Yayus in Asia - AVRIL 2016
#1
Salut à tous.

Au mois d’avril, j’ai fait un asian trip, en compagnie de mon cousin, d’Axl et
d’un pote. En voici le report.

Pour les premiers jours je n’ai pas de vidéos ou de photos pour des raisons que j’explique
plus loin.

En plus de ça, les vidéos que j’ai faites, sont parfois de mauvaise qualité. J’ai reçu un
nouvel appareil 2 jours avant de partir en voyage. Je pensais par exemple que le
steadycam intégré était beaucoup plus efficace qu’il ne l’est en réalité, donc parfois
l’image bouge beaucoup (si ça vous saoule, accélérez la vidéo…). Parfois l’image et trop
sombre car je réglais mal l’appareil, du coup beaucoup de bruit (grain) sur l’image que
j’ai essayé de corriger en post. Parfois l’image est bonne, j’ai filmé avec mon
ancien appareil que je maîtrise beaucoup mieux. Je vous conseille aussi de mettre les
vidéos en 1080p, pour avoir une meilleure définition.

A part ça enjoy  Sourire

(J'ai écris le report à 2 à l'heure.... beaucoup de boulot...)
Vous allez tous flotter en bas !!!  Jester
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#2
Programme de mes vacances sur 3 semaines:

Avec Farid mon cousin

Bangkok  (1 nuit)
Phuket (6 nuits)

Avec Farid, Axl et Steve (un ami)

Bangkok (3 nuits)
Retour de Farid en France.

Avec Axl et Steve

Ho Chi Minh (4 nuits)
Kuala Lumpur (2 nuits)
Angeles city (2 nuits)
Manille (2 nuits)
Bangkok (1 nuit)
Retour dans la nuit du 07 au 08 mai.
Vous allez tous flotter en bas !!!  Jester
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#3
1*

    Bangkok Suvarnabhumi, Samedi 16 Avril 2016, quatorze heures, les portes de
l’aéroport s’ouvrent devant moi. Après plus de douze heures de vol, c’est seulement
maintenant que je le réalise, que je le sens, comme une révélation dans un élan de
lucidité forcé par le souffle chaud et humide qui vient me frapper le visage, un accès de
conscience presque électrique: je suis en Thaïlande, je suis de retour !

Après une longue matinée de travail, deux avions, quelques films entrecoupés de
micro-siestes dont je me réveille systématiquement en sursaut lorsque je réalise, pris
de panique, que je suis dans une boîte métallique en aluminium évoluant à plusieurs
kilomètres au-dessus du sol, un Burger King à Dubaï avec mon cousin de Paris et
quelques œillades insistantes sur les croupes généreuses des hôtesses de la compagnie
Emirates, nous débarquons enfin au pays du rictus.

Je me dirige d’un pas léger vers la « Limousine » mise à notre disposition par la
compagnie, mon cousin Farid a cumulé suffisamment de miles pour nous offrir ce petit
privilège.
Je ne sens plus le poids de ma valise qui se traîne presque toute seule. Je suis comme à
chaque fois, anesthésié par ce cocktail d’excitation, de fatigue, d’exultation, mon
cerveau tourne à cent à l’heure, j’avais oublié, ça me revient.

La première fois que j’ai posé les pieds en Thaïlande je ne savais pas trop ce qui
m’attendait, je me taisais, j’observais, les yeux grands ouverts à chaque instant,
émerveillé comme un enfant de deux ans. La deuxième fois en revanche était spéciale,
je revenais avec la tête déjà pleine de souvenirs, d’images et de certitudes,
appréhendant déjà le retour avant même d’arriver. Dans le taxi qui roulait en direction
de Sukhumvit, le nez collé à la vitre, je regardais le paysage défiler devant moi, Le béton
à outrance, les panneaux publicitaires géants le long de l’autoroute, les tuk-tuk trompe-
la-mort, les vieux bâtiments délabrés, toute cette laideur de grisaille étouffée sous un
ciel capricieux de basse saison me paraissait belle, me rendait ivre de liberté, elle était
la promesse de plaisirs prégnants à venir, d’une saturation des sens au point d’en avoir
le tournis.

Aujourd’hui la donne n’est plus la même, le pays a bien changé. Les villes que J’aimais
autrefois d’un amour passionnel et destructeur ne sont plus qu’un pâle souvenir en
comparaison de ce qu’elles étaient autrefois. Blasé, déçu, n’attendant plus grand-chose
de cette destination, c’est dans cet état d’esprit que j’aborde la première partie de
mon voyage.

C’est Farid qui tenait absolument à venir ici. Traversant une période difficile de sa vie, il
avait besoin de repos, de farniente.
Farid, 44 ans, patron d’une PME de quinze personnes, traversant l’existence avec une
triple dose de stress qui lui creuse l’estomac et lui burine les lombaires, le quotidien
d’un petit entrepreneur en France, ulcère, sciatique, maux de tête, sa routine, son
cauchemar, le prix de la « liberté ». Il me l’a bien dit à Dubaï en mangeant son whopper,
« Pendant ces vacances, je te suis, je ne veux prendre aucune décision, je suis trop
crevé pour ça ».

Quant à moi, maintenant que je suis là, j’essaierai au maximum de profiter de ce qui n’a
pas changé, de la bonne nourriture, des massages, des plages, de la douceur de
vivre…et qui sait ? Peut-être que je serai surpris, je l’espère secrètement même si je ne
parviens pas à mettre mon scepticisme de côté.
En ce qui concerne les filles, j’essayerai, autant que faire se peut, de privilégier le
feeling. Je veux des putes qui se lâchent, des grandes salopes, de vrais bosseuses
décomplexées qui en veulent, bourrées si possible, je veux posséder leur corps, leur
faire tout ce dont j’ai envie, fini la baise propre, les belles sponsorisées par cinquante
Gus qui se ruinent pour financer les soirées i-bar arrosées au vin blanc de ces filles de
joie, il me faut une crève la dalle a.k.a Gordon Gekko de la puterie, un requin en talons
aiguilles qui faute de pouvoir utiliser une beauté qu’elle n’a pas, soit obligée de se faire
un nom grâce à ses talents, de baiseuse hors pair, de manipulatrice qui take care même
mes boutons dans le dos, la pute ultime, Pattaya à l’ancienne.

Je pose ma valise dans la chambre 301 de l’hôtel grand Inn situé soi 3 à Sukhumvit.
L’emplacement idéal de l’établissement, nous permet d’effectuer tous nos
déplacements dans le quartier, à pied. La proximité de la station BTS Nana nous offre la
possibilité d’évoluer au sein de la ville sans grande difficulté, à moindre coût.

Je sors ma trousse de toilette, mes chargeurs et des vêtements propres. Je ne prends
pas le temps de défaire ma valise entièrement, demain nous partons pour Phuket…

Je suis sur le point de m’endormir sous la douche lorsque mon cousin vient frapper à la
porte. Nous nous allongeons quelques instants sur le lit afin de souffler un peu, de
prendre le temps de réfléchir avec nos cerveaux à moitié endormis. J’ai du mal à me
focaliser sur une seule idée, mon esprit vacille quelque part entre la cantine du
foodland soi 5, le Dr BJ soi 7/1 et les soapy massage de Ratchada. Nous faisons le point
avec notre estomac, nous n’avons pas vraiment faim pour le moment.

La fatigue travaillant de pair avec la gravité, mon corps pèse 200 kilos. Une
incommensurable flemme s’empare de moi, j’exclus toute possibilité d’un trajet
dépassant les dix minutes. Direction Dr BJ…..le choix est fait.

A cette heure-ci de la journée, la soi 7/1 est bien vide. La plupart des bars sont encore
fermés. Seulement cinq à six filles sont assises devant l’entrée du Dr BJ. Elles bondissent
de leur chaise pour nous suivre lorsque nous entrons dans l’établissement. Nous nous
asseyons sur une banquette, commandons deux bouteilles d’eau puis tentons de faire
notre choix parmi la vingtaine de yins qui nous fait face. Les règles n’ont pas changé, les
filles vêtues d’une robe rouge sont à 1000 THB, celles vêtues d’une robe blanche à 700.

Je jette mon dévolu sur une belle jeune femme aux formes généreuses : 24 ans, poitrine
opulente, dégaine de secrétaire à lunettes, look apparemment très en vogue dans ce
salon, de belles lèvres charnues badigeonnées d’un rouge à lèvres de couleur vive, bien
assorti à son uniforme.  

Je la suis jusqu’à une petite cabine qui se situe à l’étage, puis attends son retour
lorsqu’elle s’absente pour se munir de son petit panier de travail en plastique.
Elle me lave méticuleusement la bite dans le lavabo réservé à cet effet avant que je ne
m’asseye sur une serviette, soigneusement entreposée sur un fauteuil en simili cuir.

Elle dépose un petit coussin à mes pieds afin de s’y agenouiller. Elle se glisse entre mes
jambes, puis commence par me sucer très lentement, tout en faisant tournoyer sa
langue autour de mon gland. Des petits bruits de plaisir simulé s’échappent de sa gorge.
Ma main tente d’atteindre son décolleté qui n’est malheureusement pas à ma portée.
Elle se rapproche, je lui saisis un sein tout en essayant de l’extirper de son soutien-
gorge.
« You want to fuck me? » me dit-elle. Je refuse sa proposition à 2000 THB mais finis par
accepter à 1500.

Elle se lève puis se place dos au mur. Debout face à elle, je suis contraint de fléchir un
peu les jambes pour m’introduire dans sa chatte. Je fais des va-et-vient énergiques. Sa
poitrine nue, collée à la mienne, se balance au rythme de mes coups de reins, je ne vais
pas tenir longtemps. Je la retourne en la plaquant contre la paroi de la cabine. Je la
saisis par la taille, elle se cambre juste assez pour que je puisse la pénétrer en
profondeur. Je me termine en elle en haletant comme un chien de traineau après une
longue course en forêt.

Cela faisait plus d’une trentaine de jours que je n’avais pas jouis. Les horaires à rallonge
au bureau, le sport, les sorties, je n’avais ni l’énergie de draguer, ni celle de me branler.
A partir du quinzième jour, sentant que le manque commençait à me travailler
sérieusement, j’avais pris la décision de prolonger cette période de jeûne sexuel jusqu’à
mon départ histoire de me gratifier d’un orgasme monstrueux à mon arrivée, car
comme le disait Tyson dans l’une de ses interview, « Il n’y a rien de tel que le sexe après
une longue période d’abstinence ».
De plus, je remarque aujourd’hui que cette expérience a eu beaucoup d’effets positifs
sur ma vie de tous les jours, j’avais plus d’énergie, plus de volonté pour faire les choses,
je pouvais me satisfaire de peu, j‘avais retrouvé un certain intérêt dans les petits plaisirs
de la vie, dans les choses simples. Par contre je me surprenais souvent à fantasmer sur
des femmes au physique plus qu’ordinaire. J’avais développé un certain attrait pour les
femmes laides, je leur trouvais toutes quelque chose d’excitant. Je n’avais pas idée à
quel point le sexe et l’abstinence sexuelle pouvaient altérer le comportement.

Mon orgasme ne fut cependant pas aussi exceptionnel que je l’aurais cru,
probablement à cause de la fatigue. Peu importe, je donne 500 THB à la demoiselle,
paie les 1000 restant en bas, au papasan, puis rejoins Farid qui m’attend déjà sur la
banquette près de l’entrée.

Nous prenons le métro jusqu’à Chit Lom, marchons un peu plus de cinq cents mètres
sous un soleil de plomb. Nous arrivons au Superrich, l’air devient enfin respirable, la
climatisation nous fait du bien. Je n’ai jamais connu une telle chaleur depuis que je vais
en Thaïlande. D’après les bulletins météo, il n’a pas fait aussi chaud dans toute l’Asie du
sud Est depuis les années 60.

Une fois notre change effectué nous nous rendons au MBK pour faire quelques achats.
Dans une boutique dédiée à la photographie, je parle une bonne demi-heure avec un
jeune thaïlandais. Il me montre, tout fier, ce qu’il a filmé la vieille dans son quartier
avec son nouveau Canon Mark III. Il se débrouille vraiment bien.  
Mon cousin finit par s’impatienter, je mets donc fin à la discussion. Nous nous rendons
au KFC pour prendre un verre avant de reprendre la route.

Je commence à vraiment ressentir la fatigue. J’ai besoin de fermer les yeux, de
m’allonger, de ne plus faire d’effort pour soutenir ce corps que je sens très lourd.

Je suggère un oil massage de deux heures à Farid qui accepte avec joie. Nous
descendons à Asoke, marchons jusqu’à la soi 18, puis entrons au Jum massage qui se
situe à environ deux cent mètres de la Sukhumvit Road.
Généralement pas très fan des massages avec finition, les prestations offertes par les
masseuses de ce salon on sût me faire changer d’avis. Ces dernières excellent autant
dans l’art du massage que dans celui de la branlette.  

J’arrive en sueur dans la cabine individuelle qui se situe au dernier étage. La masseuse
me laisse prendre une douche avant de commencer.
Je traverse la première heure à moitié endormi, me réveillant de temps à autre en
sursautant au bruit de mes propres ronflements.
Mes yeux finissent par s’entrouvrir légèrement lorsque je sens une main s’égarer sur
mon sexe qui ne tarde pas à se gorger de sang. Comme d’habitude, la masseuse me
propose la finition. J’acquiesce en lui murmurant « five hundred baht ». Elle hoche la
tête en remplissant sa main de lubrifiant.

Mon sexe est dur comme de la pierre. Chaque va-et-vient me procure un plaisir au-delà
de mes attentes. Au bout de deux minutes je commence à sentir cette ineffable
sensation d’explosion imminente, ce picotement si agréable au niveau de la bite. Je me
cambre légèrement tout en laissant échapper le sperme dans une éruption
interminable et anarchique. Le rush d’endorphine dans mon cerveau me fait planer un
bon moment, c’est l’orgasme que j’attendais.

Preuve de son expertise, la masseuse ne me touche plus le gland devenu très sensible
après l’orgasme.
Après s’être lavée, elle reprend le massage comme si de rien n’était. Je m’endors à
nouveau, la tête posée sur un coussin disposé entre ses cuisses, ses mains s’afférant
désormais sur mon visage puis mon crâne. Elle me réveille quelques minutes plus tard
en me disant « Welcome back to earth ».

