02/05/2015, 14:28
Tiens, je devine encore une belle occasion de me ridiculiser, en la demandant en mariage par exemple.
Je pose ma dém’, terminé les costards, un aller simple et je finis au baan. On survivrait grâce à la vente de ma baraque. Moitié paysan, moitié alcoolo, 100% looser crevard. En tongs toute la journée, abruti par la chaleur et l’alcool local. L’aboutissement d’une vie. Mon apothéose. Toute sa famille, bande de tocards illettrés, pour se foutre de ma gueule. Mais ils auraient tellement raison. Je prendrai prétexte d’une vague histoire d’amour bidon. Une histoire dans laquelle nous serions perdus l’un et l’autre. « Moi qui l’inventerais, elle qui ne la comprendrait pas », pour paraphraser Besson dans « Come baby ». Je lui ferai des mioches. Et quand je pourrai plus bander, tant pis, je lui reniflerai le cul. Elle irait chercher satisfaction ailleurs, en se faisant tirer par les bogoss du quartier. Je me prendrai pour le prince des punters, alors que je ne serai juste que le roi des ratés. Même pas barré dans une vie flamboyante, avec du panache, genre j’ouvre une petite épicerie ou une crêperie au fond de la campagne thaïe, non, juste une vie de merde, au ras de l’Issan, vide de sens mais pleine d’humiliation. Mon terminus à moi. Assigné à une médiocrité persistante, le seul truc qui m’appartiendrait. Je relirai « Les décombres » de Rebatet, ou encore « la gerbe des forces » de Chateaubriand. Toute une jeunesse. Ma jeunesse, l’époque pré-Damrong. Autant dire des millions d’années.
Je pose ma dém’, terminé les costards, un aller simple et je finis au baan. On survivrait grâce à la vente de ma baraque. Moitié paysan, moitié alcoolo, 100% looser crevard. En tongs toute la journée, abruti par la chaleur et l’alcool local. L’aboutissement d’une vie. Mon apothéose. Toute sa famille, bande de tocards illettrés, pour se foutre de ma gueule. Mais ils auraient tellement raison. Je prendrai prétexte d’une vague histoire d’amour bidon. Une histoire dans laquelle nous serions perdus l’un et l’autre. « Moi qui l’inventerais, elle qui ne la comprendrait pas », pour paraphraser Besson dans « Come baby ». Je lui ferai des mioches. Et quand je pourrai plus bander, tant pis, je lui reniflerai le cul. Elle irait chercher satisfaction ailleurs, en se faisant tirer par les bogoss du quartier. Je me prendrai pour le prince des punters, alors que je ne serai juste que le roi des ratés. Même pas barré dans une vie flamboyante, avec du panache, genre j’ouvre une petite épicerie ou une crêperie au fond de la campagne thaïe, non, juste une vie de merde, au ras de l’Issan, vide de sens mais pleine d’humiliation. Mon terminus à moi. Assigné à une médiocrité persistante, le seul truc qui m’appartiendrait. Je relirai « Les décombres » de Rebatet, ou encore « la gerbe des forces » de Chateaubriand. Toute une jeunesse. Ma jeunesse, l’époque pré-Damrong. Autant dire des millions d’années.
