04/09/2016, 01:31
7*
Je me lève à 10h00. Farid est probablement déjà réveillé mais je veux profiter de la
matinée pour faire une petite séance de sport au Patong Gym. Je soulève de la fonte
durant une bonne heure avant de reprendre le chemin de l’hôtel.
Après une petite douche bien méritée, je passe chercher mon cousin qui travaille, pour
ne pas changer. Nous allons nous taper un bon gros steak dans le Churasco du
Jungceylon avant de prendre la route pour Karon beach. Nous y passons toute l’après-
midi. Nous alternons siestes et baignades jusqu’au coucher du soleil.
De retour sur Patong, nous procédons comme d’habitude : petite glace au Samero’s,
douche à l’hôtel, massage de deux heures au Lemon grass 2 situé sur la second road,
puis retour dans nos chambres afin de nous préparer pour notre dernière soirée à
Phuket.
Comme à chaque séjour passé ici, nous sommes rentrés peu à peu dans une routine
faite de plages, de massages, de boites de nuits etc… Même si ce circuit quotidien n’est
pas désagréable, cela nous fera du bien de voir autre chose...
Pour notre dernier diner à Patong, nous nous rendons dans une grande cantine de sea
food située sur la second road. Je me commande un gros poisson dont j’ignore le nom,
ainsi qu’une dizaine de crevettes. Nous prenons également un crabe pour deux.
Le personnel de cette cantine est exclusivement composé de ladyboys. Certains sont
très bien faits, mais d’autres sont plus costauds que moi.
Nous savourons cet excellent repas tout en conversant avec un couple de retraités
français assis à la table d’à côté. Michel, âgé d’environ soixante-cinq ans, m’émeut
énormément en se confiant ouvertement à nous. Il nous dit être venu habiter ici avec
sa femme car plus rien ne les rattache à la France. « Nous avons trois enfants et plein
de petits enfants, mais malheureusement nous avons dû nous tromper quelque part
dans leur éducation car ils sont très distants avec nous. Ils ne passaient jamais nous voir
alors que nous habitions tous à Auxerre ». Sa femme essaie de relativiser en
généralisant ce trait de caractère, cet égoïsme, à toute la nouvelle génération. Je ne la
contredis pas même si je pense que le problème vient de ses enfants qui sont
probablement de grands merdeux ingrats.
Nous regagnons la Bangla lorsque le spectacle bat son plein. Je joue au puissance 4 avec
une yin d’environ vingt-cinq ans dans l’un des beers bars de la soi see dragon : French
kiss si je gagne, LD si je perds. Je remporte deux parties, ce qui me vaut le plaisir de
rouler des gros patins à la demoiselle. Notre jeu salace a attiré toutes ses copines qui
tentent de modifier les termes de notre jeu « next time if you loose, you lick her pussy
and if she loose she give you a blow job ». (Moi ça me va très bien…)
Sa copine, très mignonne, décide de prendre le relais. Cette fois-ci je me prends une
raclée. Je lui paie trois LD avant d’abdiquer en m’avouant vaincu. Dans un grand élan de
galanterie elle me fait un petit smack pour me consoler.
J’envoie un texto à Dao qui me dit être au Tai pan avec les australiens. Il n’est qu’une
heure du matin mais la boîte est déjà bien remplie. D’habitude les gens commencent à
arriver vers 3h00. J’ai l’impression que c’est une soirée spéciale car il est impossible de
circuler à l’intérieur.
Le petit groupe d’amis a pris deux sceaux remplis de bouteilles. Aussitôt arrivés à leur
table, l’un des koalas me demande ce que je veux boire ; Whisky-Coca comme
d’habitude. Farid quant à lui, tourne à la vodka-orange.
La foule compacte nous bouscule sans arrêt, l’un des australiens semble très agacé ; il
appelle une serveuse pour lui murmurer quelque chose à l’oreille. Quelques minutes
plus tard, plusieurs serveurs viennent débarrasser notre table. Nous suivons ces
derniers qui nous trouvent un emplacement de premier choix sur le podium, tout près
des danseuses. Nous pouvons enfin respirer tout en profitant de la vue imprenable sur
les petits culs qui se déhanchent devant nous.