Nous prenons un taxi pour rentrer à l’hôtel, nous sommes trop fatigués pour nous y
rendre à pied. Après avoir acheté du gel douche au 7/11 près de mon hôtel, je monte
dans ma chambre pour me rafraîchir et mettre des vêtements propres.
Une vingtaine de minutes plus tard nous allons manger thaï dans ma cantine de
prédilection qui se situe sur Sukhumvit Road entre la soi 1 et le Burger King. Je
commande des champignons à la sauce huitre ainsi que du poulet au noix de cajou. Je
savoure ce premier repas qui marque officiellement mon retour.

Nous trouvons la seule chicha encore ouverte de la soi 3. Située dans un renfoncement,
cachée par un drap épais, on se croirait revenus à l’époque de la prohibition. Cette
interdiction devient ridicule. Je ne peux m’empêcher de penser au gros chèque, qu’ont
dû percevoir les généraux corrompus actuellement au pouvoir, de la part de Philip
Morris et consorts.

Nous prenons un thé à la menthe avant de rentrer à l’hôtel. Je m’endors aux alentours
de minuit, l’esprit et le corps complètement relâchés. Malgré mes réticences du début,
je dois avouer que je suis content d’être là.

2*

J’ouvre les yeux à 7h20, j’aurai bien aimé dormir un peu plus mais je n’y arrive pas.
J’appelle Farid, qui comme je le pensais, est déjà debout. Je prends ma douche, me
brosse les dents, m’habille rapidement puis le rejoins dans sa chambre. Concentré sur
son ordinateur, il entend à peine ce que je lui dis. Je décide donc d’aller l’attendre au
Gulliver de la soi 5 le temps qu’il finisse son travail.

Les rues sont pratiquement vides, on se croirait dans une ville fantôme, je suis l’une des
rares personnes à arpenter les trottoirs de la soi arab.

Le Gulliver est fermé, il ouvre seulement à 17h00. A quelques mètres de là, dans la
même rue, je me pose au Took Lae Dee (trad : pas cher et bon) du Foodland. Ce
restaurant aux allures de cantine est ouvert h/24, on y sert de bons petits déjeuners
américains pour moins de 100 THB. Un autre avantage de cet établissement est qu’il est
climatisé, ce qui n’est pas négligeable lorsque l’estomac réclame de bons plats thaïs en
milieu de journée.

Une fois le repas terminé, nous allons finir notre nuit dans un salon de massage de la soi
sept. Je reprends doucement le rythme des vacances, l’Europe et son lot de soucis
s’éloignent petit à petit, je me sens déjà beaucoup moins stressé qu’à mon arrivée.

Nous faisons le check-out à midi, prenons un taxi-meter à la volée, puis partons pour
Don Muang. Enregistrement, douane, Burger King, la routine… notre vol air asia se
déroule très bien.

Phuket nous accueil vers 18h00, nous prenons les navettes à 180 THB. Nous
n’échappons pas à l’arrêt habituel en bord de route. Le chauffeur nous exhorte à entrer
dans une boutique dans laquelle plusieurs femmes, nous attendent afin d’essayer de
nous vendre des tours organisés et des excursions. Nous déclinons leurs offres. Nous
sortons du bureau prendre l’air en attendant que des coréens finissent de réserver leur
trip pour Phi Phi Island.

La navette qui arrive à Patong quelques temps après, nous dépose devant le Tiger
Complex hôtel situé sur la 3rd Road, tout près du croisement avec la Sensabai. Nous
avons réservé six nuits dans cet établissement dont La déco kitsch en carton mâché
frise le ridicule. Le rapport qualité/prix est en revanche, très intéressant compte tenu
de l’emplacement et du confort proposé. J’hérite d’une chambre dont la fenêtre donne
directement sur le bangla Stadium, les soirs de gala, j’arrive à distinguer les
combattants derrière les gradins. L’autre côté de ma chambre fait face au Baanzan
market.

Cette fois-ci je prends le temps de sortir les affaires de ma valise, je suis ici pour une
petite semaine donc autant m’installer confortablement.
J’inonde la salle de bain en prenant ma douche, je n’avais pas fait attention à l’interstice
laissé entre le mur et la baignoire. Ce défaut de construction, qui fait office de rigole,
conduit toute l’eau vers le sol, un véritable tsunami. J’appelle la réception qui m’envoie
aussitôt une femme de ménage.

La Bangla est encore pleine de touristes à cette période de l’année, visiblement la
pleine saison n’est pas encore terminée. Nous prenons un verre dans l’un des beer bars
qui donnent directement sur la rue. Une fille squelettique qui aurait presque l’âge de
devenir mamasan vient nous parler. Elle nous fait littéralement pleurer de rire en
draguant ouvertement tous les touristes japonais qui passent devant nous, une
véritable « miss sans gêne » pleine de repartie, qui sort tout droit d’une autre époque.
Un couple de coréens est choqué de l’entendre dire «I lick pussy of your lady so good,
and for you mister, I put finger in your ass because you look gay too much”. Après cela
elle éclate de rire comme une hyène sauvage en pointant du doigt l’homme qui
continue son chemin sans rien dire, avec une mine déconfite. Elle a amplement mérité
son LD que je lui paie avec plaisir.

Les prix de la cantine « number one » ont beaucoup grimpé. Située derrière la Bangla
dans une sorte de cour intérieure, cet endroit était autrefois notre repère. Nous
venions très souvent manger ici le soir. Aujourd’hui, La note est salée, près de 700 THB
pour quatre petits plats et deux boissons. À Bangkok nous aurions probablement payé
moins de 250 THB dans n’importe qu’elle cantine de rue. Espérons que la hausse des
prix ne soit pas généralisée. Face à cette inflation soudaine, nous décidons que nous ne
reviendrons pas manger ici et qu’il est temps de changer de crèmerie.

Il est encore tôt donc nous marchons un peu sur la plage pour retrouver nos marques,
nous essayons de sentir Phuket, de nous en imprégner. Nous prenons quelques verres
dans un beer bar à l’entrée de la Bangla tout en regardant les danseuses qui nous
accordent autant d’importance qu’à des furoncles sur le cul d’une chèvre en fin de vie.

Nous empruntons l’escalator qui mène à l’Illuzion, je ne suis jamais entré dans cette
boîte auparavant. Visiblement ce lieu rassemble touristes, seuls ou en couples, et putes
thaïs qui se la jouent high so, d’entrée de jeu le lieu ne nous plait pas.
De l’autre côté de la rue, le Séduction affiche complet. Le lieu est plein de jeunes
français perdus entre le look métrosexuel et l’attitude racailleuse, un mélange propre à
nos jeunes compatriotes conditionnés qui viennent jusqu’en Thaïlande pour perpétuer
les comportements grotesques d’un occident fier de faire étalage de sa richesse,
souvent fictive. Chaque table arbore de grosses bouteilles de Vodka à plus de 10'000
THB ou plusieurs sceaux dans lesquels sont entreposés trois à quatre bouteilles que
personne n’a ouvert.
Le DJ passe le morceau de NWA « fuck the police », bien entendu ils reprennent tous le
refrain en cœur en levant le majeur en l’air. Jeune génération qui joue la rebelle mais
qui se ruine pour participer avec zèle à la société de consommation, de véritables
électrons à la dérive complètement absorbés par le système.

Nous le savions déjà avant même d’y songer, la soirée va se terminer au Tiger, comme
d’habitude. L’entrée est désormais gratuite mais le prix des consommations est très
élevé. Le piège de ces boîtes est qu’il est pratiquement impossible de trouver une
bonne table si l’on ne prend pas de bouteille. Nous tournons quelques instants, à tout
hasard, on ne sait jamais.

La bouteille de Red accompagnée de cinq starters nous revient à 4000 THB, ça fait très
mal, cent euros en Thaïlande pour une bouteille de whisky… Au final nous boirons
chacun deux verres dans la soirée avant de la consigner pour les prochains soirs.

La boîte est devenue un repère d’arabes du Moyen-Orient et d’indiens visiblement plus
fortunés que la majorité de ceux que l’on croise habituellement en Thaïlande. À part
cela rien n’a vraiment changé. Les putes sont fidèles au poste, tournent dans la boîte la
tête haute, tentant de feindre l’arrogance, attitude visiblement très tendance ces
dernières années, mais n’hésitent pas une seule seconde à s’avilir en plongeant par
terre pour ramasser les billets de 20 THB lancés par deux gros pigeons du Moyen-
Orient, visiblement très amusés par ce petit jeu d’humiliation abjecte. Un autre arabe
assis à côté de moi ne peut s’empêcher de secouer la tête face à tant de stupidité.
« There are so stupid to throw money like this, they spoil the girls and they make the
prices go up » me dit-il. Je ne peux qu’adhérer à son discours.

Faisant abstraction de tout cela, j’allume mon radar qui ne tarde pas à repérer Anny.
Grande, plutôt mignonne, une bonne grosse paire de seins, son pantalon blanc moulant
dévoile de belles fesses rebondies. Je lui souris, elle vient aussitôt se présenter. Nous
discutons un peu avant de nous rendre compte qu’il est déjà bien tard. Farid n’a rien
attrapé, nous décidons qu’il est temps de rentrer.

Nous remontons la Sansabaï en direction de la 3rd Road, je demande à Anny si elle
connait une petite cantine thaï ouverte à cette heure-ci. Elle nous emmène dans un
petit boui-boui situé dans la rue perpendiculaire qui précède le Chang pool.
Deux grandes tables, une petite cuisine, l’endroit est spartiate. Le restaurant d’à côté,
« le Hummer », est une sandwicherie dans laquelle se réunissent pas mal de jeunes
français, ça n’a pas l’air mauvais du tout, nous le testerons un autre jour.

La cantine, quant à elle, est excellente, le menu n’est pas énorme mais il est possible de
commander des plats qui n’y figurent pas. Les prix sont bien entendu très bas. Il
semblerait que nous venons de trouver notre nouveau spot, il se situe à moins de cent
mètres de notre hôtel.

Anny se déshabille entièrement, sans pudeur, dès que nous entrons dans la chambre.
Elle s’allonge toute nue sur le lit pour regarder les clips qui passent à la télé. J’ai pu
brancher mon disque dur via un port USB. The weeknd, Franck Ocean, Bryson Tyler…
ma playlist « lover » est lancée.

Je suis attiré par son imposante poitrine naturelle comme Ulysse par le chant des
sirènes, je ne peux m’empêcher de me précipiter sur ses seins pour les enfourner tour à
tour dans ma bouche. Ses tétons sont durs, je les dévore tel un bébé assoiffé, en
manque de lait.
Elle me relève la tête pour m’embrasser goulûment en forçant l’ouverture de mes
lèvres avec sa langue. J’enlève mon pantalon, elle grimpe sur moi, saisit mon pénis, puis
se l’introduit dans le vagin. Je le ressors pour l’envelopper d’un préservatif.
Elle me chevauche pendant cinq minutes tout en continuant à m’embrasser
violemment. Son envie manifeste de faire l’amour m’excite encore plus. Je la renverse
pour la placer en levrette. Mes va-et-vient sont assez lents, j’ai envie de la pénétrer
profondément, d’aller jusqu’au bout à chaque coup de rein. Lorsque ma bite est bien au
fond, je marque un temps d’arrêt pour rester entièrement en elle. Elle le sent et essaie
de s’empaler encore plus en forçant vers l’arrière avec son bassin.

« Harder » me répète-elle à plusieurs reprises. Je suis au maximum de mes capacités
physiques. J’ai beau la cogner de toutes mes forces, elle en redemande encore.
« Harder, Harder, please, I want to come…..oh yes…..harder… ». Je suis en sueur, je
dégouline comme si je sortais d’un hammam. Je n’ai plus d’endurance. Après quinze
minutes d’efforts intensifs, j’abdique lâchement en me laissant tomber sur le lit, à bout
de souffle. Elle me secoue en me disant « come on….not now….I want to finish ». Je lui
dis que je n’ai plus de force mais rien n’y fait. Elle monte sur moi, s’introduit à nouveau
ma bite dans sa chatte trempée qui dégouline de cyprine, puis reprend ses
mouvements violents du bassin. Même dans cette position elle me fait un peu mal, une
véritable furie. Au bout de quelques minutes elle finit par jouir en me griffant le torse et
en me mordant le cou, une tarée !
Elle se laisse tomber à son tour, exténuée, toute tremblante, encore secouée par son
orgasme.

En tout et pour tout, elle me fait jouir trois fois dans la nuit, je redécouvre le genre de
prestation qui a fait la réputation du pays auprès des punters du monde entier. Nous
discutons de tout et de rien, elle me parle des différents vices qu’utilisent les putes
pour tromper les clients, de comment cela se passe pour un tapin à Phuket, entre les
flics corrompus qui la taxent sans arrêt, les petits macros qui essaient de lui mettre le
grappin dessus, les videurs de boîtes qui lui font constamment du chantage sexuel…
l’autre côté du miroir, je redécouvre la puterie à travers ses yeux.

Lui ayant fait part de notre intention de louer des scooters pour cinq jours, elle contacte
vers 7h00 du matin, l’un de ses amis qui vient tout juste d’ouvrir un magasin sur Patong.
Elle prend rendez-vous avec lui, il viendra nous livrer deux pcx 150 à 10h30. Elle nous
négocie la journée à 250 THB par scooter, prix imbattable pour Phuket.

Nous prenons notre douche ensemble en nous embrassant tendrement puis nous
fermons les yeux tandis que le soleil tente déjà de se frayer un passage à travers les
rideaux de la chambre. Anny …… Bonne pioche !

3*

Le téléphone d’Anny sonne à plusieurs reprises avant qu’elle ne décroche. « Honey,
wake up, go reception for motorbike »…. Je me lève, m’habille à la va-vite, puis pars
frapper à la porte de mon cousin qui m’ouvre à moiti endormi. Il me remet son
passeport avant de retourner se coucher.

Les scooters sont tous neufs, moins de 1800 km au compteur chacun. Nous remplissons
la paperasse, je fais semblant de rire aux blagues salaces du loueur « lady good ?.... she
good boom boom ? »… Je remonte sans tarder pour m’endormir à nouveau, la tête
posée entre les gros seins d’Anny.

Nous nous réveillons vers 13h00, je me sens fatigué, visiblement je n’ai pas assez dormi.
Bien entendu Anny se jette directement sous les draps pour me sucer. Je me laisse aller
mais je n’arrive pas vraiment à bander. N’étant pas « du matin » je lui dis d’arrêter. Elle
me demande si dans ce cas je veux bien la faire jouir avec ma langue. Je refuse, elle fait
semblant de bouder. Je lui dis pour plaisanter que si elle me donne 500 THB j’exaucerai
son vœu.
Elle sort un billet de son sac à main avant de sauter sur le lit en rigolant. Elle se met à
chanter « lick my pussy now, lick my pussyyyy ». Je ris de sa blague puis mets fin à cette
histoire en allant prendre ma douche. Je la retrouve sur le lit en train de se toucher, je
la laisse se terminer en l’observant avec attention.

