01/12/2016, 15:38
Mardi 1er novembre, aéroport international de Genève. Fin d’une nouvelle saison qui m’a séché. Trop de tout, saufs des essentiels. Trop donné, à trop de gens, dans trop de situations, trop souvent. Pour 15 jours, je suis un égoïste fini. Je pars seul et heureux de l’être. Déconnecté. Mobile et portable sur off. Cette fois, mes notes perso seront manuscrites.
Je l’ai attendu ce jour, je l’ai préparé ce séjour (merci le Forum, on y trouve un max d’infos utiles !).
J’ai lu et relu, jusqu’à ce que les pages se détachent, ce livre référence, de Jean Noël Orengo : « La fleur du Capital » (éditions Grasset), indispensable compagnon de voyage, voix multiples qui font échos à tant d’envies et de craintes aussi tapies en moi.
Départ pour le PDS (et toutes ses déclinaisons). Punter en tournée. Affamé.
Premier vol, en matinée, Genève pour Zurich, avec Swiss. 40 minutes porte à porte. Même pas de quoi aiguiser un peu plus l’appétit. Laisser derrière soi les 6° locaux et la folie d’une vie passée à trimer dur pour pas grand-chose (sinon les ressources pour voyager confortable). Cette vie occidentale me gave au plus haut point, me fout la gerbe même. Je veux autre chose. Je la laisse derrière moi, pour 15 jours seulement, je ne suis pas dupe.
Zurich. Le transfert se fait en métro souterrain. 3 minutes à peine accompagné d’une bande sonore mêlant meuglements, yodle et cor des alpes #suissitude. Deux heures d’attente dans ce lieu commun et aseptisé qu’est un aéroport, helvétique de surcroit. Derrière les immenses vitrages, le 777 flambant neuf de Thaï Airways.
Puis vol pour Bangkok. Je sais, je sens que Pattaya me tend les bras, les peaux lisses, tatouées, les bouches et les langues, les seins et les fesses, les chattes, les culs, les fluides, les liquides, les caresses, les mains qui t’attrapent, te tirent et t’attirent, le choix infini, l’illusion de se croire désiré, attendu, espéré. Envie de mordre, de lécher, sucer, aspirer, jouir. Affamé, je vous dis. Et pourtant, je sais déjà la futilité et la vanité de tout ça, je sais déjà qu’il faudra rentrer (avant d’y revenir), tout est calé, je suis clair, sans illusion mais impatient de vivre ce qui vient.
Le vol est opéré par Thaï Airways. A peine embarqué, une promesse déjà, une incubation supplémentaire par 11'000 mètres d’altitude. Je n’ai jamais aussi bien voyagé (pour le coup, et pour le coût, Emirates, Qatar et Etihad sont largement dépassés). Si possible, je repartirai sans hésiter avec eux, quitte à payer un peu plus.
Le vol est plus court que prévu, d’une bonne heure. Arrivée à BKK à l’aube (05H20) mais tout vit comme en plein jour. Immigration. Ruban noir au revers. Je pense n’avoir jamais eu autant de désir/plaisir à écrire une destination sur un doc officiel : Pattaya. Et même à changer mes Euros en Bahts, laisser pour gagner. Et même à attendre mon bagage : je sais tout ce qui vient. Et déjà, la chaleur, toutes les chaleurs du PDS.
« Mon » chauffeur est là, à l’heure, en avance même. Il parle anglais, plutôt bien. Il n’est pas encore 07H00 du matin et je prends la route pour Pattaya. Impatient forcément. C’est fou quand même comme tout, absolument tout, même un arrêt « péage » entretient l’excitation d’y être, d’en être. Même l’omniprésence des légitimes hommages royaux ne me refroidit pas. En moi, rien n’est en berne, tout est tendu.
Et c’est l’arrivée à Pattaya, un débarquement. C’est la ville qui débarque en moi, me cueille, me recueille. Mêmes les embouteillages de la Third Road m’arrachent un soupir d’aise. Cette fois, j’y suis. C’est là que bat le cœur du monde.
A 08H20, on est devant l’hôtel. Soi 10. Première expérience (les autres années, je suis descendu au Page 10 aussi sur Soi 10) au « The Stay ». Il doit y avoir mieux, mais je veux être dans le centre de la ville, sentir sa respiration, ses hoquets, sa digestion, ses bourdonnements, sa chierie aussi. Pouvoir marcher, arpenter, hésiter, comparer, choisir. Tout avoir à portée d’organes et de sensations sensitives corporelles, visuelles, auditives, gustatives.
