, symbole de leur appartenance au mouvement de lutte pour le droit au suffrage universel. La place principale a des allures de marée noire, des podiums improvisés à la va-vite accueillent de jeunes orateurs qui haranguent la foule hostile et déterminée. Je me place à un endroit stratégique pour observer ce qui se passe, les affrontements avec les forces de l’ordre, les minishorts des étudiantes et bien entendu, les belles journalistes des chaînes de télévision du monde entier qui se dirigent vers une passerelle qui leur offre une vue imprenable sur la place. Un homme, probablement Indien, muni d’un badge de presse et d’un uniforme de sécurité, m’attrape par le bras et me fait passer sous le cordon qui sépare la foule, des journalistes : « Sir, take the stairs, the press is up there ». Mon appareil photo, le contexte, ma tête d’étranger, ils me prennent pour l’un des leurs, pour un reporter. Je suis aux premières loges pour admirer le spectacle. Je me sens bien dans mon rôle et filme tout ce qui bouge. Je m’éloigne en fin d’après-midi lorsque le soleil couchant peint la ville d’une douce couleur jaune- orange, j’ai les jambes lourdes, il faut que je m’asseye. Le MacDonald’s de Hennessy Road est bondé. Je suis dans une sorte d’état d’ivresse, moi qui ne suis plus habitué à une densité de population aussi importante, à toute cette agitation, à ce bruit. Les rues de Genève sont larges et bien solitaires en comparaison, on ne se rentre pas les uns dans les autres, on se regarde par erreur, on s’ignore le plus possible, chacun dans sa bulle, l’autre c’est l’ennemi, pourquoi vient-il me parler ? Que me veut-il ? Etrange façon de vivre, la civilisation trop civilisée, les protocoles rendent la conversation difficile, on se cède trop la priorité, plus personne n’avance. Karen m’envoie un texto pour me dire que ce soir elle ne pourra pas se libérer. Une apprentie diva ou encore un faux profil, peu importe, une perte de temps, Elle n’existe plus à partir de maintenant. L’obscurité s’abat sur la ville très rapidement. À l’heure où beaucoup de métropoles s’endorment, Hong- Kong refuse de se coucher et entame le service de nuit, les néons illuminent les rues dans un feu d’artifice de couleurs chaotique et grossier. Soi Cowboy, soi Nana, soi Buakhao, Walking Street, Bangla road, Aerschot, Villa Tinto, Fields Avenue, Elbestrasse, 3-farben-haus, das pascha, Les pâquis, Oudezijds Achterburgwal, …. Des années de conditionnement dans les quartiers rouges de ce monde, les même lumières, les mêmes parfums, la même excitation, mon cerveau de punter se met automatiquement sur « ON ». Sur mon téléphone je me connecte sur un site d’escorts (sex141.com) et fais l’inventaire des putes disponibles sur wanchai. Je dois avouer que la profusion de belles jeunes filles indisponibles tout autour de moi m’a frustré. Voir tous ces groupes d’amis, ces couples qui se tiennent par la main, ces familles qui rient sans retenue, j’ai le blues, le blues du voyageur solitaire, du célibataire, du type qui a le mal du pays, de l’exilé. On n’est jamais aussi seul que dans la foule, c’est bien vrai. Je connais mon remède, celui qui apaisera ma mélancolie passagère. Il faut que je me blottisse contre un corps de femme, contre des courbes généreuses. Il m’en faut une avec de gros seins, j’ai besoin de chair. J’en repère une à cinq cent mètres de là, je téléphone aussitôt, c’est cinquante euros le médicament pour le cœur, je prends, j’en ai besoin, j’y serai dans trois minutes. Je traverse le hall du Novotel Century sans prêter attention aux employés de la réception. Je prends l’ascenseur jusqu’au onzième puis frappe à la porte 1107. Elle m’ouvre tout sourire, vêtue d’un minishort moulant blanc et d’un débardeur noir. Je remarque aussitôt sa poitrine opulente, confinée dans ce petit t-shirt et qui ne demande qu’à être libérée. Rituel habituel, 500 HKD (50 euros), douche, serviette autour de la taille, attente sur le lit, rictus protocolaire d’avant baise, tout se passe