Je l’accompagne chez elle en scooter, elle habite dans une rue perpendiculaire à la
second road, non loin du croisement avec la route qui mène à Kamala Beach. Son
bâtiment doit bien faire douze ou treize étages, elle insiste pour me montrer sa room,
petite chambre spartiate chaleureusement décorée. « Can you fuck me in my room? ».
Je ne l’avais pas vu venir celle-là. Une véritable nympho, je suis bluffé par son appétit
sexuel. Cette fois-ci je ne refuse pas, je suis mieux réveillé. Sa petite robe de fille bien
sage, qu’elle vient de passer, m’excite plus que la tenue de pute quelle portait la veille.
Je lui dis de baisser sa culotte et de se mettre à quatre pattes au bord du lit. Elle
s’exécute avec un petit sourire en coin, les yeux chargés de concupiscence. Je prends le
seul préservatif qui traîne dans la pochette de mes cartes de crédit, probablement
périmé mais c’est mieux que rien, je soulève sa robe qui dévoile son cul délicieusement
offert, puis je la prends par derrière à mon rythme. Je la préviens d’entrée de jeu, « I’m
too tired to fuck you hard, I go slow ».

Elle se tourne vers moi pour me demander de jouir dans sa bouche, ce que je fais
quelques minutes plus tard. Elle recrache mon Adn dans un mouchoir tout en me
gratifiant d’un timide « thank you » ….
Je prends la porte en lui donnant rendez-vous pour ce soir, j’ai bien envie de la garder
une nuit de plus, les baiseuses de cet acabit ne courent pas les rues.
Je sors de l’immeuble complètement relâché, les bras ballants, les jambes légères,  
évoluant à l’allure d’un vieillard en pantoufles. Un sentiment de liberté me prend aux
tripes, je remonte sur le scooter, le vent chaud me caresse le visage, je suis en vie.

Je passe prendre mon cousin dans sa chambre qui ne lâche pas son ordi, visiblement
son esprit est toujours au travail.
Nous enfilons nos shorts de bain, prenons des serviettes de plage à la réception puis
partons manger au Fuji du Jungceylon. Après un repas léger nous prenons la route pour
Surin Beach.

La plage est pratiquement déserte, nous louons des transats afin d’y poser nos affaires.
Nous passons une bonne partie de l’après-midi dans l’eau à discuter de nos vies
respectives, de notre routine qui devient pesante avec l’âge. Après maintes
introspections, Farid a fini par s’avouer à lui-même qu’il devenait accro au travail, faute
d’être heureux en ménage. Dans la débâcle d’un mariage qui bat de l’aile, il a choisi de
s’enterrer dans son boulot afin d’éviter de faire face à ses problèmes de couple.

Nous retournons sur Patong lorsque le soleil embrasse l’horizon. Petit arrêt au
« Samero’s Ice cream » pour un petit plaisir glacé, je prends un cornet à la pistache, un
délice.

Des petits stands de shooting ont poussé comme des champigons sur Patong. Pour 100
THB, il est possible de tirer une quinzaine de balles au pistolet à plomb sur des cibles en
papier. Je m’arrête souvent pour vider un chargeur, je trouve ça très jouissif.

Après une session digne d’un sniper manchot, nous rentrons prendre une douche. Nous
ne trainons pas, la fatigue nous rattrape, il est temps de faire une sieste dans un salon
de massage.

Nous nous rendons au « Mama » situé sur la Sansabaï. En ce début de soirée,
l’établissement affiche presque complet.
J’opte pour un thaï massage d’une heure qui s’avère très violent, mais c’est exactement
ce dont j’ai besoin, mes os craquent dans tous les sens, mes muscles se détendent, mon
corps retrouve son élasticité dans la douleur.

Une fois rentrés à l’hôtel, Je m’endors sur mon lit malgré les cris qui s’échappent du
Bangla stadium. Mon réveil sonne une demi-heure plus tard. Je prends une douche,
déguste quelques noix de cajou tout en observant la vie nocturne de la 3rd road par la
fenêtre. Je pars chercher mon cousin dans sa chambre mais il n’a pas terminé son
travail. Je m’en vais l’attendre au restaurant « the Kitchen », collé au Taï pan sur la 2nd
road. N’ayant pas vraiment faim, je commande seulement une eau gazeuse.

Ce soir il y a foule, la Bangla grouille de monde. La chaleur insupportable nous fait suer
à grosses gouttes. Nous nous rendons au VIP room (anciennement Hollywood) qui
s’avère au final être une agréable surprise. L’endroit est loin d’être plein mais les filles
présentes, en plus d’afficher très ouvertement leur disponibilité, sont assez jolies. Nous
nous asseyons pour prendre un verre. Mon cousin observe sans vraiment bouger, il n’a
pas l’air décidé à embarquer quoi que ce soit. Anny nous rejoint plus tard, il est temps
de rentrer.

Avant de regagner nos chambres respectives, nous dégustons un bon gros hamburger
au « Hummer », le restaurant français que nous avions repéré la veille. Il s’avère que la
nourriture y est très bonne.

Cette fois-ci je ne baise qu’une seule fois, je n’ai plus d’énergie. Je commence par la
prendre en levrette pendant trente secondes puis je l’aplatis pour la chevaucher en
position du violeur. Ce coït improductif s’éternise, je ne vois rien arriver à l’horizon, pas
l’ombre d’une éjaculation, j’en ai marre. Je m’arrête quelques dizaines de minutes plus
tard … « no power baby, we sleep ».

4*

Il est 13h30, le soleil est au plus haut, c’est le moment que choisit Anny pour me faire
une petite scène devant chez elle lorsque je refuse de monter dans sa chambre. J’ai
envie de partir, de rejoindre mon cousin, mais elle ne veut pas prendre les 2200 THB
que je lui tends pour les deux nuits passées en sa compagnie. Je ne comprends pas ce
qu’elle veut, je lui demande quel est son problème, elle me répond qu’il n’y en a pas en
m’arrachant les billets de la main avant de tourner les talons, énervée, pour disparaitre
quelques secondes plus tard dans l’ascenseur de son immeuble.
Je sais que le problème ne vient pas de la somme d’argent en question car elle n’a ni
compté, ni demandé combien je lui donnais. J’imagine qu’elle a dû s’imaginer que je
voulais un VLT avec possibilité de contrat de sponsorisation à la fin … Il est temps que je
passe à autre chose même si je n’ai rien à lui reprocher à part ce petit jeu de dupes à la
Thaïlandaise qui me fatigue au plus haut point.

Je rejoins Farid à l’Irish Times Pub du Jungceylon, me commande un pavé de saumon
accompagné de légumes tout en discutant du programme de l’après-midi. La chaleur
qui sévit nous exhorte à trouver un point d’eau duquel nous ne sortirons qu’en début
de soirée.

Le Yorkshire Hôtel situé sur la Sansabaï nous propose un « day pass » à 290 THB par
tête. N’ayant pas envie de chercher plus loin ou de prendre le scooter pour nous rendre
à la plage, nous décidons d’opter pour cette formule qui permet l’usage du hammam et
de la piscine, les serviettes sont comprises dans le prix.

Nous passons une après-midi très agréable à faire la planche dans l’eau, à lézarder sur
les transats en observant les jolies putes des punters anglais, clients de l’hôtel.

Nous quittons les lieux aux alentours de 18h30. Nous partons à la recherche d’un
coiffeur/barbier en longeant la seconde road. Nous passons devant le Jungceylon,
continuons quelques centaines de mètres avant d’en trouver un juste en face du
Christine massage. Ce salon pour homme est tenu pas des égyptiens.

Crâne rasé, barbe taillée, je suis frais pour la soirée. Nous payons un peu moins de 300
THB par personne.

Nous décidons de poursuivre notre petite balade à pied. L’air est un peu plus frais, nous
en profitons pour nous dégourdir les jambes. Nous continuons jusqu’au bout de la
second road avant de reprendre la third. Nous rencontrons un couple de français, je
leur demande s’ils connaissent une chicha ouverte dans le coin. Ils me parlent du Red
Sky, un rooftop de français dans le quartier de « la Courneuve », nous irons y faire un
tour plus tard.

Après une bonne heure de marche nous arrivons à l’hôtel, je suis fatigué. Je somnole
dans mon bain, en écoutant de la musique, un verre de jus de mangue à portée de
main. Ma playlist arrive à la fin, le silence soudain me réveille.
J’appelle Farid qui lui aussi s’était endormi, il est temps d’aller manger un morceau.

Nous passons devant le Tai Pan, tournons dans la première rue à droite, celle de l’Expat
hôtel, puis commandons de grosses brochettes de poulet dans une petite cantine de
rue. C’est « took lae dee », nous partons de là repus.

Il est beaucoup trop tôt pour aller en boîte. Le mercure a grimpé à nouveau, il nous faut
un lieu climatisé. J’accompagne Farid qui se paie une manucure/pédicure sur la beach
road, j’en profite pour fermer l’œil dans l’un de leurs fauteuils en cuir très confortables.

Ce soir, je veux rentrer seul, j’ai besoin d’une nuit de sommeil pour récupérer de ce
marathon sexuel que m’a fait vivre Anny ces derniers jours. Il est temps que je
m’occupe également de mon cousin qui visiblement a du mal à s’en sortir. Nous
décidons de faire un petit tour de toutes les boîtes de la Bangla, on ne sait jamais, peut-
être qu’une bonne adresse nous a échappé, un nouveau lieu, un ancien qui bouge plus
qu’avant … place à l’exploration.

Une longue queue s’étire devant l’illuzion, nous reviendrons plus tard. Rien de bien
intéressant au Taï Pan, il est encore trop tôt. Une danseuse descend du podium pour
frotter ses petites fesses contre moi afin de me soudoyer un lady drink, je refuse.

L’illuzion affiche complet. Les filles sont vraiment jolies mais elles sentent le 3D à plein
nez. Poitrine gonflée, nez retravaillé au marteau, maquillage délicat, parfum de marque
probablement offert par un client, vêtements coordonnés, la pute de base de l’illuzion
est plus sophistiquée que sa consœur du Tiger ou du VIP room. Gardant à l’esprit que la
prestation importe plus que l’emballage, je conseille à Farid de chasser ailleurs qu’ici.

Depuis la Bangla, nous empruntons le petit chemin qui mène au White Room. Il n’y a
pas grand monde mais la boîte a du potentiel. Deux ou trois jeunes yins feraient
largement l’affaire mais Farid semble détaché, il va falloir que nous discutions
sérieusement.

Le Vip Room quant à lui, propose les mêmes filles que le premier soir où nous étions
venus, visiblement il n’y a pas de turnover dans cette boîte. Néanmoins, pas mal de
celles qui sont présentes, méritent un LT.

L’heure tourne, Farid fait du surplace. Je ne préfère pas insister, nous partons sur la
Sansabaï afin de manger un morceau. Assis à la table d’à côté, deux indiens sont
accompagnés de putes russes qu’ils ont probablement rencontrées à l’illuzion.

Je parle avec mon cousin, lui demande ce qui ne va pas. Il m’avoue à demi-mot qu’il a
tout simplement perdu le mode d’emploi. Je lui rappelle que tout ceci n’est qu’une
vaste farce, les boites, la musique, l’alcool .… je lui rafraîchis la mémoire en insistant sur
le fait que ce sont toutes des putes, qu’elle sont ici pour bosser, que c’est lui qui leur
fait une faveur en leur donnant du boulot et que si l’une d’entre elle s’avise de lui
donner l’impression du contraire, c’est qu’elle fait mal son travail.

Bien qu’il soit en accord avec moi, il me dit que quelque chose est rouillé en lui, trois
ans sans prendre de vacances en célibataire, il a besoin d’un coup de main. Demain je
lui en balancerai une entre les pattes, ça lui reviendra tout de suite, c’est comme le
vélo, ça ne s’oublie pas.

Avant de rentrer à l’hôtel, je vide deux chargeurs de plombs, je fais un massacre, je suis
prêt pour la guerre.

5*

Depuis que nous sommes arrivés en Thaïlande, il a fait beau tous les jours. Hormis la
température avoisinant celle des cuisines de l’enfer, nous sommes vraiment gâtés.
Aujourd’hui ne fait pas exception. Nous quittons l’hôtel lorsque le soleil est au plus haut
pour nous rendre dans le premier restaurant climatisé que nous croisons au Jungceylon.
Il s’agit d’un restaurant coréen nommé « Maru ». La nourriture n’y est pas
extraordinaire mais cela reste correct.

Le temps est idéal pour une petite balade en scooter. Nous passons à la réception de
l’hôtel pour prendre des serviettes de bain puis partons vers le sud de l’île. L’année
dernière, Axl et moi avions effectué le même parcours, nous étions descendus jusqu’à
Rawaï, pour enfin terminer le reste de l’après-midi à Nai Harn beach. Cette fois-ci nous
nous arrêtons en bord de mer à Rawaï pour prendre un verre dans un restau en plein
air, au bord de la route, ici il fait un peu plus frais. Nous prenons notre temps dans cette
partie de l’île où les touristes occidentaux se font plus rares.

Peu de monde à Nai Harn, nous sommes loin des plages bondées de France. Nous
restons dans l’eau pas mal de temps, je prends des couleurs sans m’en rendre compte.
Deux jeunes lesbiennes australiennes viennent poser leurs serviettes à coté de nous.
Ayant peur de se faire voler leurs affaires, elles nous demandent si nous pouvons y jeter
un œil pendant qu’elles partent se baigner.
A leur retour nous sympathisons un peu, elles sont vraiment cool. Nous quittons la
plage tous les quatre aux alentours de 18h00. L’une d’entre elle monte derrière moi,
l’autre derrière mon cousin. Nous les déposons dans un petit hôtel de karon avant de
reprendre la route pour Patong.

Pour ne pas déroger à la règle nous mangeons une petite glace au Haagen-Dazs de la
beach road. Deux russes se battent jusqu’au sang dans le restaurant. Une fois fatigués,
ils se reparlent comme si de rien n’était …. Scène très étrange.  

La nuit commence doucement à poser son voile sombre sur la ville. Les familles se
préparent pour aller diner avant de dormir, les putes sortent de leur léthargie, les
punters prennent l’apéro avant d’aller chasser, certaines boutiques ferment, d’autres
ouvrent, un autre jour ordinaire à Patong, une autre nuit.

Farid me dit qu’il aimerait bien refaire le Jum massage à Bangkok, il a vraiment apprécié
la prestation offerte dans cet établissement. Bien évidemment, cette remarque n’est
pas anodine, je décèle chez lui l’envie de tirer un coup, il doit avoir les couilles pleines.
Je lui suggère un massage crapuleux sur la seconde road, il est plus que partant.