Je crains de ne pouvoir avoir ma chambre avant midi, de devoir attendre alors que j’y suis.
Accueil chaleureux, bien sûr. La chambre est prête. Grande chambre au 6ème. C’est royal. Propre. Belle literie. Plusieurs grands miroirs. Prometteur. Et, à part le petit-déjeuner misérable, il n’y aura rien à redire tout à long du séjour (14 nuits). C’est un 3 étoiles qui mérite son classement. La chambre donne sur la rue Soi 6. Couper la clim’. Ouvrir la fenêtre. Respirer. Ecouter. Planifier. On est plus dans l’attente, on est dans la place. Pattaya Inside.
Et quand même ranger les bagages. J’aime quand c’est un minimum organisé. J’ai choisi de respecter les codes couleurs vestimentaires liés aux circonstances. Hormis le noir et le blanc, peu de variété.
Une bonne douche (spacieuse salle de bain, douche italienne, il faudra l’utiliser plus tard, à deux au moins). Un peu d’entretien en zones sensibles.
Le Wi-Fi fonctionne bien (pour le coup c’est encore un bon point). Envoyer un mot aux associés et à quelques potos qui se pèlent les miches en région alpine. Je mesure mon privilège, n’en rajoute pas. C’est mon trip, pas le leur. Et puis tout ne serait pas compris.
Il faudrait que je dorme un peu. Pas envie du tout, en fait. Pattaya m’appelle. Comme jamais.
Day 1. Il est à peine 10H00. Café au Starbucks du Central. Et détour par la pharma en face du Lek, sur second road, histoire de s’équiper en Sidegra 50mg (générique du Viagra), à moindre coût et sans rien lâcher sur la qualité du produit (toujours de bons conseils du pharmacien) … hors de question d’avoir la gerbe. Première prise entrevue ce soir si besoin (là, je suis encore frais comme un gardon).
11H00. Il fait chaud. 34° déjà. Je retrouve la Pattaya que j’aime. La Beach Road (ornées d’autels en l’honneur du Roi décédé) ; la foule des grands jours ; les odeurs de street food ; le contact qui semble pouvoir se tisser tous les 20 mètres. Pour un peu, je pourrais presque embrasser les touristes chinois voyageant en grappe (les pauvres) et les vendeurs indiens convaincus que je viens pour m’acheter un costard (je sais que ça ne durera pas). Il ne faut pas bouder les premiers petits plaisirs.
Direction Soi Honey. Arpenter la rue une fois, puis deux, puis trois. Opérer un choix, au bout de la rue, sur la droite. Elles sont une douzaine assises devant les deux dernières échoppes avant la Third road. Le choix est vite fait, ça pourrait être l’une ou l’autre. Elle est toute fraîche, mignonne comme tout. Elle s’appelle Wan. « Blowjob Honey » ? Je n’hésite pas. On monte à l’étage. Première « cabine » sur la gauche. Nouvelle douche. Le massage est divin, à l’huile. Je commence à réaliser que je n’ai quasiment pas dormi depuis 24H00. Je me détends et soupire d’aise. Elle sait y faire, de haut en bas. Pas pressée. Puis elle attaque sérieusement le fessier, je suis toujours sur le ventre mon sexe est dur comme la pierre. Je me relève un peu et elle sait exactement quoi faire et comment le faire. C’est un lavage intime. Je me mets sur le dos, tout y passe : bouffage de fion jambes relevées, léchage et aspiration appliqués des couilles, elle suce divinement bien alternant gorge profonde et petits coups de langue, baveuse à l’envie. Je n’ai pas besoin de plus, ni de moins. Pas envie de « boum boum », l’intimité n’est pas suffisante, juste blowjob. Je me remets à plat ventre. Elle passe sous moi. M’avale littéralement (du moins l’organe le plus sensible du moment) tout en serrant avec délicatesse mes couilles ou en écartant mes fesses. Je ne serai pas long à venir. La jouissance est intense (je ne pensais pas avoir tant de réserve). Elle prend tout, ne recrache rien et la garde en bouche. Elle me regarde et sourit même et s’essuyant le coin de la bouche de deux doigts manucurés. Il est midi et j’ai joui comme pas possible. Je suis à Pattaya. J’aime ça.
J’ai faim. Très faim. De tout. Mais là, après avoir été vidé, il faut se remplir.