comme prévu, comme d’habitude, la routine. Elle commence par me sucer, sans préservatif, elle le fait bien. Elle s’interrompt un bref instant pour venir se placer sur moi en 69. Je la lèche sans vraiment parvenir à trouver son minuscule clitoris. Elle se redresse un peu pour ramener son cul sur ma bouche. Je lui bouffe tout, elle ne s’en lasse pas. On s’embrasse langoureusement, j’avais envie de ça, ses seins collés à ma poitrine, une main qui me caresse la joue, l’autre qui me branle très lentement, son étreinte presque réelle, je me laisse aller, je jouis comme un puceau dans sa main. Nous discutons un petit quart d’heure de tout et de rien, de ses escapades professionnelles à Singapour, Londres et en Allemagne, au final elle préfère ici, c’est son pays, elle gagne moins mais est plus heureuse. Je pourrais rester allongé à ses côtés toute la nuit, je me sens bien, ma petite déprime s’est envolée. On reprend nos ébats, cette fois-ci je la pénètre en douceur, je prends mon temps, j’apprécie tout autant que la première fois. Ma main sur la poignée de la porte, prêts à partir, elle me saisit une dernière fois par la taille puis m’embrasse tendrement, profondément, sa langue bien enfoncée dans ma bouche, pendant trois longues minutes. Quel baisé d’adieu ! L'escort C’est un moi différent qui quitte l’hôtel. La baise a des vertus thérapeutiques, c’est évident, plus efficace que le Prozac, que les cures thermales, pas besoin d’expert pour le confirmer. Je m’égare quelques heures dans le corps d’une femme et me voilà requinqué, prêts à reprendre le cours de ma vie avec enthousiasme, la chatte aux miracles, mon Lourdes à moi. Je descends à l’arrêt tsim sha tsui sur Kowloon pour me rendre au Mira Hôtel, un cinq étoiles luxueux, point de chute très prisé par les hommes d’affaires et les riches touristes. Au cinquième étage, au centre de l’immeuble, se trouve un bar lounge en extérieur, une sorte de puis de lumière profond dont les hautes parois sont constituées par les étages supérieurs de l’hôtel. Ici on peut fumer une chicha et prendre un verre dans une ambiance détendue, tout en se laissant bercer par des morceaux de deep house. Je me commande une chicha à la rose et un cocktail de fruits pressés, je passe un moment très agréable. Deux jeunes françaises âgées de vingt et un ans, sont assises à côté de moi, je commence à discuter. Pas très belles mais très gentilles, quelque peu perdues entre hôtels de luxe et trip backpacker, elles ne savent pas où elles en sont, elles se cherchent, papa et maman ont de l’argent, elles en profitent mais culpabilisent, c’est de leur âge. Sonia et Marie me proposent de venir avec elles visiter le Nan Lian Garden le lendemain après-midi, proposition que j’accepte volontiers. On s’échange nos numéros puis je leur fosse compagnie pour regagner mon cagibis qui me sert de chambre. Je me réveille de ma sieste tardive aux alentours de 22h00. Après une petite douche rapide, je saute dans le premier métro en direction de wanchai. Lockart Road est bondée, nous sommes samedi soir, les filles ont sorti leurs tenues affriolantes, les pubs, fenêtres et portes ouvertes, débordent sur les trottoirs en y entreposant des tables et des chaises afin de pouvoir accueillir plus de monde. Comment va se terminer cette soirée ? Une infinité de possibilités et pourtant si peux d’incertitudes, quelle sensation de réconfort, on se sent léger. J’engloutis un dim sum dans une cantine de rue placée entre deux pubs très bruyants. Je ne m’éternise pas, le brouhaha ambiant me parait plus agressif qu’à l’accoutumée, probablement à cause de ma sieste de fin de journée. Le Neptune III, boîte à freelances, femmes de ménages, filles au pair, infirmières, pinas, thaïs, indos, le rendez-vous de l’Asie du sud-Est, de ses filles expatriées venues jusqu’ici pour faire des petits boulots pas très ragoutants, pour faire les putes comme au pays mais en mieux. Ici le samedi soir et le dimanche après-midi c’est spécial. En semaine, seules