Nous nous arrêtons dans l’un des salons qui se situent non loin du Christine massage.
De jeunes filles vêtues de paréos multicolores qui mettent bien en valeur leur peau
halée, patientent calmement en attendant le chaland.

Kat, la vingtaine passée, me masse passablement tout en me questionnant sur ma vie,
tel un inspecteur de police. Toutes ces interrogations finissent, comme à l’accoutumé,
par mener au point d’interrogation ultime : « you want ? » me demande-t-elle en
pointant du doigt mon sexe à moitié en érection. J’acquiesce en lui suggérant le prix
habituel de 500 THB. Elle refuse tout en commençant à me masturber. Elle reste ferme
à 1000 THB, je lui demande donc d’arrêter, ce qui a l’air de la surprendre. Feignant
l’agacement, elle s’essuie les mains en mettant fin prématurément au massage. Je
pourrais lui demander de continuer, étant donné que j’ai payé pour une heure, mais vu
la qualité de la prestation, je préfère m’arrêter là.

Avant de quitter le salon, Kat ose quémander un pourboire. Je refuse en roulant des
yeux, ce qui a le mérite de faire rire ses collègues de travail à gorges déployées. Vexée,
ayant perdu la face, elle croise les bras tout en faisant une moue d’enfant boudeur.
Mon cousin, quant à lui, s’est vu gratifié d’une bonne pipe d’après ses dires. Je le sens
beaucoup plus détendu, prêt à attaquer la soirée avec sérénité et enthousiasme, je suis
content.

Anny n’arrête pas de m’envoyer des textos, elle veut que j’aille la baiser dans sa room
avant de reprendre mes activités. Je l’appelle pour lui dire que malgré l’affection que je
lui porte, j’ai envie de faire le papillon, je suis en vacances, je veux varier les plaisirs. Elle
me dit calmement qu’elle s’y attendait plus ou moins depuis cette après-midi. Elle
souhaite néanmoins rester « amie » avec moi, j’accepte même si je m’en contrefous
tout autant qu’elle. Nous échangeons nos facebook puis sayonara.

Anny(image de facebook)


   


Nous sommes d’humeur joyeuse ce soir, nous rigolons des idioties que nous débitons
sans réfléchir tout en dégustant des brochettes de bœuf, que nous avons acheté sur la
route. Posés dans la chambre de Farid, jus de lychee en main, c’est le genre de
moments que je préfère, ceux que je partage avec mes potes, les rigolades, la
complicité, les putes ne sont qu’un bonus qui rendent le séjour plus agréable.

Après un petit tour infructueux au VIP room, nous nous rendons au tiger. La boîte est
encore pleine à craquer. Ce soir la musique est excellente, j’ai l’impression de revivre
les grandes heures de l’ancien Tiger avec sa pléiade de DJ spécialisés dans la House
music.

Nous présentons la consigne à une serveuse qui nous amène notre bouteille de Red peu
de temps après. J’attrape au vol une barquette de popcorn à 100 THB, nous sommes fin
prêts pour attaquer cette soirée.
Nous enchainons les Whisky-Coca tout en scrutant la salle du regard. Lorsqu’il ne reste
plus qu’un quart de bouteille, mon cousin me signale qu’il est temps de faire durer nos
verres.

Une yin tatouée de partout, plutôt fine, cheveux courts, mini short noir, débardeur noir,
belle poitrine, passe devant moi un Breezer à la main. Farid adore ce genre de filles,
depuis le temps que nous venons ensemble ici je connais ses goûts par cœur. Je saisis la
belle par le poignet, lui dis sans détour « my friend like you » tout en la jetant dans les
bras de mon cousin.

Farid me traite de salopard. Un grand sourire de Joker illumine son visage, je suis
content de le voir dans cet état euphorique, de la déprime au bonheur il n’y a qu’un
pas.

Quant à moi je repère Nam qui se trémousse sur le podium. Un concentré d’Isaan d’un
mètre soixante, une peau brunie par le soleil du nord, la débutante dans toute sa
splendeur. Son regard émerveillé balaye la grande salle de haut en bas, de gauche à
droite, elle en oublie même de rester en rythme. Son short en jean moulant dévoile une
paire de fesses bien rebondie, ce qui est rare pour une thai, sa chemise à carreaux de
paysanne un peu trop ouverte offre une vue imprenable sur un décolleté alléchant. Ses
seins ont l’air trop volumineux pour une taille aussi fine. J’essaye de capter son regard
sans y parvenir, elle n’ose fixer personne. Un jeune homme du Moyen-Orient
s’approche d’elle mais n’insiste pas face aux réticences de la jeune fille.

Sa copine, qui revient des toilettes, passe à côté de moi. Je l’arrête pour lui dire que
j’aime beaucoup son amie perchée sur le podium. Elle lui fait signe de venir tout en se
collant à moi. Quelques secondes plus tard, Nam se tient à mes côtés, toute timide,
n’osant pas décrocher un mot. « She not speak english » me dit sa copine. J’apprends
que Nam âgée de vingt et un ans, est arrivée d’Isaan il y a seulement deux semaines. Je
baragouine quelques mots en thaï pour la décoincer, je la sens très vite plus détendue.

Après une bonne demi-heure de frotti frotta, nous partons tous les quatre manger un
morceau dans notre cantine thaï située à côté du Hummer. Le Kao pad Kaï me fait
redescendre de ma mini cuite, je retrouve toute ma lucidité.

N’ayant pas vraiment la possibilité de dialoguer, nous passons directement aux choses
sérieuses. Nous prenons tous les deux notre douche puis commençons à faire l’amour
tendrement en nous caressant longuement. Nam semble apprécier nos embrassades
langoureuses. Sa langue s’entremêle avec la mienne sans retenue. Je lui caresse tout le
coprs, son entrejambe est humide, j’y colle ma langue pour l’exciter encore plus. Elle
écarte ses belles cuisses musclées sans se faire prier, puis laisse tomber sa tête en
arrière pour se concentrer sur son plaisir. Au moment où je commence à la sentir
fébrile je la pénètre en missionnaire tout en l’embrassant tendrement dans le cou. Elle
jouit quelques minutes plus tard, laisse tomber ses jambes une fois l’orgasme passé
tout en relâchant son étreinte, légèrement essoufflée. Elle me regarde dans les yeux, se
met à rire de timidité en se cachant la bouche avec la main, embarrassée, un peu
honteuse d’avoir pris du plaisir.

Je me retire pour la laisser se reposer cinq minutes. Allongée à côté de moi, elle me fixe
sans sourciller, son regard est plein de tendresse. Elle me caresse le torse, se blottit
contre moi tout en m’embrassant un peu partout, puis se met à renifler ma peau
comme un petit chien. Je la sers fort dans mes bras, je me sens bien.

Malgré les distances, de quelque nature qu’elles soient, physiques, culturelles,
linguistiques ou encore mentales, un homme et une femme peuvent se faire du bien,
faire en sorte que leur corps et leur esprit soient en symbiose, le temps d’un instant,
d’une étreinte, d’un simple sourire, d’une pénétration, d’un baiser, d’un souffle sur la
peau qui peut parfois éveiller une concupiscence enfouie au plus profond de soi. Plus
qu’un instinct, une vérité naturelle, une règle gravée dans l’ADN animal, aussi vraie et
aussi ancienne que la pesanteur: l’amour est, et demeurera toujours une loi universelle
qui transcende le temps, l’espace et les êtres. L’amour, même réduit à son état le plus
primaire, à celui d’une simple attirance physique entre deux personnes, est un tsunami
qui balaye tout sur son passage, toutes les barrières, tous les obstacles, parfois dans la
douleur. Au final, il ne reste que deux individus qui se comprennent ; pas besoin de se
parler, il suffit de se regarder, de se toucher, de se sentir, de s’abandonner à l’autre et
dans l’autre, l’expression des sens dans leur simplicité la plus pure.


6*

Nam me réveille aux alentours de 11h00 pour me dire qu’elle doit partir. Les deux
rounds de la veille m’ont épuisé, je la laisse filer sans regret après lui avoir donné 1500
THB.

Farid vient tambouriner à ma porte à 13h00. Il m’attend sur le lit le temps que je
prenne ma douche. Je laisse la porte de la salle de bain entrouverte afin que nous
puissions parler de cette nuit qui marque officiellement son retour dans le « game »  
(la pipe dans le salon de massage n’étant pas officiellement reconnue comme acte de
puterie par mes soins).

Il ne se souvenait plus de la douceur de leur peau, de leurs gestes pleins de délicatesse,
de leur corps frêles qui donnent l’impression de pouvoir se briser lors d’une étreinte un
peu trop forte. Il est ravi, détendu, son ordinateur est resté éteint…

La chaleur atroce,  qui décourage toute tentative d’exposition au soleil, nous force à
passer l’après-midi dans la piscine du Yorkshire. J’y mange un très bon club sandwich en
guise de déjeuner.

Nous nous relaxons dans l’eau jusqu’au coucher du soleil. Deux jeunes anglaises,
clientes de l’hôtel, viennent profiter de la piscine, Je tente une approche avec l’une
d’entre elle. Les gros seins de cette dernière ont éveillés chez moi de vils instincts de
reproducteur. Sa copine, se sentant de trop, part bronzer afin de nous laisser un peu
d’intimité. Je me rapproche de ma proie petit à petit. Tout en discutant, je touche son
épaule, son bras, ses cheveux…. Pas de réactions négatives de sa part. Lorsque sa
copine part aux toilettes j’essaie de l’embrasser. Elle n’est pas assez belle pour que je
lui consacre plus de temps, donc je tente le tout pour le tout, ça passe ou ça casse…
Elle me repousse en rigolant. « You don’t waste time » me dit-elle.

Elle prend mon numéro pour m’appeler ce soir mais je sais déjà que je ne la reverrai
pas. L’effort que je devrais fournir pour la mettre dans mon lit est trop important, elle
n’a rien d’extraordinaire à part ses seins …

Farid et moi faisons un hammam avant de quitter  les lieux pour nous rendre à l’hôtel.

Je pars en solo faire une séance de sport au Patong Gym. Je soulève des montagnes
grâce à tout le repos que j’ai pu accumuler depuis mon arrivée. Mon corps apprécie
l’effort, ça me fait du bien.

Une fois rentré à l’hôtel, je prends une douche tout en m’étirant les muscles. Un
massage me ferait le plus grand bien pour récupérer de cette séance de destruction
massive de fibres musculaires.

Je pars chercher mon cousin qui faisait une petite sieste. Nous nous arrêtons dans un
salon de massage quelconque sur la 3rd road, non loin de notre hôtel. Deux femmes,
plutôt âgées, nous conduisent vers les petits matelas posés au sol.
Je m’endors très rapidement en abandonnant entièrement mon corps  aux mains de la
masseuse.

Nous émergeons de notre sommeil deux heures plus tard. Nous payons les dames,
avant de traverser la rue pour nous poser dans un restaurant chinois. Nous sommes les
seuls clients. Nous nous asseyons en terrasse puis commandons quelques plats que
nous savourons tout en regardant les voitures et les piétons passer devant nous.

Nous décidons de nous faire un gogo avant d’aller en boîte. J’ai pu voir sur internet que
le Suzy Wong, qui se situe soi see Dragon, était l’un des meilleurs sur Patong, nous
tentons notre chance là-bas.  Dès le départ, j’apprécie le show lesbien qui se déroule
sur le podium. Trois très jolies filles, vraiment bien foutues, entièrement nues,
s’adonnent à une danse qui incorpore caresses, coups de langues et frottements en
tous genres. Une australienne et son mari sont assis au pied des filles. Visiblement la
femme, belle blonde sculpturale, est bi. Elle ne se prive pas pour embrasser à pleine
bouche les danseuses. Elle leur caresse la chatte, les seins, le cul, c’est très excitant. Le
mari qui au final est assis à côté de moi, me dit qu’ils ont déjà partouzé une fille dans
l’après-midi et qu’ils sont sur le point d’en barfiner une autre pour la nuit… Si j’étais un
pêché je serais l’envie.

La soirée s’annonce bien, la Bangla est pleine à craquer. Nous décidons de laisser une
dernière chance à l’illuzion avant de définitivement faire une croix dessus.
La musique est excellente, beaucoup moins de morceaux mainstream que les autres
soirs. De la house bien mixée sort des enceintes gigantesques fixées un peu partout. Les
putes, les touristes, les daleux, les michetonneuses, les racailles, les minets, tout ce
beau monde convulse méthodiquement, en cœur, au rythme des martèlements
réguliers des gros kick des drum machines, à une cadence infernale de 128 bpm.

Une demoiselle d’environ vingt-cinq ans, jean moulant, un petit débardeur blanc qui
n’en finit plus de s’étirer vers l’avant sous la pression de sa grosse poitrine visiblement
refaite, me sourit tout en m’invitant à sa table pour prendre un verre. Elle me présente
trois australiens vraiment sympas. « They are my friends » me dit-elle.

Je ne peux m’empêcher de reluquer ses seins, je voudrais tellement les toucher que j’ai
l’impression de déjà les sentir dans le creux de ma main. Elle remarque aussitôt mon
petit manège tout en s’empressant de me murmurer à l’oreille « you like my boobs ? ».

Je rétorque sans sourciller « I want to eat them », ce qui la fait exploser de rire. Elle me
gratifie d’un petit bisou sur la joue puis se tourne vers les australiens pour leur
demander si Farid et moi pouvons nous servir des verres de whisky coca.

Environ six bouteilles de Vodka, Whisky… sont disposées sur la table dans des sceaux
remplis de glaçons. Les australiens acquiescent en affichant de grands sourires
ultrabrite tout en nous offrant des poignées de mains viriles afin de nous témoigner
leur approbation.

Dao connaît tout le monde dans la boîte, elle passe son temps à dire bonjour aux
personnes qui passent à côté d’elle, à saluer d’anciens clients, des copines… J’ai à peine
eu le temps de faire connaissance avec elle que toutes les lumières s’allument. La
musique s’arrête. Les yeux des fêtards, imbibés d’alcool, habitués à l’obscurité, se
ferment à moitié pour filtrer le trop plein de luminosité soudain.

La police a décidé de fermer toutes les boîtes de la Bangla à deux heures du matin. C’est
bien ma chance. Je prends le numéro de Dao, avant que nous sortions tous de la boîte
en suivant le long cortège de noctambules qui se déverse petit à petit sur la bangla.
La soirée veut en finir avec nous mais nous ne voulons pas en finir avec elle. Nous filons
au Chang pool, le plan de replis de toute la faune adepte de sexe tarifé. C’est ici
qu’échouent tous ceux qui sont déterminés à trouver quelqu’un pour la nuit. Le pool
n’est pas une boite mais un billard, donc il n’est pas obligé de fermer… belle pirouette
thaïlandaise.

