Bandar Seri Begawan – 4 Janvier 2019
Je dors de 20 heures à 3 heures du matin, puis jusqu’à 7 heures. Je déjeune dans
un restaurant après le Burger King d’un riz frit et d’un café. Je visite la mosquée
Omar Ali Saifuddien, la plus grande du pays, juste l’extérieur, pour cause de
vendredi. À 9 heures c’est déjà la canicule. Je prends un double expresso au
Coffe Bean and Tea Leaf, hyper climatisé. Je reprends la direction du fleuve,
et pour un dollar une barque rapide me dépose sur l’une des jetées de Kampong
Ayer, le village sur pilotis.
Je me promène pendant deux heures sur des passerelles et des pontons d’un mètre
cinquante de large. C’est très tranquille, je ne croise presque personne. Des bateaux
rapides empruntent les chenaux les plus larges. La plupart des chats sont en liberté,
quelques autres sont en cage. Des crottes blanches sèchent à des endroits précis sur
les passerelles, comme s’ils avaient l’habitude de déféquer en groupes.
Trois types en T-shirts bleus à l’ombre d’une des jetées entament la conversation.
La France leur évoque aussitôt Mbappé, Giroud et Griezmann. Ils disent qu’ils
sont policiers et me montrent leur poste juste derrière. Nous discutons cinq minutes.
Je leur sors deux phrases en Indonésien, ce qui les rend très joyeux. L’un d’eux dit
qu’il aime l’Indonésie, surtout Bandung où il se rend avec escale à KL, sans me dire
précisément ce qui l’attire là-bas. Puis il place deux barquettes de gaufres dans un
plastique qu’il me tend. Je marche jusque sous le grand pont suspendu où sont
garées les voitures. Je retraverse le village par un autre itinéraire.
Le sol en planche bouge, l’eau semble immobile, et je marche en vacillant. Je
rencontre quatre enfants. Ils demandent d’où je viens. Et comme les adultes,
ils répondent en chœur : « Thank you for visiting Brunei! » Et ça tombe bien,
il me reste quatre gaufres. Je rentre prendre une douche, rends mes clés et
utilise pendant encore une heure la clim et le wifi de l’hôtel avant de
descendre prendre mon bus qui attend juste devant.
Je dors de 20 heures à 3 heures du matin, puis jusqu’à 7 heures. Je déjeune dans
un restaurant après le Burger King d’un riz frit et d’un café. Je visite la mosquée
Omar Ali Saifuddien, la plus grande du pays, juste l’extérieur, pour cause de
vendredi. À 9 heures c’est déjà la canicule. Je prends un double expresso au
Coffe Bean and Tea Leaf, hyper climatisé. Je reprends la direction du fleuve,
et pour un dollar une barque rapide me dépose sur l’une des jetées de Kampong
Ayer, le village sur pilotis.
Je me promène pendant deux heures sur des passerelles et des pontons d’un mètre
cinquante de large. C’est très tranquille, je ne croise presque personne. Des bateaux
rapides empruntent les chenaux les plus larges. La plupart des chats sont en liberté,
quelques autres sont en cage. Des crottes blanches sèchent à des endroits précis sur
les passerelles, comme s’ils avaient l’habitude de déféquer en groupes.
Trois types en T-shirts bleus à l’ombre d’une des jetées entament la conversation.
La France leur évoque aussitôt Mbappé, Giroud et Griezmann. Ils disent qu’ils
sont policiers et me montrent leur poste juste derrière. Nous discutons cinq minutes.
Je leur sors deux phrases en Indonésien, ce qui les rend très joyeux. L’un d’eux dit
qu’il aime l’Indonésie, surtout Bandung où il se rend avec escale à KL, sans me dire
précisément ce qui l’attire là-bas. Puis il place deux barquettes de gaufres dans un
plastique qu’il me tend. Je marche jusque sous le grand pont suspendu où sont
garées les voitures. Je retraverse le village par un autre itinéraire.
Le sol en planche bouge, l’eau semble immobile, et je marche en vacillant. Je
rencontre quatre enfants. Ils demandent d’où je viens. Et comme les adultes,
ils répondent en chœur : « Thank you for visiting Brunei! » Et ça tombe bien,
il me reste quatre gaufres. Je rentre prendre une douche, rends mes clés et
utilise pendant encore une heure la clim et le wifi de l’hôtel avant de
descendre prendre mon bus qui attend juste devant.
Find, Feel, Fuck and Remember.
