18/02/2015, 17:32
La soirée anniversaire d'hier etait vraiment pas top. y a des gens qui savent pas inviter, rien que la musique, j'avais envie de partir. Bref.
je lis vos commentaires, et je me garde de les commenter surtout quand les gens font des suppositions sur la finalité de la quenelle: comme je décris mes propres pensées a peut pres chronologiquement aussi, ca m'aide a savoir ce que les gens auraient fait ou pensé a ma place. grosse différence cependant, vous, vous etes sur vos gardes en lisant ce récit parce que vous savez (ou croyez savoir) comment ca se termine. moi, je suis a peu pret détendu du fion quand je vivais tout ca.
------------------
le lendemain matin, il a fallu se lever tot: 4:30 pour etre a l'heure pour l'avion a souwatnapoom.
a l'aeroport, elle a une mine abattue. pas par la fatigue, elle se leve souvent tres tot.
pour ma part, je suis confiant, détendu. je ne suis pas triste comme la fois précédente.
elle: tilak, tu n'es pas triste toi?
moi: non. je vais t'apeller dès que je serais au qatar, si je trouve du WIFI, sinon, ce sera SMS ou mail en fonction de ce que je trouve...
elle: tu ne vas pas m'oublier ensutie, quand tu sera en france?
moi: mais non, arrete enfin! tu crois que j'ai fais tout ca pour aujourd'hui te laisser tomber?
elle: lukasz aussi me disait ca.
putain, arrete de parler de lui dans un moment pareil.
elle: tilak, tu veux que je te fasse un café? ou un chocolat? je peux aller en prendre a la presse la bas.
moi: oui!
en fait, je ne rafole pas tant que ca du café.
Je crois que souvent, je manifeste des envies faciles a satisfaire pour qu'elle puisse les satisfaire sans avoir trop d'efforts a faire, et par conséquent me faire plaisir.
tu vois tilak, je te demande de l'argent, certes, mais je m'occupe bien de toi, je te fais ton café
c'est l'heure de l'embarquement.
elle-tilak, essaye de rester dans le champ des caméra, il y a une grande télé, je pourrais te voir jusqu'a la fin d'ici.
moi: bah, j'aurais pas trop le choix! a un moment je serais plus dans le champ forcément...
elle-tu vas me manquer énormément.
moi: moi aussi, aller, bisous. t'inquiete pas. ne pleure pas, je reviendrais pour songkran.
elle: toi tu pleure pas, moi je suis une femme, tu es fort!
no comment...
aller, cette fois, je passe la porte. elle m'apelle encore dans la file d'attente, je la rassure.
Je reviendrais.
cette fois, l'avion décole.
15 heures plus tard, je suis a paris, dans le froid. la correspondance chaotique au qatar m'a empeché de me changer, je suis toujours en short et en tongs.
3 heures plus tard je suis chez mon oncle a raconter mes exploits.
le lendemain, je repars en covoiturage vers ma ville moyenne.
voila. je pose mes bagages, je débale. il fait tres froid. je me dépeche de ralumer la chaudiere et remettre en route la bbox. un SMS pour Ae. (bien que là, j'ai la flemme d'apeller et pas le temps)
le lendemain, j'apelle la radio comme prévu.
il m'explique qu'effectivement, ca ne l'a pas fait avec le journaliste embauché, et qu'il me propose donc le job si ca m'intéresse tjs.
rendez vous le 4 janvier au matin pour prendre mes fonctions, donc.
wow. quand meme, ca fait bizarre. me voici bientot technicien dans une radio avec une tres bonne audience, pourquoi pas animateur ou journaliste? tout es possible! (apellons cette radio: "radio azur" je suis obligé de la nommer pour plus tard, c'est pas celle ci, je veux surtout pas nommer ma radio)
noel approche.
