27/07/2017, 05:48
Jeudi 20 avril 2017 – 04h00 – Bangkok, Thaïlande
Allongé sur le lit. Il fait une chaleur à crever. J'aimerai écrire un livre sur la Thaïlande mais je ne sais pas comment.
C'est vrai que je suis super content d'être là mais je me rends vite compte que chercher une copine ici est une très mauvaise idée. Ce n'est pas très grave. Ce n'est pas la raison pour laquelle je suis venu ici. Pourquoi suis-je venu ici d’ailleurs ?
Je n’en pouvais plus de vivre en France. J’avais besoin de faire un break, prendre du recul. Et c'est exactement ce que je suis en train de faire. Je ne pense plus à la France. Je pense à autre chose. Je me lave l'esprit oserai-je dire.
Mais Bangkok commence déjà par me sortir par les oreilles. Trop de monde, trop de pollution, trop de bruits.
J'ai besoin de nature à présent. Je décide de partir faire un petit tour de la Thaïlande en train dès que Songkran sera passé.
Mercredi 26 avril 2017 – 20h00 – Ayutthaya, Thaïlande
Visite des ruines de la ville historique d’Ayutthaya, ancienne capitale siamoise.
Samedi 29 avril 2017 – 19h00 – Khao Yai, Thaïlande
Visite du parc national de Khao Yai.
Lundi 1er mai 2017 – 11h30 – Pak Chong, Thaïlande
Dès que les nuages s'espacent quelque peu et laissent le soleil briller de tout son soul, il fait une chaleur intense, presque insupportable si je n'étais allongé à côté de la piscine dans laquelle je plonge pour me rafraichir toute les 20 minutes. La nature est luxuriante dans cet hôtel bon marché où les grillons font un bruit assourdissant. Quatre libellules se taquinent au bord de l'eau tandis que deux papillons blancs volètent tranquillement en direction de je ne sais quelle destiné magique.
Le bruit des grillons est tellement fort qu'il en devient oppressant. J'ai l'impression d'être assiégé par des milliers d'ennemis invisibles. Sentiment étrange.
Il n'y a personne dans l'hôtel. Je suis le seul client. Sensation étrange à nouveau. Même les employés semblent avoir déserté les lieux.
Le tonnerre gronde au loin. Les nuages reviennent à nouveau. Le soleil disparait. La chaleur devient plus supportable.
Je plonge à nouveau dans l'eau et revient m'allonger sur le transat. Quelques gouttes commencent à tomber. Le bruit du tonnerre semble se rapprocher.
J'hésite à aller m'asseoir sur un des bancs situés sous la pagode à côté de la piscine.
Le temps semble s'être arrêté. Tout comme le bruit des grillons qui devait être annonciateur de la pluie et de l'orage.
Quelques fruits tombent de temps en temps d'un manguier et viennent s'écraser sur les dalles blanches.
Il continue de pleuvoir sur la mare pleine de poissons qui entoure au trois quart la pagode. L'orage gronde de plus en plus. Ambiance tropicale. Les gouttes de pluie s'accélèrent et font de petites bulles magnifiques à la surface de la piscine. J'entends le bruit d'une mangue qui tombe d'un arbre. Les libellules ont disparu. Une autre mangue tombe. La vie semble si éphémère et miraculeuse telles ces bulles qui se forment et disparaissent aussitôt à la surface de l'eau.
12h30
J'ai commencé la journée d'hier par un massage thaï que j'ai vite regretté par la douleur qu'il m'a procurée. J'aurais dû choisir un massage à l’huile. Ce sera pour une autre fois.
Je suis ensuite allé visiter la petite ville de Pak Chong. "Toute les villes sont moches en Thaïlande" ai-je lu sur un forum sur internet. Je n'ai pas encore d'avis sur la question.