Dao porte une robe blanche moulante qui lui arrive à mi-cuisses, ses seins sont
généreusement exposés à la vue de tous grâce à un décolleté plus que plongeant. Elle
se frotte à moi en dansant, j’en profite pour lui caresser les fesses, les hanches, sa peau
est douce, glissante comme si elle s’était badigeonnée de crème.
Lorsqu’elle me présente son dos et ses fesses rebondies j’en profite pour plonger mon
nez dans sa longue crinière brune qui sent bon le champoing. J’ai l’impression d’être
une bête sauvage à côté d’une telle créature. Elle m’inspire la propreté, J’ai comme une
incommensurable envie de goûter à son corps tout entier, de la pénétrer si
profondément que je la possèderai tel un Djinn ou un esprit.
« T’es bien allumé mon pote, parle tranquillement, articule et fait gaffe à ne pas
tomber», voilà ce que ma petite voix intérieure susurre à ma conscience lorsque je
réalise, entre deux verres, que je suis mort saoul.
Farid vient m’annoncer qu’il rentre à l’hôtel avec sa nouvelle copine, une longue liane
brune à la peau très blanche qui lui donne des airs de chinoise. Entre deux propos
inaudibles, je comprends qu’il viendra me réveiller demain matin, mon état d’ébriété
avancé le rend inquiet car nous devons quitter l’hôtel à midi.
Je danse, pris en sandwich entre Dao et une danseuse du podium, je parle à un koala,
un verre tombe par terre, une serveuse moche me frotte, je titube sur la sensabai, très
long cunnilingus, je lui bouffe le cul, j’arrive enfin au stade paroxystique de ma défonce,
je suis superman, sans hésitation, sans circonvolution sexuelle inutile, je l’encule.
Ces flashbacks discontinus de ma fin de soirée sont précis tout en étant flous. J’arrive à
poser des sensations sur mes souvenirs mais je ne suis pas certain d’avoir vraiment
vécu ces scènes. Délire onirique ou réalité ? Je ne sais plus… Tant pis, c’était pathétique,
tant mieux, c’était magique.
8*
La sonnerie de mon téléphone vient me chercher loin, très loin… Je sors de mon coma
tant bien que mal pour me trainer jusqu’à la salle de bain. Je suis encore sous l’effet de
l’alcool mais je suis bel et bien passé du côté obscur de la cuite. Ma tête est lourde, je
sens mon corps tout frêle, tremblotant, j’ai le ventre gonflé, ma propre odeur me
répugne. Je me débarrasse de ma sueur chargée de Red, en restant un bon moment
sous le jet d’eau. J’en profite pour me brosser les dents. La bouche pleine de dentifrice,
J’appelle Dao qui dort dans l’autre pièce pour lui dire de se lever.
Sans inspecter les scooters, le loueur reprend les clés en nous remettant l’argent de la
caution. Nous échangeons un dernier baiser d’adieu avec nos femmes puis nous
grimpons dans le fourgon gris qui démarre aussitôt pour l’aéroport. Après deux arrêts
pour récupérer d’autres passagers, la navette fonce sous les trombes d’eau qui
s’abattent sur l’île. C’est la première fois qu’il pleut depuis notre arrivée.
Le voyage se passe mal. Je ferme les yeux dès que j’en ai l’occasion. Le Burger King, que
j’avale une fois la douane passée, agit comme un somnifère.
Je me réveille en sursaut lorsque les roues de l’avion heurtent le tarmac de l’aéroport
de Don Muang. Je vais beaucoup mieux, la sieste m’a fait énormément de bien.
Après un petit quart d’heure d’attente pour obtenir un taxi, nous roulons en direction
de Sukhumvit.
Le hall de l’Ambassador hôtel situé soi 11, est rempli d’indiens, on se croirait à
Mumbaï. Des groupes entiers de jeunes hommes s’assoient sur les marches de l’entrée,
sur les murets, les bancs… à mon étage toutes les chambres restent ouvertes, ça leur
permet de circuler librement en allant les uns chez les autres sans restriction. Gros
consommateurs de tapins, les ascenseurs sont bien sollicités. Quand une pute
redescend après une passe, deux autres montrent, le manège est incessant.
