Yayus in Asia - AVRIL 2016
#10
14*

La journée se déroule plutôt bien. À l’aller, notre bus dont le moteur fait un étrange
bruit de tambour, tombe en panne, nous devons en attendre un autre pendant une
petite demi-heure avant de repartir. À part ce petit incident tout va bien.
Le tour est bien entendu, destiné à une clientèle de pigeons, mais à ce prix là il ne fallait
pas s’attendre à une virée sur la planète Mars. La ballade sur le Mékong est néanmoins
très sympa. On réalise à quel point il devait être difficile de faire la guerre dans cette
région du monde, c’est un sacré bourbier comme ils disaient autrefois. Au final je ne
regrette pas cette journée qui nous a permis de sortir un peu de la ville pour voir autre
chose. Au retour, mes deux compagnons s’endorment comme des bébés dans le car.

Une fois revenus à HCM city, Steve et Axl remontent dans leur chambre pour terminer
leur sieste. Pour ma part je me rends chez le coiffeur/barbier collé à notre hôtel. Cet
établissement est destiné aux hommes. De nombreuses pseudo putes en mini-jupes
moulantes, qui take care les clients sans les sucer, sont assises sur les canapés du salon.
C’est un concept étrange, comme les japonais les aiment. En fait ce sont de belles
hôtesses qui allument, qui essuient le visage, qui s’assoient sur les genoux des clients
pour leur faire la conversation, qui massent les épaulent, mais avec qui rien de concret
ne se passe… frustrant comme une lap dance.
J’ai tout de même apprécié de me faire masser le crâne par une jolie demoiselle aux
seins énormes. Debout derrière moi, Elle plaçait volontairement ma tête fraichement
rasée entre ses deux grosses mamelles.

Ne souhaitant pas rentrer dans ma chambre, je pars faire un spa dans un hôtel quatre
étoiles que j’aperçois après quelques minutes de marche. Je monte au premier étage,
sonne à la porte, une belle masseuse en jupe noire vient m’ouvrir.

Elle me fait couler un bain pendant que je patiente dans la salle d’attente. Une fois que
tout est prêt, je la suis dans une salle dans laquelle m’attendent un bain chaud et un
hammam. Elle me dit de prendre mon temps, de profiter, de me relaxer, « call me when
you are ready for massage ».

Je m’allonge dans le jacuzzi comme un cowboy, je me laisse aller, je ferme les yeux, j’ai
l’impression d’avoir pris un multiplexer (drogue de synthèse dans le livre de Robert
Silverberg, « les monades urbaines »), mon esprit est partout à la fois, libre, je suis à
Bangkok sur un rooftop en début de soirée, je contrôle la ville, je suis à Phuket au bord
d’une piscine entourée de palmiers, une belle Thaïlandaise à la peau halée à mes côtés,
je suis à Tokyo, seul dans ma petite chambre d’hôtel perchée au huitième étage, dans
ma bulle, en sécurité, je regarde la télé pendant qu’un vent violent fait éclater les
gouttes de pluie sur les carreaux de la fenêtre, Je suis en Turquie, dans la Cappadoce,
j’observe ce paysage lunaire qui n’en finit plus tout en dégustant un thé à la pomme à la
terrasse d’un café, je suis en Algérie en plein été, au milieu d’un champ, je m’allonge
sous un olivier, je regarde le ciel d’un bleu profond, infini, j’ai l’impression d’être un
oiseau, je parcours les villes du monde que j’ai pu visiter, je les observe de tout en haut,
que la pesanteur aille se faire foutre.

Je ne m’attarde pas trop dans le hammam, je ne suis pas particulièrement fan. J’appelle
la masseuse, je m’endors dès que ses mains touchent mon corps. Je sors de là détendu,
reposé, j’ai fait le plein d’énergie.

Demain nous partons pour Kuala Lumpur. Axl et moi avons envie de nous offrir un
dernier repas vietnamien au Quan An Ngon, le restaurant près de notre hôtel. Steve
préfère aller manger au Cosmo, le côté occidental du lieu lui sied plus. Je commande le
même plat que la première fois, j’aurai le loisir de découvrir d’autres spécialités lors
d’un prochain voyage, ce soir j’opte pour une valeur sûre. Je me régale autant que la
première fois.

