Damrong report-Vol AF 166 pour Bkk
#11
Oui, ne soyez pas surpris si le report est ponctué de quelques photos, j'ai essayé de faire un effort de ce côté là...
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#12
Qu'est-ce que tu faisais chez Willy Journeau ?
Je viens d'apprendre que les efforts sont payants ... déjà que j'avais pas trop envie d'en faire ! Cool
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#13
Chaud devant.... Voici donc mon report, encore un, et Pats encore.

Que vais-je y trouver ?
Deux doigts en rafale ?  Connes prétentieuses ?  Starlettes de rizières qui se prennent pour des escorts de haut vol ? Feignasse boudinées, le cul sur le tabouret, scotchées sur leur smartphone ? Laiderons qui s'enroulent sur la barre à strip ? ....

C'est donc parti pour un état des lieux. Et si c'est le cas, bah on pourra toujours s'enculer avec V !
(humour, hein ! )

Pour commencer, répète après moi  :  non Damrong, tu n'es pas un déchet...
Le challenge est de taille. Vais- je en finir avec le style punter (faussement) mal assumé ?  Le côté dépressif post coitum, trimballant un pseudo spleen énervant à 2 satangs ? Etre plus tolérant, moins choqué par les pakos, les jeunes, les vieux, les mecs en Marcel, les Arabes, les tailleurs indiens, les rues impossibles à traverser.. ?  Y a du pain sur la planche.

Vivre les choses davantage au premier degré aussi ?  "You tink too mutt" comme elles disent. On va essayer, même si la culpabilité catho "ça fait mal mais c'est bon" , comme m' a dit un jour une latina chopée au bois de Boulogne en me parlant... de la sodomie. Ma première enculade d'ailleurs, qu' elle m'a demandé de lui administrer. Là encore je n'avais rien exigé, rien prévu. Pris par surprise, comme l'a fait la Thaïlande un jour de ma vie du mois de mai 2005. Escale à Sattahip. Le bateau arrive dans l'après midi. Le soir même je prenais un pot sur WS, visitais un premier gogo. La claque.  Bienvenue en Thaïlande. Les présentations ont été rapides tout comme le social time, le pays m'a tout de suite donné son cul. La découverte s'est faite à sec et sans ménagement. Pas de KY psychologique fourni par un fofo, pas de préchauffage, ni le moindre kit de survie ou mode d'emploi. Prends -toi Pattaya dans la gueule, et maintenant demerde-toi.
Si ce n'est un collègue, 30 ans de marine, qui m'avait assuré que j'allais voir ce que j'allais voir. 15 ans après, il  restait marqué par l'escale qu'il avait faite en même temps que des bateaux de la flotte US de retour de la (première) guerre du Golfe. Filles hystériques, marins en mode défouloir et flambe, vous voyez le tableau...Il a du en être craché du foutre. Le sida a ensuite fait plus de ravages dans les rangs de la marine US que les troupes de Saddam, à ce qui se disait à l'époque...

Mais j'avais néanmoins pris plus tôt conscience de ma vocation de punter. A Mada pour commencer, puis Djibouti, où les filles vous font le "café thiop" (ethiopien) dans leur petite piaule à l'ameublement sommaire. Nadia, ma vlt locale, à qui j'avais donné de quoi acheter un petit téléphone. La peine que j'ai ressentie, quand toute contente, dans un beau sourire, elle m'a dit le jour de mon départ "toi appeler, moi après contente" parce que je savais que je ne la rappelerai jamais.

Singapour aussi, où j'ai baisé la première thaie de ma vie, dans les petits bordels de Geylang. Filles numérotées, que l'on choisit pour une session de 45 min. J'ai fait 3 rounds la première fois ! Le boss qui passait un coup de fil tous les 3 quarts d'heure pour s'assurer que tout allait bien et vérifier aussi que j'avais le fric ... J'avais pris un abonnement ensuite,  elle levait son cul dès qu' elle me voyait rentrer, sachant que mon choix était déjà fait. J'ai été fou de son corps pendant 2 semaines. Elle etait plutôt grande pour une thaïe, avait des formes, deux gros seins magnifiques.

Bref, du sexe partout, et de l'amour nul part. Enfin presque nul part.

Et puis Dubaï, où je m'étais posé, de la mi-décembre à début février. Une chinoise cette fois -ci. Après plusieurs semaines de roucoulade, et quelques jours de vacances que j'ai eu où l'on pouvait se voir en journée, j'ai fini par reprendre la mer un mois. Avant de revenir en escale à Abu Dhabi. Alors bien sûr,  je trace pour Dubai, sans me poser de questions. Je paie une blinde le taxi pour aller la rejoindre. Les 140 km les plus longs de ma vie. Arrivé sur place, j'ai sonné à l'appart. Elle a ouvert. On s'est jeté dans les bras l'un de l'autre, sous le regard amusé de sa soeur, qui riait. Deux jours et autant de nuits de retrouvailles. Puis je me souviens de  son regard perdu lors de mon départ, vite effacé par la porte de l'ascenceur qui se refermait entre nous. 