Ma chambre donne sur la piscine de l’hôtel, j’irai probablement y faire un tour dans les
jours à venir. Je prends le temps de défaire ma valise, nous restons trois nuits à
Bangkok. Je prends une douche, m’allonge une petite demi-heure puis tente de joindre
Axl et Steve.
Steve est l’ami avec lequel j’avais fait la République dominicaine en 2013. Nous étions
déjà amis à Paris, nous sommes arrivés à la même période à Genève.
Quant à Axl il est inutile de vous le présenter, c’est tout simplement l’homme qui a
baisé toutes les putes de l’Ibar, de l’Inso, ce mec est plus connu à Pattaya que ne l’était
Elvis à Memphis, il peuple les contes et légendes d'Isaan: "attention ma fille, si tu n'es
pas sage j'appelle Axl...", ou encore "si tu ne travailles pas bien à l'école, Axl t'attrapera
à l'Ibar et on entendra plus jamais parler de toi", l’un des pères fondateurs du kiniaow
spirit. « Ze » punter !
Axl me dit au téléphone qu’il est parti faire un rooftop avec l’un de ses amis qui doit
partir demain pour un long périple en Asie. Il nous rejoindra plus tard.
Je débarque dans la chambre de Steve qui m’accueille avec un grand sourire. Après
avoir discuté de nos vols respectifs nous partons dans l’autre aile de l’hôtel.
Steve, Axl et moi avons pris des chambres standards. Farid a quant à lui, pris une
chambre supérieure. Ces dernières se situent dans l’immeuble haut de l’hôtel. La
prochaine fois c’est là que j’irai. Je paierai plus cher mais j’aurai moins l’impression
d’être à Calcutta.
Farid et Steve se connaissent déjà bien. Nous discutons de tout et de rien, de nos
vacances à Phuket, des jours à venir… nous sommes contents d’être là, tous ensembles.
Nous partons manger dans une cantine qui se situe en face de l’hôtel, il fait très chaud.
L’air est irrespirable. Je transpire à grosses gouttes. Je montre mes vidéos de Phuket à
Steve quand tout à coup….c’est la catastrophe. Je viens de formater ma carte SD en
effectuant une mauvaise manipulation. J’ai acheté cet appareil photo, deux jours avant
de venir, je ne le connais pas encore très bien. Je suis dégouté ! Toutes les photos,
vidéos… tout est parti.
Steve me dit qu’il est possible de récupérer les données avec certains logiciels. J’irai voir
cela demain au Pantip plaza. A partir de ce moment, je n’ai plus envie de filmer, je
baisse les bras… le report ça sera pour le prochain voyage. Farid m’exhorte à continuer
en me disant que ça n’est pas grave, qu’il me reste encore beaucoup de choses à voir.
Je me remotive, c’est reparti.
Les filles du Jum massage nous accueillent avec une pléiade de « welcome » qui se
traînent sur la dernière syllabe. Nous optons tous les trois pour le oil massage, avant de
grimper au dernier étage. Je m’allonge sur le ventre, tout en glissant ma tête dans le
trou de la table réservé à cet effet.
Sous les mains expertes de la masseuse je m’abandonne corps et âme, mon esprit
s’évade, mes muscles ne soutiennent plus mon poids, je me sens léger et lourd à la fois.
Je me laisse bercer par les douces mélodies qui s’échappent des enceintes fixées au
mur, une succession de morceaux kitch des années 80 interprétés au piano, mes yeux
se ferment, je me sens partir. C’est ce que j’apprécie le plus à Bangkok, ce contraste
frappant entre la rigueur de la ville et la douceur que l’on peut y trouver. Plongé dans la
pollution, la cohue générale, la chaleur étouffante et le bruit en permanence, il suffit de
pousser la porte d’un salon de massage pour se retrouver dans une oasis de calme, de
fraîcheur, de douceur, un saut dans l’oubli de soi, un petit voyage vers la quiétude.
Elle commence par les couilles, je sens sa main pleine d’huile s’attarder sur mes
bourses. Je me réveille doucement de ma sieste, je bande dur très rapidement. J’ai
envie de sa main sur mon sexe, tout de suite. Sans tarder je parle du billet de cinq
cents. Elle le veut, elle est prête à branler un inconnu pour l’avoir. Je pousse la serviette
déjà bien relevée, mon sexe jaillit comme un diable qui sort de sa boîte. Elle le prend
délicatement dans sa main puis commence le travail. Ses mouvements sont parfaits, sa
technique rôdée, une vraie pro. Ma bite se met à érupter par à-coups pour libérer le
liquide blanchâtre qui s’écoule doucement sur ses doigts. Ce soir je vais bien dormir.