Nous rejoignons Steve au Sarah café sur la Bui Vien. Nous fumons une chicha avant de
prendre un taxi pour nous rendre à l’Apocalypse Now.

La boîte est pleine à craquer. Les putes sont toujours au rendez-vous. Nous prenons
une bouteille de Chivas, même si cela n’est pas vraiment raisonnable car nous prenons
l’avion demain. Nous commençons à vider les verres, le doux poison s’infiltre dans mes
veines, je me prends en pleine face « die Welle der Alkohol » comme disent les
Allemands (La vague d’alcool), je plane comme un drogué.

Steve accoste une fille qui lui affiche le doux prix de trois millions de dongs (115 euros).
Il revient de sa mésaventure en me murmurant à l’oreille « elle m’a fait le tarif négro la
salope ». Je ne peux m’empêcher de rire sachant qu’il a probablement raison. « Homme
noir trop beaucoup… » (#FullMetalJacket).

Une fois la bouteille terminée, nous quittons les lieux pour le GO2. Dès que nous
arrivons, je repère May Lee et ses copines. Ce soir elles ont bu, ça promet une soirée
plus torride que la première fois. Je la kidnappe pour l’emmener à ma table.

Mes potes sont également accompagnés. Steve est dans son monde en train de frotter
sa conquête tandis qu’Axl m’avoue avoir un mauvais feeling avec la sienne même s’il
compte la prendre.

Nous rentrons à l’hôtel, il est tard, nous avons bu, nous ne sommes pas prêts de nous
coucher et nous nous réveillons assez tôt pour prendre l’avion : Nous sommes dans la
merde…

May Lee semble plus douce, plus relâchée que la première fois. Elle m’embrasse à
pleine bouche, je sens qu’elle veut faire l’amour. Avec sa tête de mamasan, je n’ai
aucune envie de faire cela tendrement. Je la place à quatre pattes, lui appuie la tête sur
le matelas puis commence à la baiser violemment. Je la fais bien crier, je sens que pour
elle, la soirée ne se passe absolument pas comme elle l’imaginait. Le Chivas m’a rendu
méchant, je le réalise dans un moment de lucidité. J’arrête soudainement pour lui
demander si tout va bien, elle me dit avoir un peu mal. Je me sens sale, minable. Dans
mon délire d’alcoolique, mon sentiment de culpabilité est exacerbé jusqu’à en prendre
des proportions comiques. Je m’excuse auprès de May Lee, je la vois désormais comme
un petit oiseau fragile, blessé. Je la prends tendrement dans mes bras puis lui fais
l’amour en missionnaire en la regardant dans les yeux… Pathétique. Encore trop saoul,
Je demande à May Lee de rentrer chez elle après lui avoir payé ce que je lui devais. Il
me faut un sommeil réparateur si je veux avoir une petite chance de tenir debout
demain.

Vous allez tous flotter en bas !!!  Jester
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Messages dans ce sujet
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by pattayus lélé sexyman - 04/09/2016, 01:40
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by Axl - 04/09/2016, 17:16
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by rogerrabbit - 04/09/2016, 17:18
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by LongJohn - 04/09/2016, 18:59
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by FEOMAN - 04/09/2016, 19:42
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by FEOMAN - 04/09/2016, 20:08
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by FEOMAN - 04/09/2016, 20:34
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by sunil - 05/09/2016, 00:20
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by tabbb - 05/09/2016, 00:23
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by mister314 - 07/09/2016, 11:39
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by Axl - 07/09/2016, 18:00
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by le_chat - 09/09/2016, 20:29
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by exceed - 10/09/2016, 09:08
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by implicite - 10/09/2016, 19:07
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by Minixx - 13/09/2016, 01:39
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by Henjay - 07/10/2016, 01:11
RE: Yayus in Asia - AVRIL 2016 - by Ronaldo - 07/09/2017, 10:24

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