les putains trainent dans cette boîte mais le week-end, elles viennent toutes, pour s’éclater entre filles, pour se chopper un mec pour la nuit ou pour la vie, pour alpaguer un client, Pattaya qui tient dans une boîte. Je suis arrivé tôt mais sur la piste, une bonne vingtaine de jeunes filles se déhanchent déjà au rythme des Hits du moment, avec une joie non dissimulée. Les travailleuses se tiennent à carreaux et se font discrètes, ce soir elles ne sont pas vraiment les stars. Je m’assois à une table en retrait de la piste, l’une des rares encore inoccupées, puis je commande un whisky coca. Beaucoup de belles filles ce soir, je repère le coin des pinas, celui des indonésiennes, les thaïs ne sont pas très nombreuses, les putes sont à part, elles tiennent le mur et ménagent leur fond de verre comme si leur vie en dépendait. Je commence à repérer celles qui me plaisent, qui me paraissent disponibles. Mon choix s’oriente plus sur les indos, plus nombreuses et plus jolies. Ma petite séance de radar est interrompue par deux bras qui me ceinturent tendrement la taille par derrière. La vingtaine, bien mignonne, indonésienne, un sourire chaleureux, elle s’appelle Ayu. Elle me pose beaucoup de questions, veut connaître mon nom, ma profession, veut savoir ce que je fais ici, à ce stade de la conversation je suis convaincu que c’est une freelance. Mon jugement ne se base pas sur sa tenue plutôt classique, débardeur coloré à rayures, pantalon noir en toile, mais plutôt sur l’intérêt exagéré qu’elle me porte. Sa copine, une philippine de vingt ans également, vient nous rejoindre. Plutôt pas mal, une belle grosse paire de seins enveloppée dans un t-shirt blanc moulant, et de belles lèvres roses charnues badigeonnées de Gloss. À partir de ce moment-là, je commence à avoir des doutes. Elle dit s’appeler Pearl Angel (PA), ça ne s’invente pas, je lui demande si c’est un surnom, elle me répond que non, que c’est un prénom assez commun aux Phils. Une pina qui traîne avec une indo ? Plutôt curieux pour des putes. En général elles évoluent par nationalités et cette boîte de nuit illustre bien la règle. Je leur demande donc ce qu’elles font dans la vie. Femmes de ménage six jours sur sept dans une maison de riches sur les hauteurs de Wanchai, c’est là qu’elles se sont connues, il y a de ça deux ans. Elles vivent désormais ensemble et ne se quittent plus. La soirée commence à prendre une bonne tournure. J’intercepte un serveur, et commande une bouteille de Jack. Le coca est offert. Je feins d’être un peu short niveau thune mais mes deux nouvelles copines n’hésitent pas à mettre la main au porte-monnaie. N’étant pas entièrement convaincu de leur sincérité, j’improvise rapidement une histoire de long voyage à travers l’Asie, que j’aurai prolongé sans vraiment en avoir les moyens et qui m’obligerai à compter mes sous. Je fais passer le message en espérant qu’elles restent avec moi une fois la bouteille terminée. Au fur et à mesure que les verres se vident, elles deviennent plus généreuses en caresses, plus tactiles, plus intimes. Elles me susurrent des compliments à l’oreille, me font des bisous sur la joue, se collent à moi en dansant de manière sexy. PA frotte son cul contre ma queue, je deviens dur, elle le sent. Elle glisse sa main dans mon jean pour se saisir de mon sexe. Elle se retourne vers moi et rigole en prenant un air surpris. Elle en parle à Ayu qui vient aussitôt m’examiner les parties. En faisant cela, elle prend un air coquin en se mordillant la lèvre inférieure, elle est adorable. Je suis bien amoché par l’alcool, mais pas au point de ne plus rien contrôler. Je ralentis la cadence et bois uniquement de quoi rester perché dans la « zone », celle qui ajoute de la réverbération à la musique, celle qui triple ma capacité d’émerveillement, qui rend courageux, moins exigeant, heureux. Je saisis PA par la taille et l’embrasse à pleine bouche. Elle passe ces bras autour de mon cou et prends l’arrière de ma tête dans le creux de sa