Les nouvelles ensuite que je n'ai plus données. Parce que je pensais que ce n'était pas possible de faire quoi que ce soit ensemble, trop loin, trop de differences de culture, parce que je ne savais plus où j'existais vraiment à ce moment-là de ma vie : sur le bateau, ou alors en France, ou encore dans les bras ou le sexe de toutes ces filles rencontrées de Madagascar à la Malaisie, en passant par Mascate ou Mombasa. Et puis en rentrant j'allais bien me trouver une catho bien comme il faut, hein, me ranger peinard, comme si tout cela n'avait jamais eu lieu  ...

Mais les mois ont passé et je n'ai rien trouvé du tout.  Les mois ont passé et je n'ai cessé de penser à elle. Les années ont passé et j'ai arrêté de chercher.  Les années ont passé, et un jour au fond d'une poche, j'ai retrouvé une vieille adresse sur un papier chiffonné. Chargée de souvenirs, porte- étendard de cette période folle de ma vie. Pattaya. Forcément, il a fallu y retourner. Régler des comptes avec moi même. Les années ont passé, et j'en ai fait ma principale destination de vacances. Alors elle est peut-être là la clé de tout, c'est qu'à travers toutes les yins que je rencontre, c'est d'un peu d'elle que je recherche.

Pattaya est donc rentré en effraction dans ma vie, comme ma queue avalée par les grosses fesses de ma latino, haletante sur un matelas posé bas, le long du mur d'une petite piaule minable qui puait le renfermé. L'Alfa 156 Sportwagon garée en bas de la rue, sur un passage piétons. Éclairée par la lumière blafarde d'un lampadaire, un soir d'été.
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#14
Un peu romancé, le papier chiffoné au fond d'une poche apres plusieurs années, mais sympa comme début de report
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#15
Icon_super ....
le taureau, je le prend pas par les cornes mais par les fesses! Icon_join01
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#16
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#17
Pats _ sept 15_J1 (19 sept) et 2 (20)
Damrong report- Vol 166 pour Bkk

Mais maintenant que la Valda est crachée, place au report et  "Priorité au direct ! " comme on dit chez BFM. Me voilà à CDG, arrivé avec un quart d'heure de retard sur ma correspondance, donc pas trop le temps de traîner au duty free. J'achète au vol mes clopes et 2 bouteilles de vin blanc :  un Pouilly Fumé et un Muscadet, pour me tenir compagnie sur la terrasse de l'hôtel, aux heures creuses de la journée. Et faire découvrir le meilleur de la culture française aux plus méritantes. Parce que si c'est pas des mecs comme moi qui leur font goûter du vin, c'est sûrement pas les Indiens ou les Chinois qui s'y colleront. Et j'ose pas parler des américains ou autres buveurs de bière.

Vol AF, forcément. "France is in the air" ...  Le choix est très vite vu :  je fais 150 à 200 000 miles par an chez eux grâce à mon taf avec les vols sur l'Afrique, ce qui me permet d'aller en Thaïlande 2 fois par an pour 250 euros.

L'aller et retour CDG BKK tape à 80 000 miles en eco, 160 000 en eco premium , ce que je m' offre pour ce trip car je n'y vais qu'une fois cette année. Et j'ai déjà fait mes 80 000 miles pour le prochain voyage, alors...

Mon programme c'est de buller sévère. Pas de vacances depuis Noël, et j'ai ramassé gros temps au boulot cet été.

Pattaya, pour y lire, y faire l'amour, s'y laisser surprendre, s'y dissoudre. S'y recroqueviller, tout ça dans un rayon de quelques centaines de mètres, mais riche de mille et un replis, chacun porteur de tant de scenarios possibles...
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#18
(29/09/2015, 06:17)ericsoleil a écrit : Un peu romancé, le papier chiffoné au fond d'une poche apres plusieurs années, mais sympa comme début de report

Salut

J'en profite pour dire au passage que s'il m'arrive de m'essayer à quelques effets de style, tout ce qui est écrit est rigoureusement authentique. Pour la bonne et simple raison que mon inspiration ne provient que des émotions que je ressens en vivant ce qui m'arrive. D'où d'ailleurs ce report en léger différé, mais rédigé en live (j'ai encore une semaine).

Bonne lecture pour la suite
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#19
JOUR 1 BKK

Arrivée à l'heure. Je récupère la valoche. Comme d'hab je me passe une journée tampon sur BKK. Après 11 h de vol, ça me gave en grand de me recogner 2 heures de transport pour Pats. Je gère mon décalage horaire, bref j'arrive.

Taxi public en bas, et zou .... Ça roule bien :  il est tôt, on est samedi matin ... Check-in à 7 : 30, toujours au Sukosol. Mais la piaule n'est pas prête. Il me semble pourtant que j'avais précisé un early check-in, mais c'est pas grave. Je patiente une petite heure, à me battre avec le wifi et la 3G pour accéder à ma playlist Deezer, du fond d'un fauteuil du lobby. Playlist blindée d'ailleurs  :  Louise Attaque, Fauve, Mademoiselle K, Amy Whinehouse, Zaz, Christine and the Queens, Noir Désir, Jean Pax Mefret, Mano Solo, Rihanna et une palanquée de tubes des années 80 .... Bref, un vrai bordel, du tout et du n'importe quoi.