Nous avons de la peine à nous frayer un passage jusqu’au bar. Tout le monde s’est
soudainement découvert une passion pour ce jeu de boules et de queues.
L’endroit est plein de français, le bar a des airs de pmu, les putes en bonus. Un
toulousain, d’environ quarante-cinq ans, visiblement alcoolisé vient nous parler. Il
demande à mon cousin si nous sommes français, ce dernier acquiesce, le toulousain
éclate de rire. « Vous êtes français de papiers vous voulez dire ! », rétorque-t-il, avant
de se mettre à entonner la marseillaise en prenant la position d’un soldat au garde à
vous. Nous éclatons de rire devant ses vaines tentatives de provocation. Quelques
minutes plus tard il arrête ses singeries puis s’éloigne en titubant vers le fond de
l’établissement.

L’ambiance pesante du chang pool nous contraint à retourner à l’hôtel prématurément.
Nous discutons dans ma chambre une petite heure tout en savourant des magnums
achetés au 7/11. Je m’endors sans difficulté aux alentours de 4h00.
Vous allez tous flotter en bas !!!  Jester
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#4
7*

Je me lève à 10h00. Farid est probablement déjà réveillé mais je veux profiter de la
matinée pour faire une petite séance de sport au Patong Gym. Je soulève de la fonte
durant une bonne heure avant de reprendre le chemin de l’hôtel.

Après une petite douche bien méritée, je passe chercher mon cousin qui travaille, pour
ne pas changer. Nous allons nous taper un bon gros steak dans le Churasco du
Jungceylon avant de prendre la route pour Karon beach. Nous y passons toute l’après-
midi. Nous alternons siestes et baignades jusqu’au coucher du soleil.

De retour sur Patong, nous procédons comme d’habitude : petite glace au Samero’s,
douche à l’hôtel, massage de deux heures au Lemon grass 2 situé sur la second road,
puis retour dans nos chambres afin de nous préparer pour notre dernière soirée à
Phuket.

Comme à chaque séjour passé ici, nous sommes rentrés peu à peu dans une routine
faite de plages, de massages, de boites de nuits etc… Même si ce circuit quotidien n’est
pas désagréable, cela nous fera du bien de voir autre chose...

Pour notre dernier diner à Patong, nous nous rendons dans une grande cantine de sea
food située sur la second road. Je me commande un gros poisson dont j’ignore le nom,
ainsi qu’une dizaine de crevettes. Nous prenons également un crabe pour deux.

Le personnel de cette cantine est exclusivement composé de ladyboys. Certains sont
très bien faits, mais d’autres sont plus costauds que moi.
Nous savourons cet excellent repas tout en conversant avec un couple de retraités
français assis à la table d’à côté. Michel, âgé d’environ soixante-cinq ans, m’émeut
énormément en se confiant ouvertement à nous. Il nous dit être venu habiter ici avec
sa femme car plus rien ne les rattache à la France. « Nous avons trois enfants et plein
de petits enfants, mais malheureusement nous avons dû nous tromper quelque part
dans leur éducation car ils sont très distants avec nous. Ils ne passaient jamais nous voir
alors que nous habitions tous à Auxerre ». Sa femme essaie de relativiser en
généralisant ce trait de caractère, cet égoïsme, à toute la nouvelle génération. Je ne la
contredis pas même si je pense que le problème vient de ses enfants qui sont
probablement de grands merdeux ingrats.

Nous regagnons la Bangla lorsque le spectacle bat son plein. Je joue au puissance 4 avec
une yin d’environ vingt-cinq ans dans l’un des beers bars de la soi see dragon : French
kiss si je gagne, LD si je perds. Je remporte deux parties, ce qui me vaut le plaisir de
rouler des gros patins à la demoiselle. Notre jeu salace a attiré toutes ses copines qui
tentent de modifier les termes de notre jeu « next time if you loose, you lick her pussy
and if she loose she give you a blow job ». (Moi ça me va très bien…)

Sa copine, très mignonne, décide de prendre le relais. Cette fois-ci je me prends une
raclée. Je lui paie trois LD avant d’abdiquer en m’avouant vaincu. Dans un grand élan de
galanterie elle me fait un petit smack pour me consoler.

J’envoie un texto à Dao qui me dit être au Tai pan avec les australiens. Il n’est qu’une
heure du matin mais la boîte est déjà bien remplie. D’habitude les gens commencent à
arriver vers 3h00. J’ai l’impression que c’est une soirée spéciale car il est impossible de
circuler à l’intérieur.

Le petit groupe d’amis a pris deux sceaux remplis de bouteilles. Aussitôt arrivés à leur
table, l’un des koalas me demande ce que je veux boire ; Whisky-Coca comme
d’habitude. Farid quant à lui, tourne à la vodka-orange.

La foule compacte nous bouscule sans arrêt, l’un des australiens semble très agacé ; il
appelle une serveuse pour lui murmurer quelque chose à l’oreille. Quelques minutes
plus tard, plusieurs serveurs viennent débarrasser notre table. Nous suivons ces
derniers qui nous trouvent un emplacement de premier choix sur le podium, tout près
des danseuses. Nous pouvons enfin respirer tout en profitant de la vue imprenable sur
les petits culs qui se déhanchent devant nous.

Dao porte une robe blanche moulante qui lui arrive à mi-cuisses, ses seins sont
généreusement exposés à la vue de tous grâce à un décolleté plus que plongeant. Elle
se frotte à moi en dansant, j’en profite pour lui caresser les fesses, les hanches, sa peau
est douce, glissante comme si elle s’était badigeonnée de crème.
Lorsqu’elle me présente son dos et ses fesses rebondies j’en profite pour plonger mon
nez dans sa longue crinière brune qui sent bon le champoing. J’ai l’impression d’être
une bête sauvage à côté d’une telle créature. Elle m’inspire la propreté, J’ai comme une
incommensurable envie de goûter à son corps tout entier, de la pénétrer si
profondément que je la possèderai tel un Djinn ou un esprit.

« T’es bien allumé mon pote, parle tranquillement, articule et fait gaffe à ne pas
tomber», voilà ce que ma petite voix intérieure susurre à ma conscience lorsque je
réalise, entre deux verres, que je suis mort saoul.

Farid vient m’annoncer qu’il rentre à l’hôtel avec sa nouvelle copine, une longue liane
brune à la peau très blanche qui lui donne des airs de chinoise. Entre deux propos
inaudibles, je comprends qu’il viendra me réveiller demain matin, mon état d’ébriété
avancé le rend inquiet car nous devons quitter l’hôtel à midi.

Je danse, pris en sandwich entre Dao et une danseuse du podium, je parle à un koala,
un verre tombe par terre, une serveuse moche me frotte, je titube sur la sensabai, très
long cunnilingus, je lui bouffe le cul, j’arrive enfin au stade paroxystique de ma défonce,
je suis superman, sans hésitation, sans circonvolution sexuelle inutile, je l’encule.

Ces flashbacks discontinus de ma fin de soirée sont précis tout en étant flous. J’arrive à
poser des sensations sur mes souvenirs mais je ne suis pas certain d’avoir vraiment
vécu ces scènes. Délire onirique ou réalité ? Je ne sais plus… Tant pis, c’était pathétique,
tant mieux, c’était magique.

8*

La sonnerie de mon téléphone vient me chercher loin, très loin… Je sors de mon coma
tant bien que mal pour me trainer jusqu’à la salle de bain. Je suis encore sous l’effet de
l’alcool mais je suis bel et bien passé du côté obscur de la cuite. Ma tête est lourde, je
sens mon corps tout frêle, tremblotant, j’ai le ventre gonflé, ma propre odeur me
répugne. Je me débarrasse de ma sueur chargée de Red, en restant un bon moment
sous le jet d’eau. J’en profite pour me brosser les dents. La bouche pleine de dentifrice,
J’appelle Dao qui dort dans l’autre pièce pour lui dire de se lever.

Sans inspecter les scooters, le loueur reprend les clés en nous remettant l’argent de la
caution. Nous échangeons un dernier baiser d’adieu avec nos femmes puis nous
grimpons dans le fourgon gris qui démarre aussitôt pour l’aéroport. Après deux arrêts
pour récupérer d’autres passagers, la navette fonce sous les trombes d’eau qui
s’abattent sur l’île. C’est la première fois qu’il pleut depuis notre arrivée.

Le voyage se passe mal. Je ferme les yeux dès que j’en ai l’occasion. Le Burger King, que
j’avale une fois la douane passée, agit comme un somnifère.

Je me réveille en sursaut lorsque les roues de l’avion heurtent le tarmac de l’aéroport
de Don Muang. Je vais beaucoup mieux, la sieste m’a fait énormément de bien.
Après un petit quart d’heure d’attente pour obtenir un taxi, nous roulons en direction
de Sukhumvit.

Le hall de l’Ambassador hôtel situé soi 11, est rempli d’indiens, on se croirait à
Mumbaï. Des groupes entiers de jeunes hommes s’assoient sur les marches de l’entrée,
sur les murets, les bancs… à mon étage toutes les chambres restent ouvertes, ça leur
permet de circuler librement en allant les uns chez les autres sans restriction. Gros
consommateurs de tapins, les ascenseurs sont bien sollicités. Quand une pute
redescend après une passe, deux autres montrent, le manège est incessant.

Ma chambre donne sur la piscine de l’hôtel, j’irai probablement y faire un tour dans les
jours à venir. Je prends le temps de défaire ma valise, nous restons trois nuits à
Bangkok. Je prends une douche, m’allonge une petite demi-heure puis tente de joindre
Axl et Steve.

Steve est l’ami avec lequel j’avais fait la République dominicaine en 2013. Nous étions
déjà amis à Paris, nous sommes arrivés à la même période à Genève.
Quant à Axl il est inutile de vous le présenter, c’est tout simplement l’homme qui a
baisé toutes les putes de l’Ibar, de l’Inso, ce mec est plus connu à Pattaya que ne l’était
Elvis à Memphis, il peuple les contes et légendes d'Isaan: "attention ma fille, si tu n'es
pas sage j'appelle Axl...", ou encore "si tu ne travailles pas bien à l'école, Axl t'attrapera
à l'Ibar et on entendra plus jamais parler de toi", l’un des pères fondateurs du kiniaow
spirit. « Ze » punter !

Axl me dit au téléphone qu’il est parti faire un rooftop avec l’un de ses amis qui doit
partir demain pour un long périple en Asie. Il nous rejoindra plus tard.
Je débarque dans la chambre de Steve qui m’accueille avec un grand sourire. Après
avoir discuté de nos vols respectifs nous partons dans l’autre aile de l’hôtel.
Steve, Axl et moi avons pris des chambres standards. Farid a quant à lui, pris une
chambre supérieure. Ces dernières se situent dans l’immeuble haut de l’hôtel. La
prochaine fois c’est là que j’irai. Je paierai plus cher mais j’aurai moins l’impression
d’être à Calcutta.

Farid et Steve se connaissent déjà bien. Nous discutons de tout et de rien, de nos
vacances à Phuket, des jours à venir… nous sommes contents d’être là, tous ensembles.

Nous partons manger dans une cantine qui se situe en face de l’hôtel, il fait très chaud.
L’air est irrespirable. Je transpire à grosses gouttes. Je montre mes vidéos de Phuket à
Steve quand tout à coup….c’est la catastrophe. Je viens de formater ma carte SD en
effectuant une mauvaise manipulation. J’ai acheté cet appareil photo, deux jours avant
de venir, je ne le connais pas encore très bien. Je suis dégouté ! Toutes les photos,
vidéos… tout est parti.

Steve me dit qu’il est possible de récupérer les données avec certains logiciels. J’irai voir
cela demain au Pantip plaza. A partir de ce moment, je n’ai plus envie de filmer, je
baisse les bras… le report ça sera pour le prochain voyage. Farid m’exhorte à continuer
en me disant que ça n’est pas grave, qu’il me reste encore beaucoup de choses à voir.
Je me remotive, c’est reparti.

Les filles du Jum massage nous accueillent avec une pléiade de « welcome » qui se
traînent sur la dernière syllabe. Nous optons tous les trois pour le oil massage, avant de
grimper au dernier étage. Je m’allonge sur le ventre, tout en glissant ma tête dans le
trou de la table réservé à cet effet.

Sous les mains expertes de la masseuse je m’abandonne corps et âme, mon esprit
s’évade, mes muscles ne soutiennent plus mon poids, je me sens léger et lourd à la fois.
Je me laisse bercer par les douces mélodies qui s’échappent des enceintes fixées au
mur, une succession de morceaux kitch des années 80 interprétés au piano, mes yeux
se ferment, je me sens partir. C’est ce que j’apprécie le plus à Bangkok, ce contraste
frappant entre la rigueur de la ville et la douceur que l’on peut y trouver. Plongé dans la
pollution, la cohue générale, la chaleur étouffante et le bruit en permanence, il suffit de
pousser la porte d’un salon de massage pour se retrouver dans une oasis de calme, de
fraîcheur, de douceur, un saut dans l’oubli de soi, un petit voyage vers la quiétude.

Elle commence par les couilles, je sens sa main pleine d’huile s’attarder sur mes
bourses. Je me réveille doucement de ma sieste, je bande dur très rapidement. J’ai
envie de sa main sur mon sexe, tout de suite. Sans tarder je parle du billet de cinq
cents. Elle le veut, elle est prête à branler un inconnu pour l’avoir. Je pousse la serviette
déjà bien relevée, mon sexe jaillit comme un diable qui sort de sa boîte. Elle le prend
délicatement dans sa main puis commence le travail. Ses mouvements sont parfaits, sa
technique rôdée, une vraie pro. Ma bite se met à érupter par à-coups pour libérer le
liquide blanchâtre qui s’écoule doucement sur ses doigts. Ce soir je vais bien dormir.

Nous rentrons à pied à l’hôtel, satisfaits, détendus. Axl nous rejoint dans ma chambre
quelques temps après. Nous nous marrons bien, pas besoin d’entrer dans les détails en
ce qui concerne notre conversation sur les indiens qui « surpeuplent » l’établissement.

Nous décidons de faire une chicha au Nest, le rooftof de l’hôtel Fenix situé dans la
même soi. Farid préfère rester dans sa chambre, la soirée d’hier l’a mis sur les rotules.