main. Ayu se glisse entre nous et m’embrasse à son tour. Je vis un rêve éveillé, je suis le roi, un sultan dans son harem. Les montagnes russes de Hong-Kong, du rire aux larmes, de la déprime au bonheur, je suis aux anges. Je passe d’une bouche à l’autre un bon moment puis PA appelle le serveur pour lui murmurer quelque chose à l’oreille. Ce dernier prend les bouteilles et les transporte à une table isolée, cachée dans un renfoncement sombre de la boîte. Bien installés sur une longue banquette en cuir, nous profitons de la pénombre pour continuer nos préliminaires torrides. Nous entremêlons nos langues et nos lèvres dans un fougueux baiser à trois. Elles déboutonnent leur pantalon, je les pénètre avec mes doigts. Elles sont déjà bien humides, aussi excitées que je le suis. Ayu sort discrètement l’un de ses seins que je tète avec délectation. Sa poitrine est chaude, douce, PA lui lèche également le téton du bout de la langue. Je commence à avoir mal à la bite à force de bander, Je leur suggère de partir. Nous sommes tous les trois motivés pour manger un morceau avant de rentrer. Après avoir englouti un poulet-frites dans un pub irlandais nous sautons dans un taxi en direction de Kowloon. Arrivés à la chambre elles éclatent de rire devant la petitesse de mon château. Vingt-cinq euros par nuit, au centre de Kowloon, elles peuvent rire autant qu’elles le souhaitent... Douche prise à trois, elles me sucent toutes les deux, accroupies sous le jet d’eau, elles s’amusent à me mordiller le gland pour me torturer de plaisir. Ayu se relève pour m’embrasser avec fougue et passion tandis que PA ne veut pas sortir ma queue de sa bouche. Allongés sur le lit, discrètement éclairés par le fond d’écran rouge de mon ordinateur portable et bercés par la douce musique qui en sort, nous prolongeons nos étreintes, nos baisers profonds, nos caresses intimes. Ma langue pâteuse, endolorie par l’alcool et les longues embrassades, fouille consciencieusement leur entre-jambe pendant qu’elles s’embrassent tendrement. Le museau parfumé au musc de leur chatte, je savoure ce moment, j’explore le moindre recoin de leur corps avec ma langue, mes doigts, je voudrais fusionner avec elles pour mieux les sentir. J’enfile un préservatif et les pénètre tour à tour dans divers positions. Le wisky me rend moins performant mais plus endurant. Mon sexe à moitié anesthésié, trop fatigué d’avoir trop bandé, parvient pourtant à rester dur. Je les fais jouir toutes les deux. Dans un élan de sympathie, PA se positionne sur le ventre et me laisse la chevaucher encore vingt bonnes minutes avant que j’en vienne enfin à bout. Son supplice se termine avec mon orgasme, beaucoup plus intense que d’habitude, je tremble de tout mon corps en sueur malgré la climatisation. Ayu a déjà eu le temps de prendre sa douche et de s’endormir à côté de nous. PA et moi prenons notre temps sous l’eau, nous nous asseyons même, en position du lotus, puis nous nous embrassons durant de longues minutes. Je bande à nouveau mais je n’ai plus la force de lui faire l’amour. Je m’endors entre les deux, délicieusement étouffé par leur corps, nous nous Emboitons comme des cuillères. Les seins de l’une plaqués contre mon dos, et le cul de l’autre plaqué contre ma queue, je pars au pays des rêves et me noie dans un océan de douceur. PA et Ayu se lèvent avant moi. Une fois préparées, elles me réveillent à coups de bisous et m’invitent à venir passer la journée chez elles, tout en me promettant un bon petit déjeuner. Nous nous rendons à Wanchai en métro. Lorsque nous arrivons devant leur immeuble, le soleil est déjà bien haut, probablement pas loin de midi. Leur studio, trente mètres carrés environ, bien décoré, chaleureux, me fait penser à un appartement de jeune fille bien sage. Tout est bien rangé, pas de poster de minets asiatiques, pas de vêtement qui traîne, ou de cadavre de bouteille laissé sur la table. Elles se mettent immédiatement à l’aise, en t-shirt et petite culotte. Ayu porte un débardeur noir