Nous rentrons à pied à l’hôtel, satisfaits, détendus. Axl nous rejoint dans ma chambre
quelques temps après. Nous nous marrons bien, pas besoin d’entrer dans les détails en
ce qui concerne notre conversation sur les indiens qui « surpeuplent » l’établissement.
Nous décidons de faire une chicha au Nest, le rooftof de l’hôtel Fenix situé dans la
même soi. Farid préfère rester dans sa chambre, la soirée d’hier l’a mis sur les rotules.
Arrivés sur place, nous constatons qu’il n’y pas de chicha, la police a encore frappé.
Nous prenons un ou deux verres avant de partir rejoindre le pote d’Axl (Mr E) qui nous
attend en bas.
Nous empruntons l’ascenseur qui mène au Levels club. C’est la deuxième fois que je
viens dans cette boîte. Autrefois fréquenté par la high-So de Bangkok, l’établissement
reçoit désormais beaucoup de tapins qui se la jouent putes de luxe. Steve, Axl et Mr E
se prennent une bouteille.
Je ne bois pas ce soir, le souvenir de ma cuite de la veille est encore trop présent,
l’odeur de whisky qui plane dans l’air me donne envie de vomir. Je reste une petite
heure avant de leur fausser compagnie pour aller me coucher, je ne tiens plus. Je dis au
revoir à Mr E qui s’en va demain, puis je souhaite une bonne nuit à mes deux compères.
Sur le chemin du retour je m’assois dans une cantine de rue plus que vétuste. Je me
commande un riz aux crevettes ainsi que deux œufs au plat à emporter.
Je savoure ce repas, allongé sur mon lit en regardant TV5. J’apprends la mort de Prince.
J’aimais beaucoup ce chanteur, paix à son âme.
Je me lève à 10h00. Farid est probablement déjà réveillé mais je veux profiter de la
matinée pour faire une petite séance de sport au Patong Gym. Je soulève de la fonte
durant une bonne heure avant de reprendre le chemin de l’hôtel.
Après une petite douche bien méritée, je passe chercher mon cousin qui travaille, pour
ne pas changer. Nous allons nous taper un bon gros steak dans le Churasco du
Jungceylon avant de prendre la route pour Karon beach. Nous y passons toute l’après-
midi. Nous alternons siestes et baignades jusqu’au coucher du soleil.
De retour sur Patong, nous procédons comme d’habitude : petite glace au Samero’s,
douche à l’hôtel, massage de deux heures au Lemon grass 2 situé sur la second road,
puis retour dans nos chambres afin de nous préparer pour notre dernière soirée à
Phuket.
Comme à chaque séjour passé ici, nous sommes rentrés peu à peu dans une routine
faite de plages, de massages, de boites de nuits etc… Même si ce circuit quotidien n’est
pas désagréable, cela nous fera du bien de voir autre chose...
Pour notre dernier diner à Patong, nous nous rendons dans une grande cantine de sea
food située sur la second road. Je me commande un gros poisson dont j’ignore le nom,
ainsi qu’une dizaine de crevettes. Nous prenons également un crabe pour deux.
Le personnel de cette cantine est exclusivement composé de ladyboys. Certains sont
très bien faits, mais d’autres sont plus costauds que moi.
Nous savourons cet excellent repas tout en conversant avec un couple de retraités
français assis à la table d’à côté. Michel, âgé d’environ soixante-cinq ans, m’émeut
énormément en se confiant ouvertement à nous. Il nous dit être venu habiter ici avec
sa femme car plus rien ne les rattache à la France. « Nous avons trois enfants et plein
de petits enfants, mais malheureusement nous avons dû nous tromper quelque part
dans leur éducation car ils sont très distants avec nous. Ils ne passaient jamais nous voir
alors que nous habitions tous à Auxerre ». Sa femme essaie de relativiser en
généralisant ce trait de caractère, cet égoïsme, à toute la nouvelle génération. Je ne la
contredis pas même si je pense que le problème vient de ses enfants qui sont
probablement de grands merdeux ingrats.