Pad Thaï divin, shrimps, deux Singha bien fraîches, sur la second road au Nongjai Restaurant. Des saveurs comme j’aime. Des prix tout doux. Je réalise de mieux en mieux où je me trouve pour 15 jours, avec toujours en tête l’idée que ça passera vite, que tout sera fugace et qu’il faudra bien rentrer. Je veux profiter. Pour le coup, je pourrai presque acheter une de ces montres « fake » que l’on me propose à tour de bras, mais non.
Il est près de 14H00. Retour à l’hôtel. Piscine sur le toit. Je suis seul, c’est bon. Quelques longueurs, laver les affronts du temps, faire la planche, prendre conscience.
Retour à la chambre. S’affaler et dormir un peu, me dis-je. Je me réveille et il fait nuit dehors.
Il est 19H00. Douche rapide. Tenue de soirée. Indispensables cigarillos en poche. Choix multiples : ce sera Soi 6, ça fait des mois que je me dis qu’il faut que j’aille au Ruby Club (découvert en fait sur Instagram). Arrêt au Mulligan’s devant le Central, la Singha désaltère.
Et prendre la Beach Road et déjà se dire que si par malheur rien de bon ne se présentait côté soi 6 (ce qui paraît statistiquement improbable), il y aurait là de quoi se rattraper.
En arrivant de la beach road, le Ruby Club il faut pouvoir l’atteindre et les autres sollicitations ne sont pas peu nombreuses. Mais ce sera là, ce soir. Il y a du monde en extérieur, mais personne – encore – sur les banquettes intérieures.
Ce doit être ma beauté et mon sex appeal légendaires certainement
, mais étonnamment une puis deux naïades s’installent et rivalisent d’offres coquines. Il faudrait choisir. Draguer. Mais non, pas envie.
, mais étonnamment une puis deux naïades s’installent et rivalisent d’offres coquines. Il faudrait choisir. Draguer. Mais non, pas envie. 2 Chivas plus tard (pour moi) et quelques tequila pour elles deux, et une négo simple (1'200.- chacune + 600.- de BF… c’est toujours moins cher que le DD) direction l’étage et l’une de ses jolies chambrettes à miroirs.
Ce ne sera pas compliqué, mais bouillant, de bout en bout. C’est Joy et Nun. Elles sont jolies comme tout comme tout.
Elles acceptent la douche commune. On se chauffe, se savonne, s’embrasse (l’une d’elle le fait fort bien). Elles ont l’air… bonnes copines (un peu bourrées peut-être ?), se cherchent un peu, se claquent les fesses, se pincent les tétons. Elles sentent bon. Il y a des belles formes et de la jeunesse.
Les deux se couchent de part et d’autre du lit large. Se cambrent. Il y a de quoi lécher, aspirer. Ce que je m’applique à faire un long moment. Pas une mauvaise odeur, pas un champignon, pas une veine saillante : tout est lisse. Joy passe derrière moi, s’agenouille et me suce. Je pourrais exploser. Je dois stopper le mouvement (le sien au moins). Je ne suis pas Rocco.
Joy, se penche en avant, se laisse prendre. Nun passe derrière moi, me caresse le torse, me mord la nuque. Je dois contrôler mon souffle, ne pas aller trop vite. Je m’arrête un peu. Me couche sur le lit, reprends mon souffle (et une gorgée de Chivas). Nun vient alors s’empaler, face et puis pile, et me malaxe les couilles, et Joy pose son cul sur ma bouche, se frotte. Je n’ai jamais fait ça comme ça, c’est exaltant. Je finis sur leurs seins – magnifiques – elles rient et filent à la douche. Je suis vidé, au propre comme au figuré.
Ma meilleure « sexpérience » depuis très longtemps. Le tip est plus généreux qu’il ne devrait être, mais elles ont été au top.
Je pars manger une très bonne pizza à la Trattoria Toscana, à deux pas, sur la terrasse, précédée d’un carpaccio de thon frais et accompagnée d’un très bon vino bianco de Sicile.
En rentrant par la beach road, j’hume, je me demande si je pourrais « remettre le couvert », en ayant recours à la gélule magique de 50 mg peut-être. Mais je suis cuit. Rassasié. Je rentre à l’hôtel, je regarde et hésite jusqu’à la dernière seconde, et vais me coucher, non sans avoir avalé une généreuse ration de Laphroaig 15 ans double cask. Demain sera un autre jour. Là, je capitule.