et un slip noir. Assis sur le canapé, je regarde ses formes, sa peau mate, ses belles jambes fines qui se rejoignent en formant un beau petit cul, pendant qu’elle nous prépare une omelette avec du riz aux légumes. Pendant la cuisson, elle vient sur mes genoux et m’embrasse tendrement. Nous mangeons sur le canapé les uns collés aux autres, nous rigolons, parlons de tout et de rien, je pourrais facilement m’habituer à ce genre de vie. PA s’absente pour aller remettre les clés de je ne sais trop quoi à son patron. Je reste avec Ayu qui me confie avoir été freelance le temps de quelques mois à son arrivée à HK, une période difficile de sa vie qui lui fait d’autant plus apprécier ce qu’elle est aujourd’hui. Nous nous embrassons langoureusement. De fil en aiguille nous nous déshabillons et faisons l’amour allongés sur le tapis. Ce fut beaucoup plus tendre que la veille. Lorsque PA revient je m’apprête à partir car j’ai reçu un appel de Sonia et de Marie. Je les serre fort dans mes bras. Merci d’avoir été si gentilles, si tendres avec moi. Une oasis dans cette vie de chien, un mirage lointain que j’ai pu apercevoir de très près mais qui s’est malheureusement défilé devant mes yeux émerveillés. Elles me font promettre de repasser les voir avant que je ne parte. Ce soir elles ne peuvent pas se libérer, leur patron organise un repas spécial, il a besoin d’elles. Je prends leurs coordonnées, puis je disparais rapidement dans les escaliers. Rideau ! Ayu, vu que c'est un ancien tapin. (PA n'étant pas dans le game, pas possible de mettre sa photo, sorry. La règle c'est la règle...) Le Nan Lian Garden est magnifique. Situé au Nord-Est de Kowloon, ce jardin est en réalité une mini forêt luxuriante, un véritable bol d’air frais dans la ville. Les cimes des arbres ne parviennent tout de même pas à obstruer la vue chaotique des buildings environnant ; impossible d’oublier que nous sommes à Hong-Kong. Nous nous asseyons tous les trois sous un Banyan pour profiter de son ombre, tout comme l’ont fait autrefois ces marchands du Gujrat qui ont laissé leur nom à cet arbre majestueux. Nous discutons de nos vies en Europe, elles s’y ennuient également. Embourbées dans des études d’économie et finances qui ne les mèneront nulle part, elles ont du mal à se concentrer sur leur travail. Marie a raté pour la deuxième fois sa première année de fac, elle ne sait plus quoi faire. Je leur mens en leur disant que tout se passera bien, que l’éco ça n’est pas si mal après tout. Leurs yeux disent autre chose, elles savent très bien ce qui les attend : les longues heures de bureau, les collègues ambitieux qui vous pourrissent la vie pour gravir les échelons, le boulot délicat qui monopolise tout votre cerveau, qui vous renvoie chez vous complètement vidé, incapable de réfléchir, incapable de trouver une solution pour sortir de cette vie, un jour sans fin, la lobotomie par le travail. On finit par comprendre les types qui pètent les plombs et qui décident un beau matin que c’est terminé, plus jamais, qu’il est temps de partir, mais que ça ne sera pas sans emmener avec soi quelques collègues et surtout le petit chef qui nous a tant fait souffrir. Nous retournons au Mira fumer une chicha. Nous commandons des jus de fruits ainsi que des tapas pour nous ouvrir l’appétit avant d’aller manger. Je les aime bien ces deux-là, elles sont vraiment très sympas, très humaines, j’espère les revoir en France. « Where are you ? ». Je reçois ce message de Karen alors que je l’avais complètement oubliée. Après une longue hésitation, je daigne lui répondre. Elle sera là dans un quart d’heure. Cinq minutes plus tard la voilà qui arrive. Elle fait une entrée dans le lounge telle une star d’Hollywood, j’ai l’impression de voir la scène au ralenti. Elle est magnifique, athlétique, voluptueuse, un visage parfait. Une accolade chaleureuse mêlée d’excuses pour son indisponibilité s’en suit. J’ai du mal à rester serein, sa beauté me trouble. Je pensais avoir laissé ce genre de malaises