Nous regagnons la Bangla lorsque le spectacle bat son plein. Je joue au puissance 4 avec
une yin d’environ vingt-cinq ans dans l’un des beers bars de la soi see dragon : French
kiss si je gagne, LD si je perds. Je remporte deux parties, ce qui me vaut le plaisir de
rouler des gros patins à la demoiselle. Notre jeu salace a attiré toutes ses copines qui
tentent de modifier les termes de notre jeu « next time if you loose, you lick her pussy
and if she loose she give you a blow job ». (Moi ça me va très bien…)
Sa copine, très mignonne, décide de prendre le relais. Cette fois-ci je me prends une
raclée. Je lui paie trois LD avant d’abdiquer en m’avouant vaincu. Dans un grand élan de
galanterie elle me fait un petit smack pour me consoler.
J’envoie un texto à Dao qui me dit être au Tai pan avec les australiens. Il n’est qu’une
heure du matin mais la boîte est déjà bien remplie. D’habitude les gens commencent à
arriver vers 3h00. J’ai l’impression que c’est une soirée spéciale car il est impossible de
circuler à l’intérieur.
Le petit groupe d’amis a pris deux sceaux remplis de bouteilles. Aussitôt arrivés à leur
table, l’un des koalas me demande ce que je veux boire ; Whisky-Coca comme
d’habitude. Farid quant à lui, tourne à la vodka-orange.
La foule compacte nous bouscule sans arrêt, l’un des australiens semble très agacé ; il
appelle une serveuse pour lui murmurer quelque chose à l’oreille. Quelques minutes
plus tard, plusieurs serveurs viennent débarrasser notre table. Nous suivons ces
derniers qui nous trouvent un emplacement de premier choix sur le podium, tout près
des danseuses. Nous pouvons enfin respirer tout en profitant de la vue imprenable sur
les petits culs qui se déhanchent devant nous.
Dao porte une robe blanche moulante qui lui arrive à mi-cuisses, ses seins sont
généreusement exposés à la vue de tous grâce à un décolleté plus que plongeant. Elle
se frotte à moi en dansant, j’en profite pour lui caresser les fesses, les hanches, sa peau
est douce, glissante comme si elle s’était badigeonnée de crème.
Lorsqu’elle me présente son dos et ses fesses rebondies j’en profite pour plonger mon
nez dans sa longue crinière brune qui sent bon le champoing. J’ai l’impression d’être
une bête sauvage à côté d’une telle créature. Elle m’inspire la propreté, J’ai comme une
incommensurable envie de goûter à son corps tout entier, de la pénétrer si
profondément que je la possèderai tel un Djinn ou un esprit.
« T’es bien allumé mon pote, parle tranquillement, articule et fait gaffe à ne pas
tomber», voilà ce que ma petite voix intérieure susurre à ma conscience lorsque je
réalise, entre deux verres, que je suis mort saoul.
Farid vient m’annoncer qu’il rentre à l’hôtel avec sa nouvelle copine, une longue liane
brune à la peau très blanche qui lui donne des airs de chinoise. Entre deux propos
inaudibles, je comprends qu’il viendra me réveiller demain matin, mon état d’ébriété
avancé le rend inquiet car nous devons quitter l’hôtel à midi.
Je danse, pris en sandwich entre Dao et une danseuse du podium, je parle à un koala,
un verre tombe par terre, une serveuse moche me frotte, je titube sur la sensabai, très
long cunnilingus, je lui bouffe le cul, j’arrive enfin au stade paroxystique de ma défonce,
je suis superman, sans hésitation, sans circonvolution sexuelle inutile, je l’encule.
Ces flashbacks discontinus de ma fin de soirée sont précis tout en étant flous. J’arrive à
poser des sensations sur mes souvenirs mais je ne suis pas certain d’avoir vraiment
vécu ces scènes. Délire onirique ou réalité ? Je ne sais plus… Tant pis, c’était pathétique,
tant mieux, c’était magique.