Arrivés sur place, nous constatons qu’il n’y pas de chicha, la police a encore frappé.
Nous prenons un ou deux verres avant de partir rejoindre le pote d’Axl (Mr E) qui nous
attend en bas.

Nous empruntons l’ascenseur qui mène au Levels club. C’est la deuxième fois que je
viens dans cette boîte. Autrefois fréquenté par la high-So de Bangkok, l’établissement
reçoit désormais beaucoup de tapins qui se la jouent putes de luxe. Steve, Axl et Mr E
se prennent une bouteille.

Je ne bois pas ce soir, le souvenir de ma cuite de la veille est encore trop présent,
l’odeur de whisky qui plane dans l’air me donne envie de vomir. Je reste une petite
heure avant de leur fausser compagnie pour aller me coucher, je ne tiens plus. Je dis au
revoir à Mr E qui s’en va demain, puis je souhaite une bonne nuit à mes deux compères.

Sur le chemin du retour je m’assois dans une cantine de rue plus que vétuste. Je me
commande un riz aux crevettes ainsi que deux œufs au plat à emporter.
Je savoure ce repas, allongé sur mon lit en regardant TV5. J’apprends la mort de Prince.
J’aimais beaucoup ce chanteur, paix à son âme.

Vous allez tous flotter en bas !!!  Jester
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#5
9*

Je me réveille en fin de matinée, je suis en pleine forme. Me coucher plus tôt que
d’habitude m’a fait beaucoup de bien. Après une bonne douche, je tente de joindre les
potes mais personne ne répond.
J’intercepte un taxi sur la Sukhumvit, direction le Pantip Plaza pour essayer de
récupérer les fichiers effacés sur ma carte SD.

Arrivé sur place, je monte au dernier étage pour me rendre dans une petite boutique
spécialisée dans le Data recovery. On me dit que l’analyse prendra une petite heure.
J’en profite pour aller manger non loin de là, dans un petit restaurant thaï qui semble
spécialisé dans le sea food. Je commande un plat de riz avec du poisson frit à la
chinoise, ainsi que des légumes en sauce. C’est tout simplement délicieux. Le poisson
fond dans la bouche, je me régale.

De retour au Pantip, je constate que l’analyse de ma carte en est seulement à la moitié.
Je pars me faire un thaï massage dans un petit salon qui se situe au premier étage d’un
vieil immeuble délabré. La masseuse laisse traîner son coude sur mon sexe mais je n’ai
pas envie de me faire branler.

Les informaticiens n’ont pas pu récupérer quoi que ce soit sur la carte, je suis dégouté.
Tant pis, les aventures de Yayus à Phuket en images ça sera pour une autre fois…
Steve et Farid m’appellent tour à tour. Farid traîne au MBK tandis que Steve est parti se
faire branler quelque part sur Sukhumvit. Quant à Axl je ne sais pas trop où ce chacal
vagabonde, je crois bien qu’il est en charmante compagnie.
Nous nous retrouvons Steve, Farid et moi au MBK une petite demi-heure plus tard.
Nous prenons un encas au Burger King tout en discutant de tout et de rien, de la
France, de la vie de couple, du travail, de nos projets…

Je quitte mes compagnons au pied de la station de métro Nana. Ils rentrent à l’hôtel se
reposer tandis que je pars me faire sucer au lollipop situé dans la soi 10.
Devant l’entrée du blow job bar, sept à huit filles sont en train de manger des plats
thaïs dans des barquettes blanches en polystyrène. L’une d’entre elle se lève pour
m’accompagner à l’intérieur. Je m’assoie sur un canapé en cuir puis commande une
bouteille d’eau fraîche. Deux enfants d’environ six ans, un garçon et une fille, sont
allongés au sol. Ils regardent religieusement les dessins animés qui passent à la
télévision, sans prêter attention à ce farang qui vient d’entrer pour se faire sucer par
leur mère.

Ses coups de langues parcourent toute la longueur de mon sexe en érection. Elle le
lèche un bon moment avant de l’engloutir entièrement dans sa bouche. La pièce est
très sombre. Sans le petit néon rouge fixé au mur je n’arriverais même pas à distinguer
sa silhouette rondelette qui s’affaire en va-et-vient réguliers sur ma queue.
Elle ne parvient pas à me faire jouir, je me termine sur son visage en me masturbant.
Je reprends la route de l’hôtel après avoir payé 870 THB en bas, boisson et tip inclus.

Avec qui est-ce que je viens d’avoir un rapport aussi intime ?... Est-ce une illusion, un
fantôme, un avatar qui n’a existé sur terre que le temps de mon passage dans ce bar ?
Je suis arrivé à un niveau de détachement très avancé dans ma vie sexuelle. L’autre
n’existe plus, mes émotions non plus. Je consomme le sexe comme je consomme de
l’eau. Le summum de la tristesse, de la déchéance pour certains, la liberté suprême
pour d’autres. Ce constat me laisse un goût amer sur le moment. Une sensation de vide,
de solitude extrême s’empare de moi, j’ai déjà ressentis cela en quittant ce genre
d’endroits. Comment se faire du mal en se faisant du bien… Dans l’absolu il s’agit
uniquement d’une pipe, un morceau de viande qui entre dans un autre. Où est le mal ?
Mon éducation, le formatage de la religion, de la société, voilà ce qui m’empoisonne la
vie. Tout ira bien si j’évite de trop réfléchir, de prendre le temps de me dire que cette
fille a une maman qui l’aime, qu’elle apprécie surement la musique, les films, qu’elle est
romantique, qu’elle est la fille préférée de son papa, un type très sympa qui n’a pas eu
la possibilité d’offrir un avenir meilleur à ses enfants.
Allez Je m’en fous ! C’est le monde dans lequel on vit, personne ne pleure la gazelle qui
se fait bouffer par le lion, personne ne blâme le lion. Quant à moi je ne vais pas me faire
du mal pour une meuf qui suce des bites pour vivre, la pauvreté n’est pas une excuse,
elle a choisi. Le monde est plein de gens qui crèvent de faim, ils ne choisissent pas pour
autant de tailler des pipes à longueur de journée. « Tout le monde s’en fout de sa
gueule et de la tienne, ressaisis-toi connard, tu penses comme un pigeon prêt à
sombrer ! »…..Je reprends mon souffle, mes esprits, Je vais mieux.

Après une bonne douche, nous nous retrouvons tous les quatre dans la chambre de
Farid. Nous bavardons un peu avant de nous rendre dans la cantine de la soi 1. Nous y
dinons comme des rois pour pas cher, je n’ai jamais été déçu par cette adresse.

Le repas terminé, nous allons faire un petit tour au Nana Entertainment Plaza.
Soi nana, les chiottes dans l’égout, le repère des putes et des trans au rabais qui
s’agglutinent sur les trottoirs pour vendre leur corps, l’endroit préféré des vieux punter
nostalgiques qui viennent se repaître de ce spectacle en sirotant des bières dans les
bars ouverts qui donnent sur la rue. Assis sur leur sièges, soigneusement alignés les uns
à côté des autres tels des oiseaux perchés sur un fil électrique, ils viennent ici par
reflexe comme les zombies de Romero qui errent sans but dans les supermarchés, ils
sont ici tout simplement par habitude.
Avec les années, les ladyboys ont gagné du terrain sur les filles. Ces créatures torturées,
qui regardent leur appareil génital avec autant d’amertume et de dégoût qu’un obèse
regarde ses bourrelets, occupent désormais le devant de la scène. Ces hommes
« presque » femmes aux cambrures exagérées, aux hanches trop chaloupées, aux
gestes trop brusques, s’offrent ouvertement en spectacle dans une représentation
caricaturale de féminité, un témoignage grotesque de fierté, presque hystérique, un
crachat à la gueule de cette planète qui leur a fait payer cher cette différence qu’ils
affichent désormais la tête haute. Un monument de déchéance à apprécier avec une
Chang bien fraîche à la main, tout en humant les relents de méduses séchées
suspendues aux étals de nourriture Isaan qui monopolisent les trottoirs.

Nous nous asseyons tout d’abord dans un beer bar pour prendre un verre, puis nous
filons à l’Angel Witch. La musique rock est de mise dans ce gogo légendaire. Les filles
enchainent les dansent sur le podium central. Le niveau est moyen, nous décidons de
quitter les lieux sans tarder.

Un taxi nous conduit à l’Insanity, anciennement Insomnia, qui se situe dans la soi 12.
Dès le départ, l’ambiance ne nous plaît pas. Les filles ne sont pas terribles, le volume est
trop élevé, j’en ai mal aux oreilles. Axl s’éclipse quelques instants puis revient avec une
bombe à son bras. Il s’agit de l’un de ses anciens VLT, un parmi tant d’autres, qui a fière
allure dans sa robe rouge moulante qui met bien en valeur une lourde poitrine refaite.
Le salopard a tout prévu pour passer une bonne soirée.

Nous mettons les voiles pour le Climax qui se situe au sous-sol de notre hôtel. Axl nous
quitte pour aller honorer la dame dans sa chambre.

Nous décidons de prendre une bouteille dès l’entrée de la boite afin d’avoir un
emplacement correct. Nous suivons le serveur qui nous conduit à une table près de la
piste, non loin de la scène. Le spot est parfait.
Les jolies filles ne manquent pas même si pas mal d’entre elles sont déjà prises en main.

La bouteille de whisky arrive, je prends également deux barquettes, une de popcorn,
une de chips, nous pouvons commencer les hostilités. La boisson fait rapidement son
effet, je sens la vague de chaleur m’envahir pour me transporter vers un monde où tout
le monde est beau et gentil.

Les serveurs à l’affut d’un billet, restent collés à notre table. Ils ne nous laissent pas
mettre la main à la patte. Après chaque gorgée, ils n’hésitent pas à nous resservir. L’un
d’entre eux me demande si je souhaite qu’il me ramène une fille. Je lui en désigne une
qui a attiré mon attention depuis un petit moment. Il part me la chercher, puis me la
jette dans les bras.

Nous faisons les présentations d’usage, collés l’un à l’autre. Sans tarder je commence à
lui toucher les seins, le cul, elle ne dit rien, elle se contente de sourire. À un moment
donné elle juge qu’il est temps de garantir sa soirée en me demandant combien je vais
lui donner. Je propose 1500, elle veut le double. Elle me quitte, sans rancune apparente
après m’avoir serré la main tout en me souhaitant bonne chance.

Entre en scène Sissy... Les yeux vitreux, la tête posée entre ses mains, les coudes sur la
table, elle observe mon manège depuis un bon moment. Elle est saoule autant que je le
suis. Elle me sourit à pleines dents.
Probablement autour de la trentaine, environ un mètre soixante, tout juste mignonne,
elle m’inspire la gentillesse. Elle me donne l’impression d’être blasée par tout ce cirque
sans pour autant être aigrie. Je lui fais signe de venir.

Farid est pris en main par une fille qui revenait des toilettes. Steve, quant à lui, rentre
seul à l’hôtel.

Sissy et moi partons au Kinnaree restaurant situé dans la même soi, pas loin de la
sukhumvit Road. C’est un peu le Kiss food du quartier. Ouvert 24/24, il attire toute la
faune nocturne qui vient s’échouer ici après des soirées trop arrosées, la cellule de
dégrisement locale où l’on soigne sa cuite à coup de kao pad et de tom yam.

Sissy prend sa douche en premier. Une fois que je sors à mon tour de la salle de bain, je
la trouve allongée sur le ventre, emmitouflée dans sa serviette, déjà endormie ou en
train de simuler le sommeil. Cela ne me dérange absolument pas, je me sens d’attaque
pour une baise de violeur.
Je grimpe sur elle tout en l’embrassant sur ses épaules dénudées. Je lui retire la
serviette tant bien que mal, elle se soulève légèrement afin que je puisse lui enlever
plus facilement.
Je découvre un dos sans défaut, une peau lisse que je ne me prive pas de caresser. Je
saisis ses fesses à pleines mains. Je commence par lui titiller l’anus avec mon index. Je
badigeonne mon doigt de KY puis petit à petit je l’enfonce dans son orifice anal qui
commence à bien se dilater. Elle ne bouge toujours pas mais laisse échapper quelques
petits bruits de plaisir. J’enfile un préservatif que je lubrifie abondamment. Je bande
dur pour un type bourré, la perspective de la sodomiser m’excite au plus point.
J’enfonce doucement mon sexe dans son cul. Une fois entièrement à l’intérieur, je
laisse tomber mon corps sur elle, tout en commençant à faire des allers-retours avec
ma bite. Je tamponne son petit cul avec mon bassin afin d’aller le plus profondément
possible, la sensation est très agréable. J’alterne coups rapides et phases plus lentes. Au
bout d’une vingtaine de minutes, je laisse le sperme s’échapper dans la capote alors
que je suis bien enfoncé dans son anus.

Je pars prendre à nouveau ma douche, Sissy me suit de près. Chacun dort de son côté
du lit.

Vous allez tous flotter en bas !!!  Jester
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#6
10*

Je me réveille en début d’après-midi, je jette un œil par la fenêtre, il fait très beau. Les
potes sont déjà à la piscine, je les rejoins après avoir donné un baiser d’adieu et 2000
THB à Sissy.

Je travaille un peu mon souffle en faisant quelques longueurs. Ma séance de sport
prend fin lorsque j’aperçois des indiens qui entrent dans l’eau avec leur sous-
vêtements…

Steve part se reposer dans sa chambre tandis qu’Axl, Farid et moi, allons au Gulliver
pour prendre un déjeuner tardif. Je me laisse tenter par du poulet grillé, des frites ainsi
que du pain à l’ail. Le repas est très bon, comme d’habitude. Quelques freelances sont
déjà à leur poste de travail, la journée commence tôt pour elles.

Après avoir acheté quelques plaquettes de Kamagra, Farid nous quitte pour rentrer à
l’hôtel, Axl et moi partons nous faire masser les pieds au heavenly massage situé soi 7.
Ce salon est excellent pour un vrai massage sans finition.

Nous sortons de là détendus. Axl rentre à l’hôtel à son tour. Pour ma part, ne
supportant pas de rester enfermé dans ma chambre, je pars au Dr BJ pour ma pipe
« quotidienne »…je pense qu’on peut le dire désormais « quo-ti-dienne ».

Les filles se lèvent toutes à mon arrivée pour me suivre à l’intérieur. Une vingtaine de
fellatrices me fait face. Ne sachant pas laquelle prendre je demande au macro de
service, un thaï plutôt âgé et au regard lubrique, de m’aiguiller vers la meilleure suceuse
de l’établissement. Il me désigne une infirmière vêtue de blanc (700 THB), grande,
enveloppée, plutôt laide mais dotée d’une paire de lèvres charnue et appétissante. Je
suis son conseil puis me laisse entraîner vers les étages supérieurs par la jeune
demoiselle.