Je suis parti de la place du marché de nuit dont les stands commençaient à être installés avant de remonter une rue menant à la gare. La plupart des magasins étaient fermés en ce dimanche après-midi. Je me suis arrêté devant le menu situé à l'entrée d'un restaurant occidental avant de discuter avec la propriétaire des lieux. Je suis entré et ai opté pour un wrap et des frites, un repas qui ne restera pas dans mes annales gastronomiques thaïlandaises. J'ai continué à discuter avec Pam, qui parlait plutôt bien anglais du fait de ses 27 ans passés en Californie à Long Beach ; ville située à 30km au sud de Los Angeles.
Elle m'a dit qu'elle se renseignerait pour voir si je pourrais trouver du travail à Pak Chong, comme professeur notamment et qu'elle me rappellerait ce matin ; ce qu'elle n'a pas fait.
Je suis ensuite allé chez le coiffeur me faire raser la barbe et couper les cheveux.
Je suis repassé par le marché de nuit où j'ai pris un repas à emporter que je pensais manger tranquillement sur la terrasse de la piscine de l'hôtel.
C'était sans compter la présence d'une dizaine de thaïlandais qui faisait un barbecue. En temps normal, j'aurais rebroussé chemin mais mû par un récent désir de rencontrer du monde et de ne pas manquer une chance de sortir de ma solitude, je suis allé vers eux pour discuter et ils m'ont tout de suite proposé de me joindre à leur table. C'était assez cool. J'ai bien sympathisé avec une des thaïlandaises notamment. Puis, après mangé, on a fait des jeux à boire avec du whisky avant de finir quelque peu éméchés à chanter des chansons thaïs et anglo-saxonnes à la guitare.
13h00
L'orage continue de gronder et la pluie de tomber doucement. Je suis déçu de ne pas pouvoir me mettre à bronzer au bord de la piscine et me dis que je vais vite devoir reprendre mon chemin vers d'autres cieux si la météo demeure aussi peu clémente. Je commence à comprendre pourquoi mon hôtel est si désert et la piscine pleine de transats vides.
Je me rends compte aussi que je n'ai pas laissé mon numéro de téléphone à Pam et que c'est pour cela qu'elle ne m'a pas rappelé.
Allongé sur le lit. Il fait une chaleur à crever. J'aimerai écrire un livre sur la Thaïlande mais je ne sais pas comment.
C'est vrai que je suis super content d'être là mais je me rends vite compte que chercher une copine ici est une très mauvaise idée. Ce n'est pas très grave. Ce n'est pas la raison pour laquelle je suis venu ici. Pourquoi suis-je venu ici d’ailleurs ?
Je n’en pouvais plus de vivre en France. J’avais besoin de faire un break, prendre du recul. Et c'est exactement ce que je suis en train de faire. Je ne pense plus à la France. Je pense à autre chose. Je me lave l'esprit oserai-je dire.
Mais Bangkok commence déjà par me sortir par les oreilles. Trop de monde, trop de pollution, trop de bruits.
J'ai besoin de nature à présent. Je décide de partir faire un petit tour de la Thaïlande en train dès que Songkran sera passé.
Mercredi 26 avril 2017 – 20h00 – Ayutthaya, Thaïlande
Visite des ruines de la ville historique d’Ayutthaya, ancienne capitale siamoise.
Samedi 29 avril 2017 – 19h00 – Khao Yai, Thaïlande
Visite du parc national de Khao Yai.
Lundi 1er mai 2017 – 11h30 – Pak Chong, Thaïlande
Dès que les nuages s'espacent quelque peu et laissent le soleil briller de tout son soul, il fait une chaleur intense, presque insupportable si je n'étais allongé à côté de la piscine dans laquelle je plonge pour me rafraichir toute les 20 minutes. La nature est luxuriante dans cet hôtel bon marché où les grillons font un bruit assourdissant. Quatre libellules se taquinent au bord de l'eau tandis que deux papillons blancs volètent tranquillement en direction de je ne sais quelle destiné magique.
Le bruit des grillons est tellement fort qu'il en devient oppressant. J'ai l'impression d'être assiégé par des milliers d'ennemis invisibles. Sentiment étrange.