8*
La sonnerie de mon téléphone vient me chercher loin, très loin… Je sors de mon coma
tant bien que mal pour me trainer jusqu’à la salle de bain. Je suis encore sous l’effet de
l’alcool mais je suis bel et bien passé du côté obscur de la cuite. Ma tête est lourde, je
sens mon corps tout frêle, tremblotant, j’ai le ventre gonflé, ma propre odeur me
répugne. Je me débarrasse de ma sueur chargée de Red, en restant un bon moment
sous le jet d’eau. J’en profite pour me brosser les dents. La bouche pleine de dentifrice,
J’appelle Dao qui dort dans l’autre pièce pour lui dire de se lever.
Sans inspecter les scooters, le loueur reprend les clés en nous remettant l’argent de la
caution. Nous échangeons un dernier baiser d’adieu avec nos femmes puis nous
grimpons dans le fourgon gris qui démarre aussitôt pour l’aéroport. Après deux arrêts
pour récupérer d’autres passagers, la navette fonce sous les trombes d’eau qui
s’abattent sur l’île. C’est la première fois qu’il pleut depuis notre arrivée.
Le voyage se passe mal. Je ferme les yeux dès que j’en ai l’occasion. Le Burger King, que
j’avale une fois la douane passée, agit comme un somnifère.
Je me réveille en sursaut lorsque les roues de l’avion heurtent le tarmac de l’aéroport
de Don Muang. Je vais beaucoup mieux, la sieste m’a fait énormément de bien.
Après un petit quart d’heure d’attente pour obtenir un taxi, nous roulons en direction
de Sukhumvit.
Le hall de l’Ambassador hôtel situé soi 11, est rempli d’indiens, on se croirait à
Mumbaï. Des groupes entiers de jeunes hommes s’assoient sur les marches de l’entrée,
sur les murets, les bancs… à mon étage toutes les chambres restent ouvertes, ça leur
permet de circuler librement en allant les uns chez les autres sans restriction. Gros
consommateurs de tapins, les ascenseurs sont bien sollicités. Quand une pute
redescend après une passe, deux autres montrent, le manège est incessant.
Ma chambre donne sur la piscine de l’hôtel, j’irai probablement y faire un tour dans les
jours à venir. Je prends le temps de défaire ma valise, nous restons trois nuits à
Bangkok. Je prends une douche, m’allonge une petite demi-heure puis tente de joindre
Axl et Steve.
Steve est l’ami avec lequel j’avais fait la République dominicaine en 2013. Nous étions
déjà amis à Paris, nous sommes arrivés à la même période à Genève.
Quant à Axl il est inutile de vous le présenter, c’est tout simplement l’homme qui a
baisé toutes les putes de l’Ibar, de l’Inso, ce mec est plus connu à Pattaya que ne l’était
Elvis à Memphis, il peuple les contes et légendes d'Isaan: "attention ma fille, si tu n'es
pas sage j'appelle Axl...", ou encore "si tu ne travailles pas bien à l'école, Axl t'attrapera
à l'Ibar et on entendra plus jamais parler de toi", l’un des pères fondateurs du kiniaow
spirit. « Ze » punter !
Axl me dit au téléphone qu’il est parti faire un rooftop avec l’un de ses amis qui doit
partir demain pour un long périple en Asie. Il nous rejoindra plus tard.
Je débarque dans la chambre de Steve qui m’accueille avec un grand sourire. Après
avoir discuté de nos vols respectifs nous partons dans l’autre aile de l’hôtel.
Steve, Axl et moi avons pris des chambres standards. Farid a quant à lui, pris une
chambre supérieure. Ces dernières se situent dans l’immeuble haut de l’hôtel. La
prochaine fois c’est là que j’irai. Je paierai plus cher mais j’aurai moins l’impression
d’être à Calcutta.
Farid et Steve se connaissent déjà bien. Nous discutons de tout et de rien, de nos
vacances à Phuket, des jours à venir… nous sommes contents d’être là, tous ensembles.
Nous partons manger dans une cantine qui se situe en face de l’hôtel, il fait très chaud.
L’air est irrespirable. Je transpire à grosses gouttes. Je montre mes vidéos de Phuket à
Steve quand tout à coup….c’est la catastrophe. Je viens de formater ma carte SD en
effectuant une mauvaise manipulation. J’ai acheté cet appareil photo, deux jours avant
de venir, je ne le connais pas encore très bien. Je suis dégouté ! Toutes les photos,
vidéos… tout est parti.