Je passe la journée à essayer de me refaire du jet-lag, en passant péniblement de la piscine à la chambre, de la chambre à la piscine. Je fais deux siestes. Je sors de l'hôtel uniquement pour aller acheter de la lysterine dans l'après-midi, ce qui me permet surtout de faire de la monnaie.
Je dîne sur place, il y a un super buffet, certes un peu cher, mais excellent. Je me couche à 8h avec un Donormyl.

JOUR 2
Je me réveille à 1h du matin en ayant l'impression d'avoir fait ma nuit. Merde. Je regobe un Donormyl, puis lis un peu avant de me rendormir.  Re-réveil à 4h. Je n'insiste pas,  me lève et prends ma douche. Je ne suis pas en retard sur le petit dej à 6h, mais les touristes chinois me rejoignent vite sur l'affaire.

Midi. Le chauffeur booké via Ying est là. Il fait péter la Mitsubishi toute neuve. Je me cale à l'arrière. Tout baigne.

On arrive à Pats. Je me passe à ce moment là en boucle "Bitch have my money" de Rihanna. J'en ai des frissons. Cette putain de ville est bien là, et j'ai la dalle d'en découdre. Une fois de plus. Et si Pats, c'était pas ça avant tout  ?  Une sensation. Ce que l'on y ressent. Juste celle de s'y sentir bien .... Ou pas  !  Alors ici les avis sont plus que partagés. On en a noircit des pages sur l'évolution en mal, réelle ou supposée, de la destination  !  Pour des tas de raisons objectives, ça ne vaudrait plus le coup. C'est possible. Les arguments valables se comptent au kilo. Mais pour des tas de raisons très subjectives, et pas toujours bonnes, je m' y sens bien. Je crois que c'est ça, point barre. Une question de feeling propre à chacun, là encore. Je me souviens de Pete S sur NT, qui dans un post avait écrit que lors d'un séjour, il avait fini par se demander ce qu'il foutait là. Parfaitement compréhensible. Parfaitement respectable. Le jour où l'on découvre que c'est la fois de trop. Tout à coup, le feeling a déserté. On comprend qu' on doit alors passer à autre chose. Je pense que c'est un moment qui nous guette tous plus ou moins. Un jour où peut-être j'arrêterai de reporter.
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#20
Gros changement pour ce trip, et de taille :  j'ai abandonné l'Areca lodge pour le Sandy Spring, soi 13. Même taro, même standard. Aucun reproche à faire à l'Areca, juste l'envie de changer de décor. Je suis accueilli par une grosse qui ressemble à rien mais très sympa. J'ai booké une piaule seaview. La chambre est plus grande qu'à l'Areca. Sdb identique. Le mobilier fait d'un peu moins bonne facture au SS et il y a des petits signes de vieillissement côté des plinthes. Mais le balcon est plus grand, et la vue sympa. Bref ex-aequo (Je ne développe pas particulièrement le sujet car ce n'est pas l'objet ici, mais si certains ont des questions particulières, n'hesitez pas)

Je me pose, puis entame un petit tour du pâté de maisons. Je remonte sur Sec road. Je passe me signaler au bar de Ying (cf dernier report ... ). La mamasan m'informe que Ying est toujours ici. Good news !  Une très bonne copine de billard, et un petit cul délicieux en st. Peur de rien, elle me propose une conso. Il est 14h, y a personne dans le rade, lumières éteintes,  faut pas rêver non plus. Je m'esquive en promettant de revenir. Je remonte la soi Honey, LK mtr... Tant qu' à être dans le quartier, je pousse vers la soi Ch en envisageant une première vidange de couilles. Et là merde, sur qui je tombe, la barquette de thai food sur les genoux et la cuillère à la main  ?  Ma vieille copine qui s'était barrée en Ecosse (cf les 2 derniers reports)  !  On se percute en même temps, et vite elle me propose une collègue. Oui mais c'est elle que je veux, car je sais qu'elle prend dans le cul. Héhé  !  Du coup elle interrompt son repas, on rentre ensemble. Comme c'est bon, merde !  J'ai pas baisé depuis Kinshasa, fin juillet. Je chope en levrette, puis remonte d'un taquet pour lui faire la rondelle. Elle me termine dans sa bouche, en me branlant au rythme des giclées de foutre. Elle me raconte qu'elle a fini par se faire chier là-bas. Tu m'etonnes  !  Un pays où il pleut 35 jours par mois, avec des gens qui ont un anglais imbitable... Sûr qu'elle est mieux dans son pays, même à prendre des bites. Enfin elle à l'air d'avoir pris la direction du salon. Je la soupçonne de n'être pas revenue les mains vides d'Ecosse, et elle en aurait glissée une au bonhomme que je ne serais pas surpris.
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