J'apelle Ae tous les jours.
ma grand mere est a l'hopital.
le pere de Ae, lui est revenu chez lui. Ae me dit qu'il a demandé a revenir a la maison. il sait qu'il va mourrir, il ne veut pas rester a l'hopital. Il est tres fatigué et amaigri. il ne parle plus. l'autre soir, tout le monde était a le veiller, le frere avait pris une journée de congés, mais finallement c'était pas pour cette fois...
les 5 jours qui suivent noel ont été tres lourd. elle pleurait beaucoup au telephone, en webcam. l'ambiance était peusante. je ne pouvais rien dire que "hold on" (accroche toi). je sais que c'est dur.
le soir du premier de l'an, je suis en fete chez mon frangin. j'explique que le pere de Ae est sur le point de mourrir. soudain vers 22h, elle m'apelle.
elle pleure, parle avec saccade. je m'asseoi, je l'écoute.
c'est fini pour son papa. il ne respire plus.
depuis de long mois, cette maladie, le cancer, a fait peser sur cette famille un coup (et un cout) moral et financier. il y a eu aussi les inondations tres lourdes et handicapantes.
en venant en décembre chez elle, j'avais payé des ouvriers pour repeindre la maison et j'ai été récuperer les affaires, matelas et canapés qui étaient dispatchés partout.
Cette mort est la délivrance des souffrances de son pere. C'est aussi une délivrance pour elle et moi.
ce soir là, je me suis laché a taper sur des casseroles en mettant à fond sur la chaine "le petit bonhomme en mousse" et en dansant a cloche pied autour de la table, ce qui a fait rire tout le monde, connaissant ma réserve habituelle.
le 4 janvier, je suis remis de mes festivités. je suis habillé propre et avec des nouvelles chaussures, rasé de pret.
me voici a la radio. je fais connaissance avec ma collegue, elle aussi fraichement embauchée comme journaliste. elle a 22 ans.
-----------------
PS:
bon, je vais pas m'éterniser sur la radio, sauf que nécéssairement elle rythme mon quotidien depuis ce temps. pas d'idylle avec la journaliste non plus, si certains s'imaginent des trucs, c est une fausse piste. elle est sympa et drole, mais rapidement je lui explique que j'ai quelqu'un et rapidement je lui dévoille que je compte acheter une maison a nakhon sawan.
Les chapitres qui suivront seront consacrés a plusieurs chose: comment je vais réunir l'argent, les warning des potes et de la familles qui s'allument de partout et mes propres réflexions, nihilistes au possible par moment. et bien sur le moment fatidique qui concluera cette tranche de vie: l'envoie de l'argent, et la quenelle.
je lis vos commentaires, et je me garde de les commenter surtout quand les gens font des suppositions sur la finalité de la quenelle: comme je décris mes propres pensées a peut pres chronologiquement aussi, ca m'aide a savoir ce que les gens auraient fait ou pensé a ma place. grosse différence cependant, vous, vous etes sur vos gardes en lisant ce récit parce que vous savez (ou croyez savoir) comment ca se termine. moi, je suis a peu pret détendu du fion quand je vivais tout ca.
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le lendemain matin, il a fallu se lever tot: 4:30 pour etre a l'heure pour l'avion a souwatnapoom.
a l'aeroport, elle a une mine abattue. pas par la fatigue, elle se leve souvent tres tot.
pour ma part, je suis confiant, détendu. je ne suis pas triste comme la fois précédente.
elle: tilak, tu n'es pas triste toi?
moi: non. je vais t'apeller dès que je serais au qatar, si je trouve du WIFI, sinon, ce sera SMS ou mail en fonction de ce que je trouve...
elle: tu ne vas pas m'oublier ensutie, quand tu sera en france?
moi: mais non, arrete enfin! tu crois que j'ai fais tout ca pour aujourd'hui te laisser tomber?
elle: lukasz aussi me disait ca.
putain, arrete de parler de lui dans un moment pareil.
elle: tilak, tu veux que je te fasse un café? ou un chocolat? je peux aller en prendre a la presse la bas.
moi: oui!
en fait, je ne rafole pas tant que ca du café.
Je crois que souvent, je manifeste des envies faciles a satisfaire pour qu'elle puisse les satisfaire sans avoir trop d'efforts a faire, et par conséquent me faire plaisir.
tu vois tilak, je te demande de l'argent, certes, mais je m'occupe bien de toi, je te fais ton café
c'est l'heure de l'embarquement.
elle-tilak, essaye de rester dans le champ des caméra, il y a une grande télé, je pourrais te voir jusqu'a la fin d'ici.
moi: bah, j'aurais pas trop le choix! a un moment je serais plus dans le champ forcément...
elle-tu vas me manquer énormément.
moi: moi aussi, aller, bisous. t'inquiete pas. ne pleure pas, je reviendrais pour songkran.
elle: toi tu pleure pas, moi je suis une femme, tu es fort!
no comment...
aller, cette fois, je passe la porte. elle m'apelle encore dans la file d'attente, je la rassure.