Une fois qu’elle a apporté son petit panier de travail, qu’elle m’a nettoyé l’engin dans le
lavabo, qu’elle a posé un petit coussin au sol pour ne pas se faire mal aux genoux, elle
commence par me lécher l’intérieur des cuisses. Sa main agrippe délicatement mes
bourses tandis que ses lèvres s’égarent sur mon gland en relâchant de petits filets de
salive bien dosés. Elle a du savoir-faire, c’est indéniable. Lorsque mon pénis entre dans
sa bouche je suis déjà bien dur. La sensation est pratiquement similaire à une
pénétration vaginale sans préservatif, c’est incroyable. J’ai l’impression que mon sexe
va exploser, pourtant j’ai déjà jouis deux fois hier. Elle finit par me vider jusqu’à la
dernière goutte en très peu de temps, je n’en reviens toujours pas. Je laisse 200 THB de
tip, je m’incline devant un travail aussi bien fait, probablement la meilleure pipe de ma
vie.

Je passe récupérer mes camarades à l’hôtel puis nous filons sans tarder au
restaurant/rooftop « Long Table » situé soi 16, au vingt cinquième étage de la Column
Tower. La vue est superbe, j’aime beaucoup prendre de la hauteur à Bangkok, on se
sent moins écrasé par la ville.

Nous nous commandons un repas copieux, certes cher mais très bon. Je me prends un
caviar de crabe ainsi qu’une soupe au lait de coco, c’est un régal.

De retour à l’hôtel, nous disons au revoir à Farid car il retourne demain matin en
France. Je regarde sa silhouette s’éloigner dans le grand hall de l’Ambassador, ce
connard va me manquer. « Ciao cousin et courage pour la suite » !

Me voilà donc désormais accompagné de mes deux potes Steve et Axl pour la suite des
aventures. Demain nous quittons la Thaïlande pour le Vietnam, nous devons faire le
check-out à 10h30 pour attraper notre vol.

Le climax est toujours aussi noir de monde mais comme tous les lendemains de
beuverie, je ne suis pas spécialement dans l’ambiance. Je reste un peu avec les potes
puis aux alentours de trois heures me vient une idée, qui sur le moment, m’enchante
plus qu’un LT : J’ai tout simplement envie d’un oil massage avec finition. À cette heure
tardive, seule la galerie adjacente de l’hôtel propose encore cette option. Je souhaite
une bonne nuit à mes compères mais Steve est emballé par mon plan et décide de se
joindre à moi. Axl quant à lui préfère rester chasser dans la boîte.

La galerie en question :

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Cinq à six salons sont ouverts 24/24 dans la galerie de l’hôtel. Steve me quitte en
suivant la première masseuse qu’il croise, nous nous donnons rendez-vous demain à la
réception. Quant à moi, Je repère une fille très mignonne qui attend patiemment à
l’autre extrémité de la galerie, elle fera l’affaire.

Vêtue d’un mini short blanc, d’un petit haut orange, la fille parait plus birmane que thaï.
Il s’avère que son père est népalais et sa mère thaïlandaise.
Le massage n’est pas terrible, je lui demande donc de me branler. Elle accepte pour 700
THB. J’ai du mal à bander, je lui demande d’enlever ses vêtements pour que je puisse la
toucher. Elle est d’accord pour 100 THB de plus… connasse.

Je lui caresse les seins, le cul, je lui écarte légèrement les cuisses pour lui glisser un
doigt, elle ne dit rien, je suis surpris. Elle finit par mouiller mais demeure impassible
tout en continuant à me masturber. Je n’arriverai pas à jouir comme cela. Je lui enlève
mon sexe des mains puis commence à me branler. Je lui dis de venir s’allonger à côté de
moi. Je lui lèche les seins, lui mets des doigts dans la chatte, lui titille l’anus, je finis
même par lui rouler des patins. C’est seulement au prix d’un effort harassant que je
parviens à faire gicler le sperme hors de ma bite. Ce dernier vient s’échouer
péniblement sur mon bas ventre. Elle a la délicatesse de m’essuyer avec du sopalin. Je
m’acquitte de ma dette sans laisser de tip vu que la prestation n’était pas à la hauteur
de mes attentes et qu’elle n’arrêtait pas de négocier pour tout.

Je passe au 7/11 prendre un petit paquet de chips que je dévore sur mon lit en
regardant des clips coréens. Je suis fatigué. Je prends une douche, me brosse les dents,
prépare ma valise puis m’endors rapidement.

Vous allez tous flotter en bas !!!  Jester
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#7
11*

Mon réveille sonne à 10h00. Je bondis de mon lit, tout content de partir à l’aventure
dans un pays inconnu. Douche, check-out, taxi, aéroport, enregistrement, douane, je
prends un Subway, mes potes un mac do, nous embarquons, Ho Chi Minh (HCM) here
we come.

Dans l’avion j’ai toute la rangée pour moi, je prends mes aises. Je regarde un film sur
ma tablette, le vol se passe très bien. A l’approche de l’aéroport, j’aperçois par le hublot
plusieurs bassins d’eau creusés dans la roche, curieux paysage.

Une fois arrivés, nous effectuons un peu de change pour pouvoir payer le taxi, nous
sortons au rez-de-chaussée pour essayer d’en attraper un. Nous faisons la queue puis
lorsque nous prenons connaissance des prix, Axl réalise que la note ne colle pas avec ce
qu’il a pu voir sur Internet. Il se rappelle qu’il faut prendre les taxis de la compagnie
Vinasun qui se situent au dernier étage de l’aéroport. L’information s’avère correcte,
nous voilà partis pour le centre-ville dans un taxi similaire à ceux que l’on trouve à
Bangkok.

HCM est pleine de scooters, de deux roues en tout genre, je n’ai jamais vu cela ailleurs.
Certains d’entre eux roulent même sur les trottoirs, c’est l’anarchie totale. Ce qui est
également frappant, c’est le nombre de drapeaux communistes accrochés un peu
partout, au réverbères, aux immeubles… même si le sud du pays a clairement une
politique économique de type capitaliste, les stigmates de la propagande des décennies
passées sont encore bien présents.

Nous débarquons à l’hôtel Ha My 3 (prononcé Ha mi ba) qui se situe dans le district 1
de la ville. Ces derniers sont semblables à de petits arrondissements. Les numéros 1, 2
et 3 sont ceux qui se révèlent les plus intéressants pour le touriste lambda, hôtels,
restaurants, pubs etc, tout est concentré dans ces trois zones.

La chambre se révèle très agréable, bien agencée, lumineuse. Je déballe mes affaires,
prends une douche bien froide pour essayer de me rafraichir car la température
extérieure est très élevée. Axl est à mon étage tandis que Steve est à l’étage inférieur.

Axl et moi trouvons Steve dans le couloir avec un employé de l’hôtel qui essaye d’ouvrir
sa porte car celle-ci est coincée, pas de chance. Nous partons sans lui pour faire du
change, je lui en ferai également pour qu’il puisse passer sa soirée tranquille.

Nous marchons les yeux grands ouverts pour analyser ce nouvel environnement. Des
agences de voyages un peu partout, des marchands de fruits, des restaurants, des
épiceries, toute sorte de commerces excepté des changes. Nous demandons à droite et
à gauche, Le jeune vigile d’un hôtel finit finalement par nous indiquer une bijouterie au
bout de la rue qui peut nous en faire. La bijoutière, qui a une calculatrice dans la tête,
nous fait un taux plus ou moins similaire à celui de l’aéroport, le taux de change semble
être un peu partout pareil ici. Nous voilà fin prêts pour la soirée.

Nous passons récupérer Steve qui a fini par entrer dans sa chambre, puis nous partons
à la recherche d’un restaurant. Nous marchons doucement pour profiter de la ville sans
pour autant transpirer comme si nous faisions un footing.

Le « Cosmo » paraît plutôt sympa même si l’endroit est désert en raison de l’heure
tardive. Nous nous installons à l‘intérieur pour profiter de la climatisation.
Le repas est bon même si ce restaurant est très orienté pour les touristes. Nous
profiterons des spécialités locales les prochains jours, ce soir nous n’avons pas le temps
de chercher.

Commence ensuite une longue marche pour trouver la rue Bui vien qui regroupe de
nombreux bars et des chichas. Cette rue se situe dans le quartier de Pham Ngu Lao, le
Khao san Road local. Nous marchons, nous transpirons, rien en vue. Démotivés, nous
prenons un taxi. La course nous coûte au final moins de deux dollars. Ce moyen de
transport est peu cher et très pratique pour se déplacer à HCM.

La rue Bui Vien est très animée. Des rabatteurs tentent de nous faire entrer dans leurs
bars tandis que des putes distribuent leurs cartes en proposant des « massages ». Ce
quartier est plein de jeunes touristes venus du monde entier, ambiance backpackers
garantie.

Nous nous asseyons dans l’un des bars qui sert des chichas. Faisant face à la rue, nous
pouvons profiter du spectacle. Cela m’avait bien manqué de pouvoir me poser
tranquillement, un verre dans une main, une chicha dans l’autre. Je savoure ce
moment, je suis bien.

Nous restons là une petite heure et demie avant de prendre à nouveau un taxi pour
rentrer dormir à l’hôtel. Je m’endors en très peu de temps.

Vous allez tous flotter en bas !!!  Jester
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#8
12*

Je me réveille aux alentours de 8h45 pour profiter du petit déjeuner mais il ne reste
pratiquement plus rien au buffet. Je prends du pain de mie, des œufs au plat et un
verre de limonade, Axl me rejoint quelques minutes après. Fatigués par nos voyages
respectifs nous remontons dormir dans nos chambres.

Lorsque j’ouvre les yeux, la pendule fixée au mur affiche 16h00. Je vérifie sur mon
téléphone car je n’en crois pas mes yeux, j’étais visiblement beaucoup plus fatigué que
je ne le pensais. L’alcool, les sorties en boîte, les pipes quo-ti-diennes, cette routine a
un coût, mon corps est en train d’en payer le prix.

Cette journée étant gâchée, nous ne faisons rien de spécial. Nous allons nous promener
dans les rues, dans les centres commerciaux, nous visitons un ou deux quartiers de la
ville à pieds, nous partons faire une chicha dans un restaurant très sympa, le « Allez
Boo » qui fait l’angle d’une rue non loin de la Bui vien.

La nuit commence à tomber sur la ville, il est temps de goûter à la cuisine locale. Le
« Quan An Ngon » revient souvent dans le top des meilleurs restaurants de la ville sur
internet. Il s’avère qu’il se situe à moins de cinq cent mètres de notre hôtel. Nous
décidons d’y aller afin de déguster quelques plats vietnamiens.

Le décor me fait penser aux anciens restaurants chinois construits en bois que l’on peut
apercevoir dans les films d’arts martiaux, j’aime beaucoup cette atmosphère.
Je me commande des sortes de rouleaux de printemps au bœuf que l’on me ramène en
pièces détachées : Pâte de riz, oignons bouillis dans une sauce épicée, de fines tranches
de bœuf à faire cuire avec les oignons, du vermicelle, de la menthe, diverses herbes
dont j’ignore le nom. Je demande à la serveuse comment procéder car je suis un peu
perdu. Une fois qu’elle me montre comment m’y prendre je suis aux anges. C’est tout
simplement magnifique ! Je n’avais pas idée à quel point cette cuisine pouvait être
succulente. Axl aussi n’en revient pas, son plat est tout aussi bon. Steve apprécie moins,
mais il faut savoir que c’est quelqu’un de très difficile en termes de nourriture.
Nous sortons de là repus sans pour autant être ballonnés comme après avoir avalé un
fast food. Nous reviendrons, c’est certain.

Maintenant que nous venons de faire connaissance avec la nourriture locale, il est
temps de goûter à d’autres produits du terroir…
Nous avons pu repérer quelques boîtes de nuit sur internet. Celles qui ressortent le plus
souvent sont le « Lush », le « A.C.E » ainsi que l’« Apocalyse Now ». Les deux premières
seraient plus orientées vers le vrai clubbing tandis que la dernière serait une sorte
d’Insomnia, une vraie boîte à freelance pure et dure.

Le taxi nous dépose devant le Lush. L’endroit paraît plutôt désert pour le moment. Nous
passons la sécurité, le volume de la sono augmente au fur et à mesure que nous
avançons.

Résultat des courses, soit c’est nul à chier tous les jours, soit nous sommes tombés sur
un mauvais soir. Pas de bonnes meufs, de la musique très mainstream, peu de
vietnamiens, énormément de backpackers blonds venus faire la fête comme des
Mickey, il ne manque plus que fluffy et muffy pour faire la danse de Yogi l’ours
heureux… Inutile de s’éterniser ici.

Nous arrivons à l’A.C.E dans la rue située derrière le Lush, mais la boîte est fermée
aujourd’hui. La soirée commence mal… Il existe une force maléfique qui met tout en
œuvre pour nous attirer vers la puterie, la débauche, je ne pense pas que nous
arriverons à nous en sortir, c’est plus fort que nous. Nous voulions pourtant passer une
soirée normale, sortir comme des hommes lambda, mais non… L’Apocalypse Now, nous
appelle… nous sentons sa force, son pouvoir… la prostitution… notre anneau, notre
précieux.

Dès que la porte s’ouvre devant moi, je le sais déjà. Toutes les femmes présentent à
l’Apocalypse Now sont des putes. A l’image d’un inspecteur de police aguerri, capable
de repérer un criminel au premier coup d’œil, Il m’a fallu une demi-seconde pour
prendre conscience que je venais de poser les pieds dans la version vietnamienne de
l’Ibar. Les filles présentes s’habillent, se déplacent, bougent et parlent comme des
tapins de boîte.
Comment décrire l’ambiance ? Je pense que le mot juste est « familière »…

La bouteille de Chivas que nous venons de commander pour 1,9 millions de Dong (75
euros) trône devant nous dans un sceau remplis de glaçons, surplombant fièrement ses
soldats que sont les starters.
La DeLorean devait atteindre les 88 miles à l’heure, moi c’est les trois verres. Je me
téléporte dans l’autre dimension en peu de temps… thank you mr Chivas.
Steve se fait accoster par une fille, plutôt mignonne, dotée d’une belle poitrine. Il danse
avec elle, ce qui ne plaît pas au pigeon qui lui a payé des verres toute la soirée. Elles
sont cinq à sa table, c’est lui qui régale. Elles pillent, il gaspille. Cet abruti commence à
élever la voix sur Steve, nous arrivons à la rescousse, la sécurité aussi. Tout se termine
très rapidement, rien de bien grave. Les videurs restent dans le coin afin de calmer
l’idiot du village qui visiblement gère mal son alcool.