derrière moi mais apparemment je peux encore être impressionné par une femme. La conversation s’engage bien entre nous trois et rapidement je reprends le contrôle de mes émotions. Plus jeune je n’aurais pas pu revenir à mes esprits aussi vite. Je me sens à l’aise je les fais rire, tout va bien. Marie et Sonia se sentant de trop décident de s’éclipser. Je me retrouve seul avec Karen, nous pouvons commencer à parler de choses sérieuses. En tout et pour tout, nous passerons deux jours ensemble à faire l’amour, à nous faire du bien, à résister pour ne pas tomber amoureux. Nous vivons trop loin l’un de l’autre, nous avons chacun nos vies, nos familles…..trop compliqué. Ce fût un rêve fantastique que je n’oublierai jamais, un souvenir enfoui au plus profond de moi. J’aurai pu peut-être…et si…non…trop compliqué. Le dernier soir avant de prendre mon vol pour Tokyo, je passerai dire au revoir à Ayu et PA à leur travail. Des adieux pleins de tendresse et de rires ; après tout nous avons été complices de nos vices et de nos perversions, ça noue des liens d’affection, forcément. Karen me dira au revoir à l’aéroport les yeux rougis par les larmes, elle sait et je sais, nous ne nous reverrons probablement jamais. Un amour de vacances, ça fait toujours mal quand ça se termine. Zaijian Hong-Kong. A une prochaine fois peut-être….je l’espère ! RE: Yayus lelex à Hong-Kong - apex - 24/02/2016 MERCI, merci pour ce moment magique, pour me laisser mettre mes pas dans les tiens a travers ce récit magnifique et illustré que j'ai dévoré d'une traite, admiratif car a ta place je serais probablement déjà tombé amoureux au moins deux fois, avec l'impossible dilemme de partager ensuite mes jours et mes nuits entre le trio avec Ayu et Pa ou de rester fidèle a la belle Karen! RE: Yayus lelex à Hong-Kong - un gros chat - 24/02/2016 Chapeau l'artiste RE: Yayus lelex à Hong-Kong - Axl - 24/02/2016 Rien à dire magnifique ça me donne envie d'aller à HK pour mon prochain trip !! RE: Yayus lelex à Hong-Kong - Icebergslim - 24/02/2016 C'est beau, bien écrit, dommage que ça soit toi Ps: une petite straponnade? Car tu n'as pas argumenté dans le thread concerné mr chbeb. RE: Yayus lelex à Hong-Kong - pattayus lélé sexyman - 24/02/2016 Merci les gars. Ca fait plaiz. - Apex, crois moi c'était aigre-doux... Plus c'est agréable et plus c'est dur de partir. J'ai eu beaucoup de mal. Heureusement que j'ai fait d'autres pays derrière autrement j'aurai déprimé sévère. - Merci Big C, Et dire qu'à pattaya je me contente de singes sans cheveux..... - Axl je t'avais dit, HK c'est vraiment pas mal. Il faut un budget et se contenter d'un hôtel de merde mais sorti de ça, plein de trucs à voir, à faire et à fourrer. - Ice tu seras toujours ce petit amateur de doigts dans le uk pour moi ! (Ps: merci fréro, content que t'ais kiffé )
RE: Yayus lelex à Hong-Kong - Icebergslim - 24/02/2016 (24/02/2016, 19:17)pattayus lélé sexyman a écrit : - Ice tu seras toujours ce petit amateur de doigts dans le uk pour moi ! (Ps: merci fréro, content que t'ais kiffé Pour moi tu seras toujours ça depuis samedi Avec le doux claquement sur ta joue
RE: Yayus lelex à Hong-Kong - elmadrileno31 - 24/02/2016 Merci Pattayus, ça fait plaisir de lire du report et surtout sur autre chose que la thaï, ça change un peu
RE: Yayus lelex à Hong-Kong - pattayus lélé sexyman - 24/02/2016 (24/02/2016, 19:23)Icebergslim a écrit :(24/02/2016, 19:17)pattayus lélé sexyman a écrit : - Ice tu seras toujours ce petit amateur de doigts dans le uk pour moi ! (Ps: merci fréro, content que t'ais kiffé Comme d'hab tu dégoûtes avec tes vidéos de merde.....tu pollues mon thread. RE: Yayus lelex à Hong-Kong - pattayus lélé sexyman - 24/02/2016 (24/02/2016, 19:26)elmadrileno31 a écrit : Merci Pattayus, ça fait plaisir de lire du report et surtout sur autre chose que la thaï, ça change un peu Merci Elma, ça fait plaisir surtout venant d'un mec qui écrit aussi pas mal de report
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