Je reviendrais.
cette fois, l'avion décole.
15 heures plus tard, je suis a paris, dans le froid. la correspondance chaotique au qatar m'a empeché de me changer, je suis toujours en short et en tongs.
3 heures plus tard je suis chez mon oncle a raconter mes exploits.
le lendemain, je repars en covoiturage vers ma ville moyenne.
voila. je pose mes bagages, je débale. il fait tres froid. je me dépeche de ralumer la chaudiere et remettre en route la bbox. un SMS pour Ae. (bien que là, j'ai la flemme d'apeller et pas le temps)
le lendemain, j'apelle la radio comme prévu.
il m'explique qu'effectivement, ca ne l'a pas fait avec le journaliste embauché, et qu'il me propose donc le job si ca m'intéresse tjs.
rendez vous le 4 janvier au matin pour prendre mes fonctions, donc.
wow. quand meme, ca fait bizarre. me voici bientot technicien dans une radio avec une tres bonne audience, pourquoi pas animateur ou journaliste? tout es possible! (apellons cette radio: "radio azur" je suis obligé de la nommer pour plus tard, c'est pas celle ci, je veux surtout pas nommer ma radio)
noel approche.
J'apelle Ae tous les jours.
ma grand mere est a l'hopital.
le pere de Ae, lui est revenu chez lui. Ae me dit qu'il a demandé a revenir a la maison. il sait qu'il va mourrir, il ne veut pas rester a l'hopital. Il est tres fatigué et amaigri. il ne parle plus. l'autre soir, tout le monde était a le veiller, le frere avait pris une journée de congés, mais finallement c'était pas pour cette fois...
les 5 jours qui suivent noel ont été tres lourd. elle pleurait beaucoup au telephone, en webcam. l'ambiance était peusante. je ne pouvais rien dire que "hold on" (accroche toi). je sais que c'est dur.
le soir du premier de l'an, je suis en fete chez mon frangin. j'explique que le pere de Ae est sur le point de mourrir. soudain vers 22h, elle m'apelle.
elle pleure, parle avec saccade. je m'asseoi, je l'écoute.
c'est fini pour son papa. il ne respire plus.
depuis de long mois, cette maladie, le cancer, a fait peser sur cette famille un coup (et un cout) moral et financier. il y a eu aussi les inondations tres lourdes et handicapantes.
en venant en décembre chez elle, j'avais payé des ouvriers pour repeindre la maison et j'ai été récuperer les affaires, matelas et canapés qui étaient dispatchés partout.
Cette mort est la délivrance des souffrances de son pere. C'est aussi une délivrance pour elle et moi.
ce soir là, je me suis laché a taper sur des casseroles en mettant à fond sur la chaine "le petit bonhomme en mousse" et en dansant a cloche pied autour de la table, ce qui a fait rire tout le monde, connaissant ma réserve habituelle.
le 4 janvier, je suis remis de mes festivités. je suis habillé propre et avec des nouvelles chaussures, rasé de pret.
me voici a la radio. je fais connaissance avec ma collegue, elle aussi fraichement embauchée comme journaliste. elle a 22 ans.
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PS:
bon, je vais pas m'éterniser sur la radio, sauf que nécéssairement elle rythme mon quotidien depuis ce temps. pas d'idylle avec la journaliste non plus, si certains s'imaginent des trucs, c est une fausse piste. elle est sympa et drole, mais rapidement je lui explique que j'ai quelqu'un et rapidement je lui dévoille que je compte acheter une maison a nakhon sawan.
Les chapitres qui suivront seront consacrés a plusieurs chose: comment je vais réunir l'argent, les warning des potes et de la familles qui s'allument de partout et mes propres réflexions, nihilistes au possible par moment. et bien sur le moment fatidique qui concluera cette tranche de vie: l'envoie de l'argent, et la quenelle.