Trois heures du matin, les lumières s’allument, c’est la fermeture, Le plongeon dans la
piscine vide, la biture inutile, bad trip. Heureusement qu’Axl a entendu parler d’un after
au « GO2 », une boîte située sur la Bui vien.

L’endroit ressemble plus à un bar avec quelques putes à l’intérieur qu’à une véritable
boîte de nuit. En tout cas pour ce soir, l’endroit fera l’affaire.
Nous commandons une chicha, une autre bouteille de whisky, la cuite est garantie.

Les verres se remplissent, se vident, se remplissent à nouveau... Je pars très loin.
Je commence à m’en rendre compte lorsque je vais aux toilettes pour une vidange, j’ai
du mal à marcher droit.
Je décide de calmer le jeu afin que je puisse profiter de la soirée. Je bois beaucoup
d’eau ça me fait du bien.

Je repère un groupe de filles près de la porte d’entrée. L’une d’entre elles a attiré mon
attention grâce à ses courbes généreuses enveloppées dans une robe courte et
moulante à rayures. Je passe derrière elle tout en laissant glisser ma main sur son dos
au niveau de la cambrure. Elle se retourne pour me sourire à pleines dents. Ses seins
sont imposants, ils me paraissent lourds et fermes. Ses os sont épais, ses formes
pleines, elle possède un corps d’européenne. Son visage en revanche est tout juste
passable, j’ai l’impression de faire face à une jeune mamasan pleine de vice.

Je l’invite à ma table tout en commençant à la toucher un peu partout pour faire
connaissance avec son corps. Elle est ferme, musclée, sa peau est très douce. Je bande
dur lorsqu’elle vient coller ses fesses contre moi, elle le sent. Elle frotte doucement son
cul pour m’exciter encore plus. Je lui parle du prix immédiatement. Je lui dis que je peux
la payer un million de dong pour la soirée, elle accepte pour un million et demi, soit
soixante euros. Le prix est correct pour la ville.

Sa copine nous rejoint et se fait prendre immédiatement en main par Steve. Axl ressort
seul de la boîte.

Au moment de prendre le taxi pour rentrer à l’hôtel, ma pute dénommée May lee (je ne
mens pas), me suggère l’une de ses copines pour Axl. Celle-ci sort quelques secondes
plus tard de la boîte, elle est mignonne, elle plaît à mon pote, c’est parfait.

Nous nous posons un petit quart d’heure dans ma chambre afin de discuter un peu
avant de passer aux choses sérieuses.

Une fois que nous nous retrouvons seuls, tous les deux, elle s’avère très entreprenante.
Elle me suce tout d’abord une bonne dizaine de minutes, à croire qu’elle aime faire
cela, puis vient s’allonger sur moi en étalant son corps nu sur le mien. Je la caresse,
empoigne ses fesses, ses gros seins, je prends plaisir à la toucher. Je lui glisse un doigt
avant de la pénétrer en missionnaire. Elle mouille beaucoup, sa chatte est très serrée.
Je lui lèche les seins, lui mordille les tétons, l’embrasse dans le cou, sur la bouche. Je la
retourne pour la placer à plat ventre. Je grimpe sur elle, la pénètre par derrière, puis je
me laisse tomber sur elle en commençant les va-et-vient. Je sens bien son cul qui vient
s’aplatir sur mon ventre à chaque fois que j’entre en elle. Je finis par jouir au bout de
quelques minutes.

En retirant mon sexe je m’aperçois que la capote est restée à l’intérieur de son vagin. Je
me disais bien que c’était meilleur que d’habitude. Dans mon état d’ébriété avancé, je
m’en fous totalement. Elle non plus n’a pas l’air de paniquer plus que ça. Elle me dit
qu’elle est clean et qu’elle prend la pilule régulièrement… Je ferai un check-up complet
une fois rentré en Suisse.

Nous prenons notre douche ensemble, puis remettons le couvert une deuxième fois
avant de dormir. Elle me quitte vers 11h30 après avoir reçu son argent, Je me recouche
aussitôt après. Je ne peux m’empêcher de le penser… « Avec May Lee, bonne baise ».

Vous allez tous flotter en bas !!!  Jester
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#9
13*

Aujourd’hui il fait chaud. Je n’ai pas mal à la tête, ce qui relève du miracle étant donnée
la quantité de whisky que j’ai pu ingurgiter la veille, mais il est évident que je supporte
moins la chaleur à cause de l’alcool.

Nous nous rendons au Nha Hang Ngon, un restaurant repéré par Axl sur le net, situé
dans le district 1. Construit dans une ancienne maison coloniale, le cadre est plutôt
chaleureux. Je me commande une soupe au vermicelle. C’est toujours aussi excellent.
La cuisine vietnamienne, que nous ne connaissions pas vraiment, est une véritable
révélation pour Axl et moi. C’est frais, léger et copieux.

Nous nous rendons ensuite à la « Bitexco Financial Tower », la plus grande tour de
HCM, en haut de laquelle se trouve le « Saigon Skydeck ». Il s’agit d’un observatoire,
situé au cinquante deuxième étage, qui offre une vue imprenable, à 360 degrés sur la
ville.

HCM est en construction, en pleine mutation. Ce n’est pas encore une mégalopole à
l’instar de Bangkok ou de Manille mais je pense que dans les années à venir elle se
développera à une vitesse vertigineuse. Le communisme, parallèlement au système de
propagande, met tout en œuvre pour instruire le peuple en investissant énormément
dans le système éducatif. C’est également le cas en Russie, à Cuba et en Algérie (surtout
de 1970 à 1988) malgré ce que croient beaucoup de gens. Les vietnamiens ont eu de
meilleurs résultats que les USA et le Royaume-Uni aux tests PISA (Programme for
International Student Assessment) de 2015. La main d’œuvre du pays est qualifiée, les
salaires sont bas, la combinaison des deux est très attractive pour les entreprises
étrangères. Le pays commence à rafler de nombreux contrats de sous-traitance au
profit des voisins dont le rapport coût du travail/productivité n’est plus aussi alléchant
qu’autrefois. Doté d’un système corrompu, ostentatoirement et historiquement
communiste mais capitaliste dans les faits, le Vietnam sort petit à petit son épingle du
jeu, il va désormais falloir compter avec un « Dragon » de plus.

Le taxi nous dépose devant notre hôtel en fin d’après-midi. Axl rentre dans sa chambre
pour se reposer tandis que Steve et moi partons nous faire masser dans un salon situé à
une minute à pieds de là. J’opte pour un massage à l’huile de soixante-dix minutes qui
me revient à un peu moins de dix euros. La prestation est tout juste correcte, je sors de
là moyennement satisfait.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans une petite boutique située dans la rue
de notre hôtel. Nous réservons un tour pour le lendemain, « la découverte du
Mékong » avec balade en pirogue etc... Le bus doit passer nous récupérer à 7h30 du
matin.

Ce soir nous n’allons pas sortir. Si nous voulons profiter de la journée de demain il va
falloir que nous nous couchions assez tôt.
Nous prenons un taxi pour la Bui Vien, fumons une petite chicha en observant la vie
bouillonnante de la rue, puis dinons dans un restaurant spécialisé dans les sandwichs
vietnamiens avec du pain français. J’en commande un avec des champignons, du bœuf,
des oignons… il est tout simplement délicieux ! Je commence à croire que tout est bon
ici. Il va peut-être falloir que je goute aux chiens…

Nous marchons un peu afin de digérer, nous remarquons quelques bars à tapins dans
les rues perpendiculaires. Certaines sont mignonnes, mais nous n’avons pas envie de
nous attarder ici. Nous prenons un taxi pour rentrer à l’hôtel, il est temps d’aller dormir.

Vous allez tous flotter en bas !!!  Jester
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#10
14*

La journée se déroule plutôt bien. À l’aller, notre bus dont le moteur fait un étrange
bruit de tambour, tombe en panne, nous devons en attendre un autre pendant une
petite demi-heure avant de repartir. À part ce petit incident tout va bien.
Le tour est bien entendu, destiné à une clientèle de pigeons, mais à ce prix là il ne fallait
pas s’attendre à une virée sur la planète Mars. La ballade sur le Mékong est néanmoins
très sympa. On réalise à quel point il devait être difficile de faire la guerre dans cette
région du monde, c’est un sacré bourbier comme ils disaient autrefois. Au final je ne
regrette pas cette journée qui nous a permis de sortir un peu de la ville pour voir autre
chose. Au retour, mes deux compagnons s’endorment comme des bébés dans le car.

Une fois revenus à HCM city, Steve et Axl remontent dans leur chambre pour terminer
leur sieste. Pour ma part je me rends chez le coiffeur/barbier collé à notre hôtel. Cet
établissement est destiné aux hommes. De nombreuses pseudo putes en mini-jupes
moulantes, qui take care les clients sans les sucer, sont assises sur les canapés du salon.
C’est un concept étrange, comme les japonais les aiment. En fait ce sont de belles
hôtesses qui allument, qui essuient le visage, qui s’assoient sur les genoux des clients
pour leur faire la conversation, qui massent les épaulent, mais avec qui rien de concret
ne se passe… frustrant comme une lap dance.
J’ai tout de même apprécié de me faire masser le crâne par une jolie demoiselle aux
seins énormes. Debout derrière moi, Elle plaçait volontairement ma tête fraichement
rasée entre ses deux grosses mamelles.

Ne souhaitant pas rentrer dans ma chambre, je pars faire un spa dans un hôtel quatre
étoiles que j’aperçois après quelques minutes de marche. Je monte au premier étage,
sonne à la porte, une belle masseuse en jupe noire vient m’ouvrir.

Elle me fait couler un bain pendant que je patiente dans la salle d’attente. Une fois que
tout est prêt, je la suis dans une salle dans laquelle m’attendent un bain chaud et un
hammam. Elle me dit de prendre mon temps, de profiter, de me relaxer, « call me when
you are ready for massage ».

Je m’allonge dans le jacuzzi comme un cowboy, je me laisse aller, je ferme les yeux, j’ai
l’impression d’avoir pris un multiplexer (drogue de synthèse dans le livre de Robert
Silverberg, « les monades urbaines »), mon esprit est partout à la fois, libre, je suis à
Bangkok sur un rooftop en début de soirée, je contrôle la ville, je suis à Phuket au bord
d’une piscine entourée de palmiers, une belle Thaïlandaise à la peau halée à mes côtés,
je suis à Tokyo, seul dans ma petite chambre d’hôtel perchée au huitième étage, dans
ma bulle, en sécurité, je regarde la télé pendant qu’un vent violent fait éclater les
gouttes de pluie sur les carreaux de la fenêtre, Je suis en Turquie, dans la Cappadoce,
j’observe ce paysage lunaire qui n’en finit plus tout en dégustant un thé à la pomme à la
terrasse d’un café, je suis en Algérie en plein été, au milieu d’un champ, je m’allonge
sous un olivier, je regarde le ciel d’un bleu profond, infini, j’ai l’impression d’être un
oiseau, je parcours les villes du monde que j’ai pu visiter, je les observe de tout en haut,
que la pesanteur aille se faire foutre.

Je ne m’attarde pas trop dans le hammam, je ne suis pas particulièrement fan. J’appelle
la masseuse, je m’endors dès que ses mains touchent mon corps. Je sors de là détendu,
reposé, j’ai fait le plein d’énergie.

Demain nous partons pour Kuala Lumpur. Axl et moi avons envie de nous offrir un
dernier repas vietnamien au Quan An Ngon, le restaurant près de notre hôtel. Steve
préfère aller manger au Cosmo, le côté occidental du lieu lui sied plus. Je commande le
même plat que la première fois, j’aurai le loisir de découvrir d’autres spécialités lors
d’un prochain voyage, ce soir j’opte pour une valeur sûre. Je me régale autant que la
première fois.

Nous rejoignons Steve au Sarah café sur la Bui Vien. Nous fumons une chicha avant de
prendre un taxi pour nous rendre à l’Apocalypse Now.

La boîte est pleine à craquer. Les putes sont toujours au rendez-vous. Nous prenons
une bouteille de Chivas, même si cela n’est pas vraiment raisonnable car nous prenons
l’avion demain. Nous commençons à vider les verres, le doux poison s’infiltre dans mes
veines, je me prends en pleine face « die Welle der Alkohol » comme disent les
Allemands (La vague d’alcool), je plane comme un drogué.

Steve accoste une fille qui lui affiche le doux prix de trois millions de dongs (115 euros).
Il revient de sa mésaventure en me murmurant à l’oreille « elle m’a fait le tarif négro la
salope ». Je ne peux m’empêcher de rire sachant qu’il a probablement raison. « Homme
noir trop beaucoup… » (#FullMetalJacket).

Une fois la bouteille terminée, nous quittons les lieux pour le GO2. Dès que nous
arrivons, je repère May Lee et ses copines. Ce soir elles ont bu, ça promet une soirée
plus torride que la première fois. Je la kidnappe pour l’emmener à ma table.

Mes potes sont également accompagnés. Steve est dans son monde en train de frotter
sa conquête tandis qu’Axl m’avoue avoir un mauvais feeling avec la sienne même s’il
compte la prendre.

Nous rentrons à l’hôtel, il est tard, nous avons bu, nous ne sommes pas prêts de nous
coucher et nous nous réveillons assez tôt pour prendre l’avion : Nous sommes dans la
merde…

May Lee semble plus douce, plus relâchée que la première fois. Elle m’embrasse à
pleine bouche, je sens qu’elle veut faire l’amour. Avec sa tête de mamasan, je n’ai
aucune envie de faire cela tendrement. Je la place à quatre pattes, lui appuie la tête sur
le matelas puis commence à la baiser violemment. Je la fais bien crier, je sens que pour
elle, la soirée ne se passe absolument pas comme elle l’imaginait. Le Chivas m’a rendu
méchant, je le réalise dans un moment de lucidité. J’arrête soudainement pour lui
demander si tout va bien, elle me dit avoir un peu mal. Je me sens sale, minable. Dans
mon délire d’alcoolique, mon sentiment de culpabilité est exacerbé jusqu’à en prendre
des proportions comiques. Je m’excuse auprès de May Lee, je la vois désormais comme
un petit oiseau fragile, blessé. Je la prends tendrement dans mes bras puis lui fais
l’amour en missionnaire en la regardant dans les yeux… Pathétique. Encore trop saoul,
Je demande à May Lee de rentrer chez elle après lui avoir payé ce que je lui devais. Il
me faut un sommeil réparateur si je veux avoir une petite chance de tenir debout
demain.

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