Steve me dit qu’il est possible de récupérer les données avec certains logiciels. J’irai voir
cela demain au Pantip plaza. A partir de ce moment, je n’ai plus envie de filmer, je
baisse les bras… le report ça sera pour le prochain voyage. Farid m’exhorte à continuer
en me disant que ça n’est pas grave, qu’il me reste encore beaucoup de choses à voir.
Je me remotive, c’est reparti.
Les filles du Jum massage nous accueillent avec une pléiade de « welcome » qui se
traînent sur la dernière syllabe. Nous optons tous les trois pour le oil massage, avant de
grimper au dernier étage. Je m’allonge sur le ventre, tout en glissant ma tête dans le
trou de la table réservé à cet effet.
Sous les mains expertes de la masseuse je m’abandonne corps et âme, mon esprit
s’évade, mes muscles ne soutiennent plus mon poids, je me sens léger et lourd à la fois.
Je me laisse bercer par les douces mélodies qui s’échappent des enceintes fixées au
mur, une succession de morceaux kitch des années 80 interprétés au piano, mes yeux
se ferment, je me sens partir. C’est ce que j’apprécie le plus à Bangkok, ce contraste
frappant entre la rigueur de la ville et la douceur que l’on peut y trouver. Plongé dans la
pollution, la cohue générale, la chaleur étouffante et le bruit en permanence, il suffit de
pousser la porte d’un salon de massage pour se retrouver dans une oasis de calme, de
fraîcheur, de douceur, un saut dans l’oubli de soi, un petit voyage vers la quiétude.
Elle commence par les couilles, je sens sa main pleine d’huile s’attarder sur mes
bourses. Je me réveille doucement de ma sieste, je bande dur très rapidement. J’ai
envie de sa main sur mon sexe, tout de suite. Sans tarder je parle du billet de cinq
cents. Elle le veut, elle est prête à branler un inconnu pour l’avoir. Je pousse la serviette
déjà bien relevée, mon sexe jaillit comme un diable qui sort de sa boîte. Elle le prend
délicatement dans sa main puis commence le travail. Ses mouvements sont parfaits, sa
technique rôdée, une vraie pro. Ma bite se met à érupter par à-coups pour libérer le
liquide blanchâtre qui s’écoule doucement sur ses doigts. Ce soir je vais bien dormir.
Nous rentrons à pied à l’hôtel, satisfaits, détendus. Axl nous rejoint dans ma chambre
quelques temps après. Nous nous marrons bien, pas besoin d’entrer dans les détails en
ce qui concerne notre conversation sur les indiens qui « surpeuplent » l’établissement.
Nous décidons de faire une chicha au Nest, le rooftof de l’hôtel Fenix situé dans la
même soi. Farid préfère rester dans sa chambre, la soirée d’hier l’a mis sur les rotules.
Arrivés sur place, nous constatons qu’il n’y pas de chicha, la police a encore frappé.
Nous prenons un ou deux verres avant de partir rejoindre le pote d’Axl (Mr E) qui nous
attend en bas.
Nous empruntons l’ascenseur qui mène au Levels club. C’est la deuxième fois que je
viens dans cette boîte. Autrefois fréquenté par la high-So de Bangkok, l’établissement
reçoit désormais beaucoup de tapins qui se la jouent putes de luxe. Steve, Axl et Mr E
se prennent une bouteille.
Je ne bois pas ce soir, le souvenir de ma cuite de la veille est encore trop présent,
l’odeur de whisky qui plane dans l’air me donne envie de vomir. Je reste une petite
heure avant de leur fausser compagnie pour aller me coucher, je ne tiens plus. Je dis au
revoir à Mr E qui s’en va demain, puis je souhaite une bonne nuit à mes deux compères.
Sur le chemin du retour je m’assois dans une cantine de rue plus que vétuste. Je me
commande un riz aux crevettes ainsi que deux œufs au plat à emporter.
Je savoure ce repas, allongé sur mon lit en regardant TV5. J’apprends la mort de Prince.
J’aimais beaucoup ce chanteur, paix à son âme.
Vous allez tous flotter en bas !!!