Il n'y a personne dans l'hôtel. Je suis le seul client. Sensation étrange à nouveau. Même les employés semblent avoir déserté les lieux.
Le tonnerre gronde au loin. Les nuages reviennent à nouveau. Le soleil disparait. La chaleur devient plus supportable.
Je plonge à nouveau dans l'eau et revient m'allonger sur le transat. Quelques gouttes commencent à tomber. Le bruit du tonnerre semble se rapprocher.
J'hésite à aller m'asseoir sur un des bancs situés sous la pagode à côté de la piscine.
Le temps semble s'être arrêté. Tout comme le bruit des grillons qui devait être annonciateur de la pluie et de l'orage.
Quelques fruits tombent de temps en temps d'un manguier et viennent s'écraser sur les dalles blanches.
Il continue de pleuvoir sur la mare pleine de poissons qui entoure au trois quart la pagode. L'orage gronde de plus en plus. Ambiance tropicale. Les gouttes de pluie s'accélèrent et font de petites bulles magnifiques à la surface de la piscine. J'entends le bruit d'une mangue qui tombe d'un arbre. Les libellules ont disparu. Une autre mangue tombe. La vie semble si éphémère et miraculeuse telles ces bulles qui se forment et disparaissent aussitôt à la surface de l'eau.
12h30
J'ai commencé la journée d'hier par un massage thaï que j'ai vite regretté par la douleur qu'il m'a procurée. J'aurais dû choisir un massage à l’huile. Ce sera pour une autre fois.
Je suis ensuite allé visiter la petite ville de Pak Chong. "Toute les villes sont moches en Thaïlande" ai-je lu sur un forum sur internet. Je n'ai pas encore d'avis sur la question.
Je suis parti de la place du marché de nuit dont les stands commençaient à être installés avant de remonter une rue menant à la gare. La plupart des magasins étaient fermés en ce dimanche après-midi. Je me suis arrêté devant le menu situé à l'entrée d'un restaurant occidental avant de discuter avec la propriétaire des lieux. Je suis entré et ai opté pour un wrap et des frites, un repas qui ne restera pas dans mes annales gastronomiques thaïlandaises. J'ai continué à discuter avec Pam, qui parlait plutôt bien anglais du fait de ses 27 ans passés en Californie à Long Beach ; ville située à 30km au sud de Los Angeles.
Elle m'a dit qu'elle se renseignerait pour voir si je pourrais trouver du travail à Pak Chong, comme professeur notamment et qu'elle me rappellerait ce matin ; ce qu'elle n'a pas fait.
Je suis ensuite allé chez le coiffeur me faire raser la barbe et couper les cheveux.
Je suis repassé par le marché de nuit où j'ai pris un repas à emporter que je pensais manger tranquillement sur la terrasse de la piscine de l'hôtel.
C'était sans compter la présence d'une dizaine de thaïlandais qui faisait un barbecue. En temps normal, j'aurais rebroussé chemin mais mû par un récent désir de rencontrer du monde et de ne pas manquer une chance de sortir de ma solitude, je suis allé vers eux pour discuter et ils m'ont tout de suite proposé de me joindre à leur table. C'était assez cool. J'ai bien sympathisé avec une des thaïlandaises notamment. Puis, après mangé, on a fait des jeux à boire avec du whisky avant de finir quelque peu éméchés à chanter des chansons thaïs et anglo-saxonnes à la guitare.
13h00
L'orage continue de gronder et la pluie de tomber doucement. Je suis déçu de ne pas pouvoir me mettre à bronzer au bord de la piscine et me dis que je vais vite devoir reprendre mon chemin vers d'autres cieux si la météo demeure aussi peu clémente. Je commence à comprendre pourquoi mon hôtel est si désert et la piscine pleine de transats vides.
Je me rends compte aussi que je n'ai pas laissé mon numéro de téléphone à Pam et que c'est pour cela qu'elle ne m'a pas rappelé.
Im Charlie, Cheap Charlie and i come from kiniaoland
